Poussière et vent du désert à Louga
Prévision · mise à jour à 15 h 35
La région de Louga affiche un indice de poussière 1, soit un niveau faible, avec 12 µg/m³ de particules en suspension. Le point sur l'épisode en cours.
jeudi 3 septembre · Louga · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 12 µg/m³ · PM2,5 6 µg/m³ · épaisseur optique 0,20
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible20 µg/m³
- Ven 41faible38 µg/m³
- Sam 53élevée177 µg/m³
- Dim 62modérée51 µg/m³
- Lun 71faible44 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mer 2 | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 2 | 2 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 |
| Dim 6 | 2 | 2 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Louga, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 12 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 3 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé.
Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales
Un phénomène qui dépasse la région
La poussière qui blanchit le ciel de Louga n’est pas produite sur place. Elle vient de très loin.
Dans les zones sèches du Sahara et du Sahel, le vent arrache aux sols nus des particules extrêmement fines. Elles montent, se répartissent en altitude, puis voyagent en nappe au-dessus de l’Afrique de l’Ouest avant de partir vers l’Atlantique.
Le Sénégal se trouve sur ce chemin. Aucune décision locale n’y change quoi que ce soit. En revanche, savoir quand la nappe passe permet de s’organiser, et c’est tout l’intérêt d’un suivi régional.
Trois façons d’arriver
La poussière ne se manifeste pas toujours de la même manière, et la différence compte.
Le premier cas est l’harmattan installé. Ce vent continental, sec, venu du nord-est, souffle des jours entiers entre novembre et mars. Il assèche les lèvres et la gorge, ternit la lumière et dépose une fine couche sur les meubles.
Le deuxième cas est la brume sèche persistante. Le vent est faible au sol, le ciel reste sans nuage, et pourtant l’horizon a disparu. La nappe passe au-dessus de la région sans se signaler autrement que par cette lumière blanche caractéristique.
Le troisième cas est le plus spectaculaire. En début ou en fin d’hivernage, une ligne de grains arrive de l’est et pousse devant elle un mur de poussière. Le jour tombe en quelques minutes, une bourrasque violente balaie tout, puis la pluie arrive et lave l’air.
Pourquoi votre région n’est pas logée à la même enseigne
Le nord et l’est du pays reçoivent l’air continental en premier. Les épisodes y sont plus denses, plus fréquents, plus longs.
Les régions du littoral bénéficient souvent de l’alizé maritime, ce vent de nord à nord-ouest qui ramène de l’air venu de l’océan et repousse la nappe vers l’intérieur. Cette protection n’est pas garantie : lorsque le flux continental l’emporte, la côte est touchée comme le reste.
Les régions du sud, plus humides et plus boisées, connaissent des épisodes plus courts, et leur saison sèche est plus brève.
Ce que la poussière change concrètement
Sur la route, la visibilité peut chuter brutalement. Allumez les feux, ralentissez, laissez de la distance.
À la maison, le dépôt s’insinue partout. Nettoyez à l’eau, jamais au balai sec, qui remet tout en suspension.
Pour la santé, les gorges irritées, les yeux qui piquent et les toux sèches se multiplient pendant les épisodes. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont les premiers concernés.
Pour le matériel enfin, tout ce qui filtre ou qui capte souffre : filtres à air des véhicules, ventilateurs, panneaux solaires. Prévoyez un entretien plus fréquent pendant toute la saison sèche.
La région de Louga se situe dans une zone sahélienne ouverte aux flux continentaux. Dès la fin de la saison des pluies, le vent venu du désert transporte de fines particules de sable qui voilent le ciel pendant plusieurs jours d'affilée. Cette brume sèche modifie les journées, réduit la visibilité sur les pistes et fragilise les voies respiratoires de toute la population locale.
Un sol sableux soumis au souffle continental
Louga subit une sécheresse marquée pendant une longue partie de l'année. En avril et en mai, le thermomètre affiche 0 mm de pluie et les températures maximales moyennes atteignent 35,8 °C. La végétation rare ne retient plus la terre fine des champs et des dunes environnantes. Quand le souffle continental se lève, la terre se soulève spontanément.
Ce phénomène concerne aussi les localités voisines comme Guéoul, située à 20 km au sud sur la route principale. Entre mars et mai, les particules restent suspendues dans l'air sous l'action d'une chaleur constante. L'absence totale d'eau au sol transforme les grands espaces ouverts en réservoirs inépuisables de poussière.
Le rythme des tempêtes de sable et de poussière
La période la plus exposée s'étend de décembre à mai. Les vents venus de l'est et du nord-est balaient le département sans obstacle naturel. Le ciel perd sa couleur bleue pour prendre une teinte ocre ou blanchâtre qui persiste du lever au coucher du soleil. Le cumul de pluie annuel atteint seulement 245,7 mm, ce qui laisse le terrain sec pendant près de neuf mois consécutifs.
Pendant ces épisodes, la visibilité chute sous la barre des trois kilomètres. Les conducteurs doivent allumer leurs feux sur l'axe qui mène vers le nord du pays. Les capteurs au sol et les bulletins de l'ANACIM permettent de suivre l'arrivée de ces masses d'air chargées de sable et d'anticiper les jours de pointe.
