Le vent à Matam et dans la vallée du fleuve
À 18 h · mise à jour à 18 h 05
Le vent souffle actuellement à 14 km/h de secteur nord à Matam. Sur quarante-huit heures, les rafales peuvent monter jusqu'à 32 km/h.
Vent heure par heure à Matam
48 h- 18h 32°
- 19h 31°
- 20h 30°
- 21h 29°
- 22h 28°
- 23h 29°
- Ven 4 28°
- 01h 27°
- 02h 27°
- 03h 26°
- 04h 26°
- 05h 26°
- 06h 26°
- 07h 26°
- 08h 27°
- 09h 29°
- 10h 32°
- 11h 33°
- 12h 35°
- 13h 36°
- 14h 37°
- 15h 37°
- 16h 37°
- 17h 37°
- 18h 36°
- 19h 33°
- 20h 32°
- 21h 31°
- 22h 30°
- 23h 30°
- Sam 5 30°
- 01h 30°
- 02h 29°
- 03h 28°
- 04h 28°
- 05h 27°
- 06h 27°
- 07h 27°
- 08h 28°
- 09h 29°
- 10h 31°
- 11h 33°
- 12h 34°
- 13h 35°
- 14h 36°
- 15h 37°
- 16h 37°
- 17h 37°
≤ 24°25–28°29–32°33–36°37–40°> 40°
Les jours suivants
| Jour | Temps | Plage de températures | Pluie | Mini / maxi |
|---|---|---|---|---|
| Auj. | 8,0 mm | 25° 32° | ||
| Ven 4 | 26° 37° | |||
| Sam 5 | 27° 37° | |||
| Dim 6 | 27° 37° | |||
| Lun 7 | 27° 35° | |||
| Mar 8 | 27° 35° | |||
| Mer 9 | 6,5 mm | 26° 37° | ||
| Jeu 10 | 4,3 mm | 24° 35° | ||
| Ven 11 | 27° 34° | |||
| Sam 12 | 26° 34° | |||
| Dim 13 | 27° 35° | |||
| Lun 14 | 2,6 mm | 25° 33° | ||
| Mar 15 | 1,0 mm | 24° 33° | ||
| Mer 16 | 25° 35° |
Prévision mise à jour (18 h 05) · Mentions légales
En résumé
À Matam, le vent souffle à 14 km/h nord à 18 h, rafales 27 km/h. Rafales maximales des 48 h : 32 km/h Ven 4 vers 13 h. Pas de journée vraiment ventée annoncée cette semaine. Vent modéré, sans conséquence particulière.
Mis à jour (18 h 05) · Mentions légales
Trois vents se partagent l’année
Le Sénégal ne connaît pas un vent, mais trois régimes qui se relaient. Savoir lequel souffle permet de deviner le temps sans regarder le ciel.
L’alizé maritime
Il arrive de l’océan, de secteur nord à nord-ouest, et balaie la façade atlantique pendant toute la saison sèche. C’est lui qui rend le littoral respirable quand l’intérieur devient brûlant. Il apporte de la fraîcheur, un peu d’humidité, et il maintient la mer agitée sur la Grande Côte.
L’harmattan
Il vient du nord-est, du continent, et souffle surtout de novembre à mars, parfois jusqu’en avril. Il est sec, il assèche la peau et les lèvres, il fait éclater le bois et il charge le ciel de poussière. Sous harmattan, les nuits deviennent nettement plus fraîches à l’intérieur des terres, et les journées gardent un ciel blanchâtre plutôt que bleu.
La mousson
En hivernage, le flux bascule au sud-ouest. Cet air humide et lourd nourrit les orages. Il souffle plus mollement que l’alizé, mais il transporte l’eau : sans lui, aucune pluie de saison ne serait possible.
Ce que le vent change vraiment
Le vent modifie la température ressentie sans modifier la température mesurée. Un même air chaud paraît supportable sous un souffle régulier et étouffant dès qu’il tombe. Sur la côte, une journée sans vent en septembre est infiniment plus pénible qu’une journée ventée en avril.
Il agit aussi sur la visibilité. Un vent continental fort sur des sols secs soulève un voile qui masque l’horizon et gêne les personnes fragiles des voies respiratoires.
Il agit enfin sur tout ce qui est léger et mal fixé. Les tôles de clôture, les bâches de cérémonie, les parasols de plage et les antennes cèdent sur une rafale, pas sur un vent moyen. C’est 32 km/h qu’il faut lire avant d’installer quoi que ce soit dehors.
