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Météo à Matam en octobre

Normales sur trente ans

Octobre referme l'hivernage. Les averses s'espacent, l'air reste lourd et la mer garde sa douceur de fin de saison. Normales à Matam : 13 mm sur 3.

Maximale en octobre 38° moyenne des après-midi
Minimale 26° moyenne des petits matins
Pluie du mois 13mm 3 jours de pluie

Les douze mois à Matam

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier32°19°1 mm040° (1996)
février35°21°1 mm042° (2010)
mars38°23°0 mm044° (1998)
avril40°26°0 mm046° (2003)
mai42°28°1 mm047° (2016)
juin40°27°10 mm246° (2005)
juillet37°26°42 mm645° (1995)
août34°26°93 mm1145° (2004)
septembre35°26°62 mm843° (2005)
octobre38°26°13 mm343° (1995)
novembre37°24°0 mm041° (2019)
décembre33°20°2 mm040° (2016)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales

En résumé

En octobre à Matam, comptez 38° l’après-midi et 26° au petit matin, 13 mm de pluie sur 3 jours. Record de chaleur du mois : 43° (9 octobre 1995) ; record de fraîcheur : 18°. Journée la plus arrosée observée : 26 mm le 14 octobre 2000. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales

La sortie de l’hivernage

La saison des pluies se retire dans l’ordre inverse de son arrivée : elle quitte le nord d’abord, le sud en dernier.

Concrètement, le début du mois ressemble encore à septembre dans le sud du pays, tandis que la vallée du fleuve et le Ferlo sont déjà passés au sec. Le centre bascule quelque part au milieu du mois.

Les averses qui restent sont plus isolées. On passe des lignes de grains organisées à des orages locaux, moins étendus, plus courts.

La normale de Matam pour octobre, 13 mm sur 3, vous dit où votre localité se situe dans ce retrait.

Une chaleur moite qui s’attarde

C’est le trait dominant du mois, et celui qu’on oublie le plus souvent en préparant un voyage.

Les nuages disparaissent, le soleil frappe de nouveau sans écran, mais l’humidité accumulée pendant l’hivernage reste dans l’air et dans les sols. Le corps se refroidit mal, la sueur ne s’évapore plus, et les journées pèsent.

Beaucoup trouvent octobre plus éprouvant qu’août, alors que les températures y sont voisines. C’est l’humidité, et non le thermomètre, qui fait la différence. La page du ressenti est plus parlante que celle de la température brute à ce moment de l’année.

Les nuits restent tièdes. Le vrai rafraîchissement n’arrivera qu’avec le retour du vent continental, plus tard dans la saison.

Le meilleur mois pour la mer

Le littoral offre en octobre ce qu’il a de mieux à donner. L’eau est douce, héritée de la fin d’hivernage. La houle s’est calmée avec la disparition des orages. Le vent d’alizé n’a pas encore repris sa force de saison sèche.

Les plages se vident des baigneurs de la haute saison et gardent le meilleur du climat. Les campements rouvrent, les sorties en pirogue redeviennent régulières.

Restez attentif aux courants de retour, qui ne dépendent pas de la saison et qui restent le principal danger du bord de mer.

Octobre, mois de reprise

Le pays repart. La rentrée scolaire se situe au début du mois, et les familles y consacrent les semaines qui précèdent.

Aux champs, les récoltes commencent. Le retour du temps sec est une bonne nouvelle : il permet de sécher au sol l’arachide, le mil et le maïs. Une averse tardive sur une récolte étalée fait des dégâts, ce qui explique l’attention portée à la prévision à cette période.

Dans la vallée du fleuve, la crue atteint souvent son maximum en octobre avant de refluer. La décrue, lente, ouvre ensuite les terres de bordure aux cultures.

Matam en quelques faits

  • Matam s'étend le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro.
  • La ville est à environ 460 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • C'est une des zones les plus chaudes du pays.
  • La crue annuelle du fleuve permet les cultures de décrue.

Matam s’étire le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro, à environ 460 km à vol d’oiseau de Dakar. Le paysage se lit en deux bandes. La plaine inondable borde le fleuve : elle reçoit l’eau de la crue, puis se cultive quand l’eau se retire. Plus loin commencent les terres hautes et sableuses, domaine du mil et des troupeaux.

Le climat est celui du continent, sans aucune correction marine. D’avril à juin, avant les pluies, la chaleur devient extrême et les nuits ne redescendent presque plus. L’hivernage est court mais violent : les lignes de grains arrivent de l’est, avec un mur de poussière, une bourrasque, puis l’averse. La saison sèche ramène l’harmattan et un ciel souvent laiteux.

Toute l’année agricole dépend du calendrier de l’eau : semis sous la pluie sur les terres hautes, cultures de décrue dans la plaine une fois le fleuve redescendu. Station de référence : Matam / Ouro Sogui.

Questions fréquentes

L'hivernage est-il terminé en octobre à Matam ?

Il se termine, mais pas partout en même temps. Le nord du pays sort de la saison des pluies dès le début du mois. Le centre suit dans les semaines qui viennent. Le sud, en Casamance et à Kédougou, garde des averses plus tard. La normale d'octobre à Matam est de 13 mm.

Fait-il chaud en octobre ?

Oui, et d'une manière particulière. Les nuages se raréfient, le soleil retrouve toute sa force, mais l'humidité de l'hivernage n'a pas encore disparu. Cette combinaison donne une chaleur moite, souvent mal supportée. La normale de maximale à Matam est de 38°.

Est-ce le meilleur mois pour se baigner ?

C'est l'un des deux meilleurs, avec septembre. L'eau est encore à sa température de fin d'hivernage, bien avant que l'upwelling ne recommence à la refroidir en fin d'année. La mer est aussi plus calme qu'en pleine saison des pluies, les orages s'étant espacés.

Les moustiques sont-ils plus nombreux après l'hivernage ?

Les eaux stagnantes laissées par la saison des pluies favorisent leur reproduction, et la période qui suit les dernières averses est souvent la plus exposée. Videz les récipients d'eau, comblez ou drainez les flaques persistantes autour des habitations, et utilisez une moustiquaire la nuit.

Les routes redeviennent-elles praticables en octobre ?

Progressivement. Les pistes sèchent, mais elles gardent des ornières creusées pendant la saison et des passages encore mous dans les bas-fonds. Les traversées de marigots restent délicates tant que la décrue n'est pas avancée. Renseignez-vous localement avant de vous engager sur une longue piste.

Que se passe-t-il aux champs en octobre ?

C'est le mois des récoltes dans une grande partie du bassin arachidier. Le temps sec qui revient est attendu : il permet le séchage des récoltes au sol. Une averse tardive sur une récolte étalée cause des pertes, et c'est pourquoi la prévision à quelques jours est très suivie à cette période.