L'apaisement temporaire durant les mois humides
L'atmosphère change avec l'arrivée des pluies entre juillet et septembre. Durant cette période, la région reçoit 214,3 mm d'eau, dont 95,8 mm pour le seul mois d'août répartis sur 11,7 jours de pluie. L'humidité plaque les grains au sol, lave l'air et redonne une visibilité parfaite aux paysages du Ndiambour.
Ce répit reste court. Dès le mois de novembre, avec seulement 0,7 mm de pluie constatée, le dessèchement reprend très vite ses droits. Les tourbillons locaux réapparaissent le long des pistes dès que le vent dépasse les trente kilomètres par heure.
Les précautions indispensables au quotidien
Face à cette présence constante de particules fines, les habitants protègent leurs habitations en calfeutrant les portes et les fenêtres orientées vers l'est. L'usage d'un linge humide ou d'un masque de protection permet d'éviter l'inhalation directe du sable lors des déplacements matinaux.
Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants doivent limiter leurs efforts en plein air quand l'horizon devient grisâtre. Il est recommandé de boire régulièrement de l'eau pour hydrater la gorge et de rincer les yeux irrités à l'eau claire après chaque sortie prolongée dans la commune.
Météo Louga · Bulletin ANACIM · Météo Guéoul · Climat à Louga
Louga en quelques faits
- Louga se trouve entre la Grande Côte et le Ferlo, à environ 165 km à vol d'oiseau de Dakar.
- La région vit largement de l'élevage extensif.
- L'émigration y est ancienne et nombreuse.
- L'hivernage y est court, resserré sur juillet, août et septembre.
Louga est une région de passage entre deux mondes. À l’ouest, la Grande Côte et ses cuvettes maraîchères. À l’est, le Ferlo, sec et ouvert, où l’on compte les mares plutôt que les champs. Entre les deux, un paysage de sable, de dunes fixées et d’épineux, sans relief marqué.
Cette position explique le temps qu’il y fait. L’air marin remonte de la côte et adoucit les fins de journée, mais son influence s’arrête vite vers l’intérieur. La saison sèche est longue, poussiéreuse, souvent balayée par l’harmattan. Les nuits de janvier descendent bas pour le pays. L’hivernage, lui, tient en quelques semaines et se joue sur un petit nombre d’orages : une pluie ratée pèse lourd sur l’année.
Les troupeaux partent vers les mares dès les premières pluies, puis reviennent vers les forages à la décrue. Arachide, niébé et mil complètent l’année. Station de référence : Linguère aéroport.
Questions fréquentes
D'où vient la poussière qui recouvre Louga ?
Du Sahara et du Sahel, où le vent arrache des particules très fines aux sols nus des zones sèches. Ces poussières montent en altitude et voyagent sur des centaines, parfois des milliers de kilomètres. Elles traversent le Sénégal, puis continuent au-dessus de l'Atlantique. Rien de ce qui se passe dans la région n'en est la cause.
À quelle période la région de Louga est-elle la plus exposée ?
L'essentiel des épisodes se concentre de décembre à mars, quand l'harmattan souffle du nord-est et que les sols sont secs. Des poussées restent possibles en avril et jusqu'au début de l'hivernage, souvent liées aux premiers orages. En pleine saison des pluies, l'air redevient limpide.
Qu'est-ce que la brume sèche ?
C'est un ciel laiteux, blanchi, sans le moindre nuage, avec un horizon qui disparaît. La différence avec la brume ordinaire tient à l'humidité : ici l'air est sec, ce sont des particules solides qui voilent la vue. Elle peut durer plusieurs jours sans que le vent se lève au sol.
Toutes les régions du Sénégal sont-elles touchées de la même façon ?
Non. Le nord et l'est reçoivent les masses d'air continentales en premier et subissent les épisodes les plus denses et les plus longs. Le littoral est souvent mieux loti quand l'alizé maritime s'installe et repousse l'air chargé vers l'intérieur. Mais un épisode fort recouvre tout le pays.
Faut-il annuler un trajet routier un jour de forte poussière ?
Pas forcément, mais adaptez-le. La visibilité peut tomber très bas en quelques minutes, surtout au passage d'une bourrasque. Allumez les feux, ralentissez, augmentez les distances et évitez les dépassements. Reportez plutôt les longs trajets de nuit, où la poussière et l'obscurité s'additionnent.
La poussière abîme-t-elle les panneaux solaires ?
Elle ne les abîme pas, mais elle réduit leur production en formant un voile sur le verre. Après un épisode marqué, un simple rinçage à l'eau claire restitue une bonne partie du rendement. Sur les grandes installations de la région, ce nettoyage devient une opération de saison sèche à part entière.
Que faire chez soi pendant un épisode de poussière ?
Fermez les fenêtres exposées au vent, notamment côté nord-est. Nettoyez à l'eau plutôt qu'au balai. Couvrez les réserves d'eau et les aliments. Limitez les jeux dehors pour les enfants et gardez le traitement à portée de main si quelqu'un est asthmatique à la maison.
Quel est l’indice poussière à Louga aujourd’hui ?
1 sur 5 (faible), soit 12 µg/m³ de PM10.