Sur l’eau, le vent commande
Pour un pêcheur, le vent décide de la sortie avant même la houle. Un souffle établi et constant permet de travailler. Un vent qui monte par à-coups lève une mer hachée, épuisante et dangereuse pour une pirogue chargée.
La règle locale reste la plus sûre : croiser la prévision, l’état de la mer affiché pour le port de référence et l’avis de ceux qui sortent tous les jours.
Reconnaître le vent sans instrument
Quelques indices suffisent pour identifier le régime en cours. Un horizon net et une mer clapoteuse le long du rivage désignent l’alizé. Un horizon laiteux, des lèvres qui gercent et du linge qui sèche en un rien de temps désignent l’harmattan. Un air moite, un ciel encombré et des feuilles qui bougent à peine désignent la mousson.
Un dernier repère vaut pour toute l’année : quand le vent tombe complètement en pleine journée, la chaleur monte d’un cran dans l’heure qui suit. Les journées sans souffle sont les plus éprouvantes, quelle que soit la saison.
À Matam, le vent rythme chaque journée au bord du fleuve Sénégal. Dans cette cuvette sahélienne encaissée, l'air s'échauffe vite dès le matin et met en mouvement de puissants flux d'air locaux. En saison des pluies, le contraste thermique produit de brusques changements de direction du vent, avec des bourrasques soudaines qui balayent la ville et ses environs jusqu'à Ourossogui à 9 km.
Le souffle de l'hivernage et les coups de tabac
Durant l'hivernage, entre juillet et septembre, le vent change d'origine. La mousson pousse de l'air humide depuis le sud et rencontre la masse brûlante installée sur le Fouta. Quand un orage éclate, l'air froid descend brutalement des nuages et s'écrase sur le sol nu. Ce front de rafales devance la pluie et soulève un épais mur de poussière ocre qui réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres.
Ces rafales de vent dépassent souvent la vitesse habituelle des brises de plaine et surprennent les habitants sur les pistes vers Kanel, située à 20,1 km. Les arbres ploient sous la poussée de l'air et les toitures en tôle mal fixées subissent une pression intense. L'ANACIM diffuse alors des alertes rapides pour avertir les populations du passage de ces lignes de grains actives.
Après le passage du grain, le vent tombe souvent d'un coup. Le calme revient avec une pluie drue qui rafraîchit temporairement l'atmosphère. Pendant les mois d'août et de septembre, ce scénario se reproduit régulièrement et impose une grande prudence sur les routes secondaires de la région.
L'harmattan et la saison sèche
Pendant les longs mois sans pluie, d'octobre à juin, le vent dominant arrive de l'est et du nord-est. Cet harmattan continental traverse le désert mauritanien avant d'atteindre Matam. Il apporte un air sec qui assèche rapidement les sols et la végétation. En mai, le thermomètre monte jusqu'à 41,5 °C en maximale moyenne sous un souffle torride qui accentue l'évaporation.
Ce vent sec transporte des particules très fines venues du Sahara. La poussière reste suspendue dans l'air pendant plusieurs jours d'affilée, créant une brume sèche tenace. Les yeux piquent, la gorge s'irrite et la visibilité baisse nettement le long des berges du fleuve. Pour suivre l'évolution de ce flux continental, regarder la meteo matam permet de savoir quand le vent se lève et quand la poussière va se dissiper.
En janvier, le même vent du nord-est rafraîchit agréablement les nuits, avec une minimale moyenne de 18,6 °C. Les matinées sont douces et claires avant que le soleil ne réchauffe brutalement la plaine alluviale.
Comportement du vent au fil des heures
Le vent de surface suit une mécanique journalière régulière à Matam. Au lever du jour, le calme domine. Dès que le soleil chauffe la terre, vers dix heures, la brise se renforce par convection thermique. Elle souffle de manière soutenue tout l'après-midi, créant de petits tourbillons de poussière sur les terrains vagues et les abords des marchés.
En fin d'après-midi, le vent s'apaise progressivement. La nuit venue, une brise thermique venue du fleuve circule doucement sur les quartiers riverains, offrant un léger soulagement après les chaleurs de la mi-journée. En période de crue ou de hautes eaux, cette humidité de surface modifie la sensation thermique ressentie par les habitants.
Conseils pratiques pour faire face aux coups de vent
À l'approche d'une bourrasque d'hivernage, fermez immédiatement les fenêtres et calfeutrez les ouvertures pour limiter l'entrée du sable. Consolidez les hangars, rentrez le bétail sous un abri solide et évitez de stationner sous les grands acacias ou les neem fragiles le long des artères principales.
