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Poussière et vent de sable à Tambacounda

Prévision · mise à jour à 15 h 35

La région de Tambacounda affiche un indice de poussière 1, soit un niveau faible, avec 12 µg/m³ de particules en suspension. Le point sur l'épisode en cours.

jeudi 3 septembre · Tambacounda · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 12 µg/m³ · PM2,5 5 µg/m³ · épaisseur optique 0,24

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible25 µg/m³
  2. Ven 42modérée94 µg/m³
  3. Sam 51faible43 µg/m³
  4. Dim 62modérée52 µg/m³
  5. Lun 72modérée74 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 2111111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111112221111111
Sam 5111111111111111111111111
Dim 6111111111111111221111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Tambacounda, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 12 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 2 vendredi 4 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé.

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Un phénomène qui dépasse la région

La poussière qui blanchit le ciel de Tambacounda n’est pas produite sur place. Elle vient de très loin.

Dans les zones sèches du Sahara et du Sahel, le vent arrache aux sols nus des particules extrêmement fines. Elles montent, se répartissent en altitude, puis voyagent en nappe au-dessus de l’Afrique de l’Ouest avant de partir vers l’Atlantique.

Le Sénégal se trouve sur ce chemin. Aucune décision locale n’y change quoi que ce soit. En revanche, savoir quand la nappe passe permet de s’organiser, et c’est tout l’intérêt d’un suivi régional.

Trois façons d’arriver

La poussière ne se manifeste pas toujours de la même manière, et la différence compte.

Le premier cas est l’harmattan installé. Ce vent continental, sec, venu du nord-est, souffle des jours entiers entre novembre et mars. Il assèche les lèvres et la gorge, ternit la lumière et dépose une fine couche sur les meubles.

Le deuxième cas est la brume sèche persistante. Le vent est faible au sol, le ciel reste sans nuage, et pourtant l’horizon a disparu. La nappe passe au-dessus de la région sans se signaler autrement que par cette lumière blanche caractéristique.

Le troisième cas est le plus spectaculaire. En début ou en fin d’hivernage, une ligne de grains arrive de l’est et pousse devant elle un mur de poussière. Le jour tombe en quelques minutes, une bourrasque violente balaie tout, puis la pluie arrive et lave l’air.

Pourquoi votre région n’est pas logée à la même enseigne

Le nord et l’est du pays reçoivent l’air continental en premier. Les épisodes y sont plus denses, plus fréquents, plus longs.

Les régions du littoral bénéficient souvent de l’alizé maritime, ce vent de nord à nord-ouest qui ramène de l’air venu de l’océan et repousse la nappe vers l’intérieur. Cette protection n’est pas garantie : lorsque le flux continental l’emporte, la côte est touchée comme le reste.

Les régions du sud, plus humides et plus boisées, connaissent des épisodes plus courts, et leur saison sèche est plus brève.

Ce que la poussière change concrètement

Sur la route, la visibilité peut chuter brutalement. Allumez les feux, ralentissez, laissez de la distance.

À la maison, le dépôt s’insinue partout. Nettoyez à l’eau, jamais au balai sec, qui remet tout en suspension.

Pour la santé, les gorges irritées, les yeux qui piquent et les toux sèches se multiplient pendant les épisodes. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont les premiers concernés.

Pour le matériel enfin, tout ce qui filtre ou qui capte souffre : filtres à air des véhicules, ventilateurs, panneaux solaires. Prévoyez un entretien plus fréquent pendant toute la saison sèche.

Tambacounda subit chaque année des passages intenses de poussière minérale venus des zones désertiques. La position continentale de la région expose directement les habitants aux vents secs chargés de particules fines. Entre les mois de novembre et de mai, l'harmattan transporte ces voiles ocres qui obscurcissent l'horizon et réduisent fortement la visibilité. Avec une maximale moyenne qui grimpe à 40,9 °C en avril, cette suspension dans l'air rend les journées particulièrement étouffantes dans toute la zone orientale du pays.

Origine et transport du sable vers la région orientale

Les particules en suspension proviennent principalement des cuvettes désertiques du nord et de l'est du continent. Soulevées par de puissants courants d'air, ces masses voyagent sur des milliers de kilomètres avant de survoler Tambacounda. Lorsque le vent de secteur nord-est s'installe, le ciel perd son éclat bleu pour prendre une teinte blanchâtre ou rougeâtre. Les données observées par satellite et au sol confirment que l'est sénégalais reçoit ces panaches en premier lieu lors de leur progression vers l'Atlantique.

Le relief relativement plat facilite la progression rapide des nuages de poussière sur des centaines de kilomètres. La ville de Makacolibantang, située à 68 km au nord-ouest, enregistre la même dégradation brutale de l'air lors de ces épisodes. Le phénomène s'étend de façon uniforme jusqu'à Médina Gounas à 71,2 km plus au sud. Rien n'arrête ces particules fines qui s'infiltrent partout dans les habitations et les espaces de travail.

Rythme des saisons et nettoyage de l'atmosphère

La concentration de poussière dépend directement du calendrier des pluies. Pendant la période sèche, les sols nus et craquelés alimentent localement l'air en terre sèche sous l'action des rafales quotidiennes. Le phénomène s'amplifie en fin d'après-midi lorsque le sol surchauffé crée de petits tourbillons locaux. Dès que la saison des pluies s'installe, de juin à octobre, l'humidité et les averses régulières rabattent toute cette terre vers le sol.

Sur les 583,1 mm d'eau enregistrés chaque année à Tambacounda, une immense majorité tombe entre juin et octobre. Le mois le plus pluvieux reste août avec 206,3 mm d'eau relevés sur 19,8 jours de pluie. Ces fortes pluies lavent le ciel en profondeur et plaquent définitivement la poussière au sol. L'air redevient alors parfaitement limpide pendant plusieurs semaines consécutives sur toute la région.

