Pluie et rythme de l'hivernage à Matam
Prévision à 48 h et 16 jours · mise à jour à 18 h 05
La prochaine pluie à Matam est attendue jeudi 3 septembre. Pour demain, le risque est donné à 2 %.
Pluie · Matam
Prochaine pluie jeudi 3 septembre
57 % de probabilité, 8,0 mm attendus. Cumul sur 16 jours : 23 mm.
Il a plu ?
arrêté Jeu 3 à 13 hÀ Matam, le satellite a vu 2,1 mm de pluie sur les 24 heures arrêtées jeu 3 à 13 h. Sur sept jours, le cumul atteint 35 mm. Pour la journée d’aujourd’hui, la prévision annonce 8,0 mm : le compte n’y est pas encore. L’image du ciel n’est pas instantanée : la pluie de la dernière heure n’y est pas encore.
Dernière image du ciel (17 h 38) · Mentions légales
Pluie heure par heure
48 h- 18h
- 19h
- 20h
- 21h
- 22h
- 23h
- Ven 4
- 01h
- 02h
- 03h
- 04h
- 05h
- 06h
- 07h
- 08h
- 09h
- 10h
- 11h
- 12h
- 13h
- 14h
- 15h
- 16h
- 17h
- 18h
- 19h
- 20h
- 21h
- 22h
- 23h
- Sam 5
- 01h
- 02h
- 03h
- 04h
- 05h
- 06h
- 07h
- 08h
- 09h
- 10h
- 11h
- 12h
- 13h
- 14h
- 15h
- 16h
- 17h
Barre : millimètres attendus dans l’heure (échelle commune, maximum 0,5 mm). Dessous : probabilité de pluie.
Pluie sur 16 jours
| Jour | Temps | Plage de températures | Pluie | Mini / maxi |
|---|---|---|---|---|
| Auj. | 8,0 mm | 25° 32° | ||
| Ven 4 | 26° 37° | |||
| Sam 5 | 27° 37° | |||
| Dim 6 | 27° 37° | |||
| Lun 7 | 27° 35° | |||
| Mar 8 | 27° 35° | |||
| Mer 9 | 6,5 mm | 26° 37° | ||
| Jeu 10 | 4,3 mm | 24° 35° | ||
| Ven 11 | 27° 34° | |||
| Sam 12 | 26° 34° | |||
| Dim 13 | 27° 35° | |||
| Lun 14 | 2,6 mm | 25° 33° | ||
| Mar 15 | 1,0 mm | 24° 33° | ||
| Mer 16 | 25° 35° | |||
| Jeu 17 | 27° 36° | |||
| Ven 18 | 27° 37° |
Prévision mise à jour (18 h 05) · Mentions légales
En résumé
La prochaine journée de pluie à Matam se profile jeudi 3 septembre, avec 8,0 mm attendus. Sur 16 jours, 5 journées seront arrosées, pour un cumul d’environ 23 mm. C’est la saison des pluies (hivernage) : les orages de fin de journée sont fréquents et brefs. Une probabilité de 60 % signifie qu’il pleut six fois sur dix dans une situation semblable : au-dessus, prévoyez le parapluie ; en dessous, la pluie reste possible mais improbable.
Mis à jour (18 h 05) · Mentions légales
L’hivernage, la seule saison où il pleut
Au Sénégal, la pluie n’est pas répartie sur l’année. Elle se concentre dans une saison, l’hivernage, qui court de juin à octobre et culmine en juillet, août et septembre. Le reste de l’année, il ne tombe presque rien.
La quantité augmente régulièrement du nord vers le sud. Une même journée d’août peut être arrosée en Casamance et rester sèche dans le Ferlo.
L’orage arrive par l’est
La pluie sénégalaise ne s’installe pas doucement. Elle arrive par vagues organisées, les lignes de grains, qui se forment loin à l’est et traversent le pays.
Le scénario se répète. L’horizon brunit, la poussière se lève, une bourrasque froide passe, puis l’averse tombe, dense et brève. Ce mur de vent précède l’eau de plusieurs minutes : c’est votre signal pour rentrer le linge, arrimer les tôles et couper l’électricité si le réseau est fragile.
Un épisode isolé peut aussi se déclencher sur place en fin d’après-midi, quand la chaleur du jour a suffisamment nourri l’air humide.
Quand la ville ne boit plus
Un sol nu absorbe une partie de l’eau. Une rue bitumée, une cour cimentée, une toiture n’absorbent rien.
Dans les quartiers denses, la question n’est donc pas seulement combien il tombe, mais en combien de temps. Un cumul modéré étalé sur une nuit s’infiltre. Le même cumul en trente minutes remplit les points bas. Les zones les plus exposées sont les anciennes dépressions loties, les bas-fonds et les rues sans exutoire.
Deux réflexes limitent les dégâts. Dégagez les caniveaux avant le cœur de la saison, pas pendant. Surélevez ce qui craint l’eau dès que plusieurs épisodes se succèdent, car un sol déjà saturé ruisselle beaucoup plus vite que le premier jour.
