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Poussière et vent sec à Diourbel

Prévision · mise à jour à 15 h 35

La région de Diourbel affiche un indice de poussière 1, soit un niveau faible, avec 5 µg/m³ de particules en suspension. Le point sur l'épisode en cours.

jeudi 3 septembre · Diourbel · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 5 µg/m³ · PM2,5 3 µg/m³ · épaisseur optique 0,22

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible11 µg/m³
  2. Ven 41faible31 µg/m³
  3. Sam 53élevée158 µg/m³
  4. Dim 61faible46 µg/m³
  5. Lun 72modérée57 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 2111111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111111111111111
Sam 5111111111122333332222211
Dim 6111111111111111111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Diourbel, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 5 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 3 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé.

Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales

Un phénomène qui dépasse la région

La poussière qui blanchit le ciel de Diourbel n’est pas produite sur place. Elle vient de très loin.

Dans les zones sèches du Sahara et du Sahel, le vent arrache aux sols nus des particules extrêmement fines. Elles montent, se répartissent en altitude, puis voyagent en nappe au-dessus de l’Afrique de l’Ouest avant de partir vers l’Atlantique.

Le Sénégal se trouve sur ce chemin. Aucune décision locale n’y change quoi que ce soit. En revanche, savoir quand la nappe passe permet de s’organiser, et c’est tout l’intérêt d’un suivi régional.

Trois façons d’arriver

La poussière ne se manifeste pas toujours de la même manière, et la différence compte.

Le premier cas est l’harmattan installé. Ce vent continental, sec, venu du nord-est, souffle des jours entiers entre novembre et mars. Il assèche les lèvres et la gorge, ternit la lumière et dépose une fine couche sur les meubles.

Le deuxième cas est la brume sèche persistante. Le vent est faible au sol, le ciel reste sans nuage, et pourtant l’horizon a disparu. La nappe passe au-dessus de la région sans se signaler autrement que par cette lumière blanche caractéristique.

Le troisième cas est le plus spectaculaire. En début ou en fin d’hivernage, une ligne de grains arrive de l’est et pousse devant elle un mur de poussière. Le jour tombe en quelques minutes, une bourrasque violente balaie tout, puis la pluie arrive et lave l’air.

Pourquoi votre région n’est pas logée à la même enseigne

Le nord et l’est du pays reçoivent l’air continental en premier. Les épisodes y sont plus denses, plus fréquents, plus longs.

Les régions du littoral bénéficient souvent de l’alizé maritime, ce vent de nord à nord-ouest qui ramène de l’air venu de l’océan et repousse la nappe vers l’intérieur. Cette protection n’est pas garantie : lorsque le flux continental l’emporte, la côte est touchée comme le reste.

Les régions du sud, plus humides et plus boisées, connaissent des épisodes plus courts, et leur saison sèche est plus brève.

Ce que la poussière change concrètement

Sur la route, la visibilité peut chuter brutalement. Allumez les feux, ralentissez, laissez de la distance.

À la maison, le dépôt s’insinue partout. Nettoyez à l’eau, jamais au balai sec, qui remet tout en suspension.

Pour la santé, les gorges irritées, les yeux qui piquent et les toux sèches se multiplient pendant les épisodes. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont les premiers concernés.

Pour le matériel enfin, tout ce qui filtre ou qui capte souffre : filtres à air des véhicules, ventilateurs, panneaux solaires. Prévoyez un entretien plus fréquent pendant toute la saison sèche.

La région de Diourbel connaît chaque année de longs mois marqués par le passage de vents secs chargés de particules minérales venues de l'est. Au cœur du bassin arachidier, l'air s'assèche dès la fin de l'année et soulève la terre sablonneuse locale en plus des fines particules venues du désert saharien. Cette poussière dense modifie la visibilité sur les axes routiers et pèse sur le quotidien de la population locale.

Une présence intense de novembre à mai

Le vent du nord-est balaie la plaine du Baol pendant toute la saison sèche. Dès le mois de novembre, les pluies disparaissent avec seulement 0,6 mm au compteur et un thermomètre qui atteint 35,1 °C au plus chaud de la journée. Le phénomène s'installe durablement entre janvier et mai, apportant une brume beige constante au-dessus des toits de la ville.

Le mois d'avril enregistre la température maximale la plus élevée de l'année avec 37,1 °C et un cumul de 0 mm d'eau. La chaleur intense combinée à l'absence totale d'humidité transforme la moindre brise en un courant de sable chaud. Les sols nus et la végétation clairsemée de la région n'offrent aucun obstacle naturel, ce qui favorise la dispersion des grains fins jusqu'à Bambey à 25 km et Ngoye à 21,8 km.

Le lavage des sols durant la saison des pluies

Le cycle de la poussière s'interrompt brutalement lorsque la mousson humide prend le relais au cœur de l'été. De juillet à septembre, la commune reçoit 344,1 mm d'eau, ce qui représente l'essentiel des 388,3 mm annuels. Les gouttes lourdes rabattent au sol les suspensions aériennes et redonnent au ciel sa clarté habituelle.

Le mois d'août s'impose comme la période la plus arrosée avec 156,2 mm de pluie répartis sur 16 jours. Durant ces semaines très humides, l'air devient respirable et les particules restent collées à la terre détrempée. La couverture végétale renaît rapidement sur l'ensemble des sols agricoles environnants, empêchant les vents locaux de soulever la terre jusqu'aux premières semaines de l'automne.

