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Météo à Matam en juillet

Normales sur trente ans

Juillet est le mois où la campagne repart. Les orages deviennent réguliers et les champs se couvrent. Normales à Matam : 42 mm de pluie répartis sur 6.

Maximale en juillet 37° moyenne des après-midi
Minimale 26° moyenne des petits matins
Pluie du mois 42mm 6 jours de pluie

Les douze mois à Matam

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier32°19°1 mm040° (1996)
février35°21°1 mm042° (2010)
mars38°23°0 mm044° (1998)
avril40°26°0 mm046° (2003)
mai42°28°1 mm047° (2016)
juin40°27°10 mm246° (2005)
juillet37°26°42 mm645° (1995)
août34°26°93 mm1145° (2004)
septembre35°26°62 mm843° (2005)
octobre38°26°13 mm343° (1995)
novembre37°24°0 mm041° (2019)
décembre33°20°2 mm040° (2016)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales

En résumé

En juillet à Matam, comptez 37° l’après-midi et 26° au petit matin, 42 mm de pluie sur 6 jours. Record de chaleur du mois : 45° (5 juillet 1995) ; record de fraîcheur : 23°. Journée la plus arrosée observée : 47 mm le 16 juillet 1992. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales

Juillet, le mois des semis

Le pays se met au travail. Dès que les pluies s’installent, tout s’accélère : labours, semis d’arachide, de mil, de maïs, de niébé. Les familles se déplacent vers les champs, les journées commencent avant le jour.

Le rythme agricole de juillet dépend entièrement de la date de la première pluie utile. Une saison qui démarre tôt donne du temps aux cultures. Une saison qui tarde raccourcit tout le calendrier et pousse à semer des variétés à cycle court.

C’est pourquoi 6 compte autant que 42 mm : la répartition des pluies pèse plus lourd, pour les cultures, que le total du mois.

Comment tombe la pluie en juillet

Elle ne tombe pas tous les jours, et elle ne tombe pas doucement. Elle arrive par lignes de grains, ces orages organisés qui traversent le pays d’est en ouest.

L’épisode type dure moins de deux heures. Le ciel se ferme, une rafale violente précède la pluie, l’eau tombe en quantité, puis le calme revient et le sol se met à fumer sous le soleil retrouvé.

Entre deux lignes de grains, il peut faire beau plusieurs jours d’affilée. Un mois d’hivernage compte beaucoup plus d’heures de soleil que ne le croient ceux qui ne connaissent que la pluie européenne.

Se déplacer entre deux grains

La règle est simple : faites le matin ce qui compte. Les orages privilégient la fin de journée et la nuit.

Sur les pistes, l’eau est le premier danger, la boue le second. Un bas-fond franchi sans difficulté à l’aller peut devenir impraticable au retour. En ville, les points bas se remplissent en quelques minutes lors d’une forte averse, et l’eau met bien plus longtemps à repartir qu’à arriver.

Les rafales de tête méritent autant d’attention que la pluie. Elles couchent les arbres, arrachent les tôles mal fixées et font tomber des lignes électriques. Mettez-vous à l’abri dès que le ciel s’assombrit à l’est, sans attendre les premières gouttes.

La mer change de visage

Sur le littoral, juillet marque la fin de l’eau froide. L’upwelling, qui remontait des eaux profondes depuis le début de l’année, faiblit. La mer se réchauffe et devient franchement accueillante.

Le revers, c’est l’instabilité. Un orage qui arrive sur la côte lève une mer désordonnée en peu de temps, et les sorties en pirogue deviennent risquées. Regardez l’état de la mer et le vent avant d’embarquer, pas seulement le ciel au-dessus de vous.

Les campements et les hôtels de bord de mer sont plus calmes qu’en pleine saison touristique. Pour qui accepte la pluie de fin de journée, c’est un bon moment pour le littoral.

Matam en quelques faits

  • Matam s'étend le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro.
  • La ville est à environ 460 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • C'est une des zones les plus chaudes du pays.
  • La crue annuelle du fleuve permet les cultures de décrue.

Matam s’étire le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro, à environ 460 km à vol d’oiseau de Dakar. Le paysage se lit en deux bandes. La plaine inondable borde le fleuve : elle reçoit l’eau de la crue, puis se cultive quand l’eau se retire. Plus loin commencent les terres hautes et sableuses, domaine du mil et des troupeaux.

Le climat est celui du continent, sans aucune correction marine. D’avril à juin, avant les pluies, la chaleur devient extrême et les nuits ne redescendent presque plus. L’hivernage est court mais violent : les lignes de grains arrivent de l’est, avec un mur de poussière, une bourrasque, puis l’averse. La saison sèche ramène l’harmattan et un ciel souvent laiteux.

Toute l’année agricole dépend du calendrier de l’eau : semis sous la pluie sur les terres hautes, cultures de décrue dans la plaine une fois le fleuve redescendu. Station de référence : Matam / Ouro Sogui.

Questions fréquentes

Pleut-il beaucoup à Matam en juillet ?

Juillet ouvre le cœur de l'hivernage. La pluie devient régulière sur presque tout le pays, avec de fortes différences du nord au sud. La normale du mois à Matam est de 42 mm, répartie sur 6. Retenez surtout la répartition : peu de jours, mais des cumuls importants sur ces jours-là.

À quelle heure tombent les orages en juillet ?

Le plus souvent en fin d'après-midi, dans la soirée ou pendant la nuit. Les lignes de grains se forment à l'est en journée et atteignent le centre puis la côte plusieurs heures plus tard. Les matinées sont donc souvent utilisables, ce qui explique pourquoi tout se fait tôt en hivernage.

Fait-il plus frais en juillet ?

Les maximales baissent par rapport à mai et juin, autour de 37°, parce que les nuages font écran et que la pluie rafraîchit l'air. Mais l'humidité est très élevée. Le ressenti reste lourd, en particulier la nuit, où la température ne descend plus beaucoup.

Les routes sont-elles praticables en juillet ?

Les routes goudronnées, oui, avec de la prudence après une averse. Les pistes de brousse, beaucoup moins : elles deviennent glissantes puis boueuses, et les bas-fonds se remplissent vite. Ne traversez jamais un passage d'eau dont vous ne voyez pas le fond, le courant est plus fort qu'il n'y paraît.

Quand semer en hivernage ?

Après une pluie qui humidifie le sol en profondeur, et quand les pluies se sont installées. Une averse isolée suivie d'une semaine sèche détruit la levée. Juillet est le mois des semis pour une grande partie du bassin arachidier, plus tôt au sud, plus tard dans la vallée du fleuve.

La mer se réchauffe-t-elle en juillet ?

Oui, nettement. L'upwelling qui refroidissait le littoral depuis décembre s'estompe. L'eau devient plus douce le long de la côte, et la baignade beaucoup plus agréable qu'au printemps. En revanche, la houle et les orages peuvent rendre certaines sorties en mer délicates.