La pluie qu’attendent les champs
Pour l’agriculture pluviale, tout se joue sur le calendrier plutôt que sur le total annuel.
Une saison qui démarre tard raccourcit le cycle des cultures. Une pause sèche de deux ou trois semaines en plein mois d’août fait plus de dégâts qu’un déficit réparti. Une fin d’hivernage précoce surprend les semis tardifs.
Suivez donc trois repères : la date de la première pluie utile, la régularité des épisodes suivants, et le nombre de jours de pluie plutôt que leur seul cumul.
Le maraîchage des Niayes, lui, fonctionne à l’envers du reste du pays. Il produit surtout pendant la saison sèche, quand la nappe reste accessible et que la fraîcheur du littoral limite l’évaporation. Une averse hors saison y devient une gêne plutôt qu’une aubaine.
Après l’averse
L’eau qui vient de tomber continue d’agir pendant des heures. Les pistes latéritiques ramollissent, les moustiques trouvent des gîtes dans le moindre récipient oublié, et l’humidité de l’air fait grimper la sensation de lourdeur bien après le retour du soleil. Videz les seaux, les pneus et les bassines dès la fin de l’épisode : c’est le geste le plus rentable de toute la saison.
Matam appartient aux régions les plus sèches et les plus chaudes du Sénégal, avec un cumul annuel de 224,1 mm d'eau réparti sur seulement 29,3 jours de pluie par an. La saison des pluies s'installe tardivement et s'achève très vite. L'eau du ciel se concentre presque exclusivement entre juillet et septembre, apportant 197,6 mm sur cette courte période de trois mois. Le reste de l'année voit le sol sahélien durcir sous un soleil constant, avant que les premiers orages d'été ne viennent réveiller les terres du Fouta.
Un hivernage concentré sur trois mois le long du fleuve
Dans la région de Matam, la saison des pluies ne commence véritablement qu'au mois de juillet. Si le mois de juin apporte parfois quelques averses isolées totalisant 9,5 mm en 1,8 jour en moyenne, les nuages d'orage restent timides jusqu'au cœur de l'été. Les cultivateurs attendent ces premières gouttes pour lancer les labours dans les zones de décrue et sur les terres de diéri.
Le cœur de l'hivernage se déroule de juillet à septembre. Durant ces trois mois, le cumul atteint 197,6 mm, soit la quasi-totalité de la pluie annuelle. Cette brièveté impose un rythme agricole très strict à toute la vallée du fleuve Sénégal. À Ourossogui, située à 9 km au sud-ouest, comme à Kanel à 20,1 km, le calendrier pastoral dépend entièrement de cette courte fenêtre d'humidité.
Dès le mois d'octobre, le ciel se dégage nettement. Le cumul chute à 12,7 mm pour seulement 2,6 jours avec de la pluie. Les nuages cèdent ensuite la place à l'air sec venu du désert, marquant l'arrêt brutal des travaux sous la pluie et le début des récoltes.
Août, le mois le plus pluvieux de l'année
Le mois d'août constitue le sommet de la saison humide dans le nord-est sénégalais. Les mesures sur trente ans indiquent une hauteur de 92,8 mm en 10,6 jours de pluie pour ce seul mois. C'est le moment de l'année où les orages traversent la région avec la plus grande vigueur, arrivant souvent de l'est en fin d'après-midi ou au cours de la nuit.
En août, la chaleur recule légèrement sous l'effet de l'humidité et de la couverture nuageuse, avec une température maximale moyenne de 34,1 °C et une minimale de 25,6 °C. Les sols argileux proches du fleuve absorbent l'eau et les marigots se remplissent rapidement, coupant temporairement certains accès ruraux.
Le mois de septembre prolonge cette période avec 62,4 mm relevés en 7,8 jours. La terre reste gorgée d'eau tandis que les cultures de mil, de sorgho et de maïs atteignent leur pleine maturité. La surveillance des cours d'eau devient alors primordiale pour éviter les dégâts dans les habitations bordières.
Une longue saison sèche marquée par une chaleur extrême
En dehors des mois d'hivernage, Matam traverse une sécheresse absolue durant près de huit mois consécutifs. De novembre à mai, les averses deviennent rarissimes. Le mois de mars affiche seulement 0,2 mm de pluie, avril totalise 0,1 mm et mai enregistre 0,5 mm. Pendant tout ce semestre, le nombre moyen de jours de pluie reste égal à zéro ou très proche de 0,1 jour par mois.
Cette absence totale de pluie s'accompagne d'une flambée des températures. Dès le mois d'avril, la température maximale moyenne franchit 40,4 °C, avant d'atteindre 41,5 °C en mai, le mois le plus torride de l'année. Les vents de secteur est assèchent la végétation, accentuant la soif du bétail et asséchant les points d'eau temporaires du département.