Conséquences sanitaires et gestes recommandés

L'inhalation répétée de ces microparticules provoque des irritations oculaires, des toux sèches et des crises aiguës chez les personnes asthmatiques ou fragiles. Lorsque le ciel devient opaque et prend une teinte jaune ocre, les habitants doivent réduire leurs déplacements inutiles à l'extérieur. Le port d'un masque propre ou l'utilisation d'un tissu humide sur le nez et la bouche filtre une grande partie des impuretés.

Dans les maisons, il convient de fermer les fenêtres exposées au vent levant dès le matin pour limiter le dépôt de couches de sable sur les réserves d'eau et les aliments. Les automobilistes circulant vers Mbacké à 37,9 km doivent allumer leurs feux de croisement et ralentir, car la visibilité horizontale descend parfois sous les deux kilomètres lors des épisodes les plus violents.

Le suivi régulier avec l'ANACIM

L'ANACIM surveille attentivement la progression des nuages de poussière sur le territoire sénégalais grâce aux données captées depuis le sol et vues par satellite. L'agence publie des alertes dès qu'un front dense franchit la frontière est du pays pour prévenir les services de santé et les transporteurs.

Ces alertes officielles permettent à chaque famille d'adapter ses activités quotidiennes en fonction de la qualité de l'air observée. Consulter les bulletins réguliers reste la méthode la plus sûre pour anticiper l'arrivée d'une brume sèche et protéger les personnes vulnérables.

Diourbel en quelques faits

  • Diourbel est la capitale du Baol, au cœur du bassin arachidier.
  • La ville se situe à environ 130 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • Aucune influence maritime n'y adoucit les températures.
  • Touba et Mbacké appartiennent à la région de Diourbel.
  • Une station de mesure fonctionne à l'aérodrome de Diourbel.

Diourbel occupe le centre du Baol, à environ 130 km à vol d’oiseau de Dakar. Rien n’y tempère le climat : la mer est trop loin, et l’alizé maritime s’épuise bien avant d’arriver. Le paysage est celui du bassin arachidier, plat, ouvert, parsemé de baobabs, avec des champs qui courent d’un village à l’autre.

Cette position continentale se lit sur le thermomètre. Les journées de mars à juin montent bien plus haut qu’au bord de mer à la même date. Les nuits de décembre et de janvier, à l’inverse, descendent nettement. L’écart entre le jour et la nuit est franc : le littoral, lui, ne le connaît pas.

De novembre à mars, l’harmattan pousse la poussière depuis le nord-est et blanchit le ciel des journées entières. Puis l’hivernage prend la main. Les premières lignes de grains remontent de l’est en juin, le cœur des pluies se joue en juillet, août et septembre, et tout se retire courant octobre. Semis, sarclage et récolte tiennent dans ces quelques semaines.

La station de mesure de référence est celle de l’aérodrome de Diourbel.

Questions fréquentes

D'où vient la poussière qui recouvre Diourbel ?

Du Sahara et du Sahel, où le vent arrache des particules très fines aux sols nus des zones sèches. Ces poussières montent en altitude et voyagent sur des centaines, parfois des milliers de kilomètres. Elles traversent le Sénégal, puis continuent au-dessus de l'Atlantique. Rien de ce qui se passe dans la région n'en est la cause.

À quelle période la région de Diourbel est-elle la plus exposée ?

L'essentiel des épisodes se concentre de décembre à mars, quand l'harmattan souffle du nord-est et que les sols sont secs. Des poussées restent possibles en avril et jusqu'au début de l'hivernage, souvent liées aux premiers orages. En pleine saison des pluies, l'air redevient limpide.

Qu'est-ce que la brume sèche ?

C'est un ciel laiteux, blanchi, sans le moindre nuage, avec un horizon qui disparaît. La différence avec la brume ordinaire tient à l'humidité : ici l'air est sec, ce sont des particules solides qui voilent la vue. Elle peut durer plusieurs jours sans que le vent se lève au sol.

Toutes les régions du Sénégal sont-elles touchées de la même façon ?

Non. Le nord et l'est reçoivent les masses d'air continentales en premier et subissent les épisodes les plus denses et les plus longs. Le littoral est souvent mieux loti quand l'alizé maritime s'installe et repousse l'air chargé vers l'intérieur. Mais un épisode fort recouvre tout le pays.

Faut-il annuler un trajet routier un jour de forte poussière ?

Pas forcément, mais adaptez-le. La visibilité peut tomber très bas en quelques minutes, surtout au passage d'une bourrasque. Allumez les feux, ralentissez, augmentez les distances et évitez les dépassements. Reportez plutôt les longs trajets de nuit, où la poussière et l'obscurité s'additionnent.

La poussière abîme-t-elle les panneaux solaires ?

Elle ne les abîme pas, mais elle réduit leur production en formant un voile sur le verre. Après un épisode marqué, un simple rinçage à l'eau claire restitue une bonne partie du rendement. Sur les grandes installations de la région, ce nettoyage devient une opération de saison sèche à part entière.

Que faire chez soi pendant un épisode de poussière ?

Fermez les fenêtres exposées au vent, notamment côté nord-est. Nettoyez à l'eau plutôt qu'au balai. Couvrez les réserves d'eau et les aliments. Limitez les jeux dehors pour les enfants et gardez le traitement à portée de main si quelqu'un est asthmatique à la maison.

Quel est l’indice poussière à Diourbel aujourd’hui ?

1 sur 5 (faible), soit 5 µg/m³ de PM10.