Pour les motocyclistes et les chauffeurs de taxi-brousse, réduisez l'allure dès que la poussière obscurcit l'horizon. Allumez vos feux de croisement et arrêtez-vous sur le bas-côté si le vent latéral devient trop fort pour maintenir la trajectoire de votre véhicule en toute sécurité.
Météo générale à Matam · Pluie et orages à Matam · Suivi de la chaleur à Matam · Conditions météo à Ourossogui · Bulletin officiel de l'ANACIM
Matam en quelques faits
- Matam s'étend le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro.
- La ville est à environ 460 km à vol d'oiseau de Dakar.
- C'est une des zones les plus chaudes du pays.
- La crue annuelle du fleuve permet les cultures de décrue.
Matam s’étire le long du fleuve Sénégal, au cœur du Fouta Toro, à environ 460 km à vol d’oiseau de Dakar. Le paysage se lit en deux bandes. La plaine inondable borde le fleuve : elle reçoit l’eau de la crue, puis se cultive quand l’eau se retire. Plus loin commencent les terres hautes et sableuses, domaine du mil et des troupeaux.
Le climat est celui du continent, sans aucune correction marine. D’avril à juin, avant les pluies, la chaleur devient extrême et les nuits ne redescendent presque plus. L’hivernage est court mais violent : les lignes de grains arrivent de l’est, avec un mur de poussière, une bourrasque, puis l’averse. La saison sèche ramène l’harmattan et un ciel souvent laiteux.
Toute l’année agricole dépend du calendrier de l’eau : semis sous la pluie sur les terres hautes, cultures de décrue dans la plaine une fois le fleuve redescendu. Station de référence : Matam / Ouro Sogui.
Questions fréquentes
Quel vent domine à Matam et à quelle saison ?
Sur le littoral, l'alizé maritime de secteur nord à nord-ouest domine pendant la saison sèche et adoucit les températures. À l'intérieur, l'harmattan de nord-est prend le relais de novembre à mars. En hivernage, la mousson venue du sud-ouest s'impose partout et apporte l'humidité nécessaire aux pluies.
Quelle différence entre le vent moyen et la rafale ?
Le vent moyen décrit un souffle continu mesuré sur une durée. La rafale est une pointe brève, souvent bien plus forte. C'est elle qui arrache les tôles, renverse les parasols et déséquilibre un deux-roues. Sur une prévision, regardez toujours la rafale avant de sortir du matériel léger.
Pourquoi le vent se lève-t-il l'après-midi sur la côte ?
Parce que la terre chauffe plus vite que l'océan. Vers le milieu de la journée, l'air surchauffé du continent s'élève et appelle vers l'intérieur l'air marin, plus frais, qui s'engouffre. Cette brise entre en milieu de journée, souffle jusqu'au soir, puis retombe. Elle explique une bonne partie du confort du littoral en saison sèche.
Le vent est-il responsable de la poussière ?
En grande partie. Un vent continental fort sur des sols nus soulève des particules fines et les transporte loin. C'est le mécanisme de l'harmattan, qui charge le ciel d'un voile beige de novembre à mars. Un vent d'origine maritime, lui, arrive lavé et fait plutôt baisser la concentration de poussière.
À partir de quel vent une pirogue ne sort-elle plus ?
Il n'existe pas de seuil unique : tout dépend de la taille de l'embarcation, de l'état de la mer et de la zone de pêche. Un vent régulier se gère mieux qu'un vent rafaleux, qui lève une mer courte et désordonnée. Suivez le verdict marin publié pour votre port et l'avis du chef de plage.
Comment lire la direction du vent affichée ?
La direction indiquée est toujours celle d'où vient le vent, jamais celle vers laquelle il va. Un vent de nord-est arrive donc du continent et sera sec. Un vent de nord-ouest arrive de l'océan et sera plus frais et plus humide. Cette lecture change tout au moment d'anticiper la sensation.
Faut-il craindre le vent avant un orage ?
Oui, et c'est même le premier danger. En hivernage, la bourrasque précède la pluie de plusieurs minutes et souffle bien plus fort qu'elle. Elle emporte les objets légers et fait tomber des branches. Dès que le ciel brunit à l'est, mettez à l'abri ce qui peut voler.
Comment souffle le vent matam durant l'hivernage ?
À Matam, le vent d'hivernage alterne entre un flux humide venu du sud et de violentes bourrasques d'orage d'est en ouest. Les grains soulèvent de grands murs de poussière avant de déverser les 197,6 mm de pluie reçus de juillet à septembre. La vigilance est de mise.