Pour suivre les conditions climatiques locales et savoir quand les premières gouttes peuvent tomber, consulter la page meteo matam permet de planifier les déplacements et les chantiers sans surprise face aux caprices du temps.
Alertes météo et surveillance des orages avec l'ANACIM
Les orages qui touchent la région de Matam prennent fréquemment un caractère soudain et violent. Poussés par de fortes rafales de vent chargées de poussière, ils peuvent déverser plusieurs dizaines de millimètres en moins d'une heure. Ces épisodes brutaux provoquent des ruissellements importants sur des sols très secs et imperméables.
Face à ces risques de montée des eaux, l'ANACIM émet des alertes régulières pour avertir les populations riveraines du fleuve et les transporteurs. Il est indispensable de suivre ces avis d'orages et de fortes pluies pendant toute la durée de l'hivernage afin de mettre les récoltes et les animaux à l'abri.
Météo Matam · Bulletin ANACIM officiel · Carte de vigilance météo · Chaleur et températures à Matam · Météo Ourossogui
Matam en quelques faits
- Matam s'étend le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro.
- La ville est à environ 460 km à vol d'oiseau de Dakar.
- C'est une des zones les plus chaudes du pays.
- La crue annuelle du fleuve permet les cultures de décrue.
Matam s’étire le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro, à environ 460 km à vol d’oiseau de Dakar. Le paysage se lit en deux bandes. La plaine inondable borde le fleuve : elle reçoit l’eau de la crue, puis se cultive quand l’eau se retire. Plus loin commencent les terres hautes et sableuses, domaine du mil et des troupeaux.
Le climat est celui du continent, sans aucune correction marine. D’avril à juin, avant les pluies, la chaleur devient extrême et les nuits ne redescendent presque plus. L’hivernage est court mais violent : les lignes de grains arrivent de l’est, avec un mur de poussière, une bourrasque, puis l’averse. La saison sèche ramène l’harmattan et un ciel souvent laiteux.
Toute l’année agricole dépend du calendrier de l’eau : semis sous la pluie sur les terres hautes, cultures de décrue dans la plaine une fois le fleuve redescendu. Station de référence : Matam / Ouro Sogui.
Questions fréquentes
Quand tombe la prochaine pluie à Matam ?
La prévision place le prochain épisode jeudi 3 septembre. Cette échéance se resserre à mesure qu'elle approche. En hivernage, un décalage de quelques heures est normal, car les orages se déplacent vite et changent de trajectoire. Revenez le matin même pour connaître le créneau précis.
Que représente un millimètre de pluie ?
Un millimètre correspond à la hauteur d'eau qui resterait sur une surface plane si rien ne s'écoulait ni ne s'évaporait. C'est donc une hauteur, pas un volume. Un cumul faible mouille le sol sans le pénétrer. Un cumul élevé tombé en peu de temps ruisselle au lieu de s'infiltrer et cherche le point bas du quartier.
Quand commence et quand finit l'hivernage à Matam ?
La saison des pluies s'installe entre juin et juillet et se retire en octobre. Elle démarre plus tôt et se prolonge davantage dans le sud du pays que dans le nord, où elle se resserre sur juillet, août et septembre. Les premières et les dernières averses de saison sont toujours les plus irrégulières d'une année sur l'autre.
Qu'est-ce qu'une ligne de grains ?
C'est un ensemble d'orages alignés qui traverse le pays d'est en ouest pendant l'hivernage. Son arrivée est reconnaissable : le ciel s'assombrit vers l'est, un mur de poussière avance, une bourrasque brutale se lève, puis la pluie tombe fort et brièvement. L'ensemble passe souvent en moins d'une heure.
Pourquoi le quartier voisin reçoit-il de la pluie et pas le mien ?
Parce qu'un orage couvre une surface réduite. Deux points distants de quelques kilomètres peuvent connaître des cumuls totalement différents le même jour. C'est la raison pour laquelle une prévision de pluie est donnée en probabilité : elle décrit la chance qu'a votre point précis d'être touché.
La pluie annoncée suffira-t-elle pour semer ?
Une seule averse ne suffit presque jamais. Une pluie isolée fait lever la graine, puis une longue période sèche la détruit. Les agriculteurs attendent en général une pluie utile confirmée par une seconde, à quelques jours d'intervalle. Suivez pour cela le cumul déjà tombé autant que la prévision.
Combien de pluie tombe-t-il en septembre à Matam ?
Ces valeurs sont des moyennes calculées sur trente ans : une année donnée peut s'en écarter fortement, dans un sens comme dans l'autre. Elles servent de repère, pas de promesse.
Quelle quantité de pluie tombe à Matam sur l'année ?
Matam reçoit 224,1 mm de pluie par an en moyenne, répartis sur 29,3 jours. L'essentiel de ce cumul tombe pendant l'hivernage, entre juillet et septembre, avec un pic marqué en août qui totalise 92,8 mm d'eau à lui seul.