Conséquences sur la santé et la circulation

L'inhalation de ces grains minuscules attaque directement le système respiratoire des enfants, des personnes âgées et des malades chroniques. La poussière transporte des éléments minéraux très agressifs qui provoquent des quintes de toux, des bronchites et des crises d'asthme sévères. Les yeux subissent également des irritations répétées, ce qui entraîne souvent des conjonctivites saisonnières dans les quartiers ouverts au vent.

Sur les grands axes routiers de la région, la visibilité horizontale tombe parfois sous la barre d'un kilomètre. Les conducteurs reliant Tambacounda à Koumpentoum à 99,9 km doivent allumer leurs feux de croisement en plein jour pour éviter les collisions. L'ANACIM diffuse des alertes météorologiques régulières pour avertir les usagers de la route dès qu'un front épais traverse la frontière orientale.

Mesures pratiques pour faire face aux épisodes denses

Dès l'apparition d'un voile dense, fermez hermétiquement les fenêtres et les portes de la maison. L'usage d'un linge humide aux interstices bloque le passage de la poudre fine qui se dépose sur le mobilier et les ustensiles de cuisine. Pour toute sortie à l'extérieur, le port d'un masque de protection ou d'un tissu propre sur le nez et la bouche reste indispensable pour filtrer l'air inspiré.

Il convient aussi de boire beaucoup d'eau tout au long de la journée pour hydrater les muqueuses asséchées par le vent sec. Rincez régulièrement vos yeux avec de l'eau claire et évitez tout effort physique intense en plein air. Ces précautions simples permettent de traverser les journées de forte poussière sans aggraver son état de santé.

Tambacounda en quelques faits

  • Tambacounda est le carrefour routier de l'est du Sénégal, sur l'axe vers le Mali.
  • La ville est à environ 420 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • La région est couverte de savane arborée.
  • Le parc national du Niokolo-Koba s'étend au sud de la ville.

Tambacounda commande l’est du pays. Toute la circulation vers le Mali passe par là, et la ville s’est organisée autour de cette fonction : gares routières, entrepôts, ateliers. Autour, la savane arborée s’étend à perte de vue, plus verte et plus haute qu’au nord, avec le parc national du Niokolo-Koba au sud.

Loin de l’océan, la chaleur ne trouve rien pour la freiner. Les mois qui précèdent les pluies sont rudes, et l’air reste chaud une bonne partie de la nuit. L’hivernage, en revanche, dure plus longtemps qu’à Louga ou à Matam : il s’installe plus tôt et lâche plus tard. Les orages viennent de l’est en fin de journée, brefs et puissants, et transforment les pistes en bourbiers pour quelques heures.

C’est la météo qui fixe le rythme du transport, des campagnes de coton et d’arachide, et de la fréquentation du parc. Station de référence : Tambacounda aéroport.

Questions fréquentes

D'où vient la poussière qui recouvre Tambacounda ?

Du Sahara et du Sahel, où le vent arrache des particules très fines aux sols nus des zones sèches. Ces poussières montent en altitude et voyagent sur des centaines, parfois des milliers de kilomètres. Elles traversent le Sénégal, puis continuent au-dessus de l'Atlantique. Rien de ce qui se passe dans la région n'en est la cause.

À quelle période la région de Tambacounda est-elle la plus exposée ?

L'essentiel des épisodes se concentre de décembre à mars, quand l'harmattan souffle du nord-est et que les sols sont secs. Des poussées restent possibles en avril et jusqu'au début de l'hivernage, souvent liées aux premiers orages. En pleine saison des pluies, l'air redevient limpide.

Qu'est-ce que la brume sèche ?

C'est un ciel laiteux, blanchi, sans le moindre nuage, avec un horizon qui disparaît. La différence avec la brume ordinaire tient à l'humidité : ici l'air est sec, ce sont des particules solides qui voilent la vue. Elle peut durer plusieurs jours sans que le vent se lève au sol.

Toutes les régions du Sénégal sont-elles touchées de la même façon ?

Non. Le nord et l'est reçoivent les masses d'air continentales en premier et subissent les épisodes les plus denses et les plus longs. Le littoral est souvent mieux loti quand l'alizé maritime s'installe et repousse l'air chargé vers l'intérieur. Mais un épisode fort recouvre tout le pays.

Faut-il annuler un trajet routier un jour de forte poussière ?

Pas forcément, mais adaptez-le. La visibilité peut tomber très bas en quelques minutes, surtout au passage d'une bourrasque. Allumez les feux, ralentissez, augmentez les distances et évitez les dépassements. Reportez plutôt les longs trajets de nuit, où la poussière et l'obscurité s'additionnent.

La poussière abîme-t-elle les panneaux solaires ?

Elle ne les abîme pas, mais elle réduit leur production en formant un voile sur le verre. Après un épisode marqué, un simple rinçage à l'eau claire restitue une bonne partie du rendement. Sur les grandes installations de la région, ce nettoyage devient une opération de saison sèche à part entière.

Que faire chez soi pendant un épisode de poussière ?

Fermez les fenêtres exposées au vent, notamment côté nord-est. Nettoyez à l'eau plutôt qu'au balai. Couvrez les réserves d'eau et les aliments. Limitez les jeux dehors pour les enfants et gardez le traitement à portée de main si quelqu'un est asthmatique à la maison.

Quel est l’indice poussière à Tambacounda aujourd’hui ?

1 sur 5 (faible), soit 12 µg/m³ de PM10.