Poussière et harmattan à Saint-Louis
Prévision · mise à jour à 15 h 35
La région de Saint-Louis affiche un indice de poussière 1, soit un niveau faible, avec 13 µg/m³ de particules en suspension. Le point sur l'épisode en cours.
jeudi 3 septembre · Saint-Louis · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 13 µg/m³ · PM2,5 7 µg/m³ · épaisseur optique 0,20
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible30 µg/m³
- Ven 41faible45 µg/m³
- Sam 53élevée168 µg/m³
- Dim 62modérée70 µg/m³
- Lun 71faible46 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mer 2 | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | 2 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 |
| Dim 6 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Saint-Louis, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 13 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 3 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé.
Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales
Un phénomène qui dépasse la région
La poussière qui blanchit le ciel de Saint-Louis n’est pas produite sur place. Elle vient de très loin.
Dans les zones sèches du Sahara et du Sahel, le vent arrache aux sols nus des particules extrêmement fines. Elles montent, se répartissent en altitude, puis voyagent en nappe au-dessus de l’Afrique de l’Ouest avant de partir vers l’Atlantique.
Le Sénégal se trouve sur ce chemin. Aucune décision locale n’y change quoi que ce soit. En revanche, savoir quand la nappe passe permet de s’organiser, et c’est tout l’intérêt d’un suivi régional.
Trois façons d’arriver
La poussière ne se manifeste pas toujours de la même manière, et la différence compte.
Le premier cas est l’harmattan installé. Ce vent continental, sec, venu du nord-est, souffle des jours entiers entre novembre et mars. Il assèche les lèvres et la gorge, ternit la lumière et dépose une fine couche sur les meubles.
Le deuxième cas est la brume sèche persistante. Le vent est faible au sol, le ciel reste sans nuage, et pourtant l’horizon a disparu. La nappe passe au-dessus de la région sans se signaler autrement que par cette lumière blanche caractéristique.
Le troisième cas est le plus spectaculaire. En début ou en fin d’hivernage, une ligne de grains arrive de l’est et pousse devant elle un mur de poussière. Le jour tombe en quelques minutes, une bourrasque violente balaie tout, puis la pluie arrive et lave l’air.
Pourquoi votre région n’est pas logée à la même enseigne
Le nord et l’est du pays reçoivent l’air continental en premier. Les épisodes y sont plus denses, plus fréquents, plus longs.
Les régions du littoral bénéficient souvent de l’alizé maritime, ce vent de nord à nord-ouest qui ramène de l’air venu de l’océan et repousse la nappe vers l’intérieur. Cette protection n’est pas garantie : lorsque le flux continental l’emporte, la côte est touchée comme le reste.
Les régions du sud, plus humides et plus boisées, connaissent des épisodes plus courts, et leur saison sèche est plus brève.
Ce que la poussière change concrètement
Sur la route, la visibilité peut chuter brutalement. Allumez les feux, ralentissez, laissez de la distance.
À la maison, le dépôt s’insinue partout. Nettoyez à l’eau, jamais au balai sec, qui remet tout en suspension.
Pour la santé, les gorges irritées, les yeux qui piquent et les toux sèches se multiplient pendant les épisodes. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont les premiers concernés.
Pour le matériel enfin, tout ce qui filtre ou qui capte souffre : filtres à air des véhicules, ventilateurs, panneaux solaires. Prévoyez un entretien plus fréquent pendant toute la saison sèche.
À Saint-Louis, porte du Sahel sénégalais, la poussière venue du désert marque le quotidien durant une grande partie de l'année. Les particules minérales transportées par le vent réduisent la visibilité, chargent l'atmosphère et altèrent la qualité de l'air. Ce phénomène dépend étroitement du rythme des saisons : dès la fin de l'hivernage, les sols nus se dessèchent et les vents continentaux soufflent sans obstacle sur la région.
L'action de l'harmattan et la saison sèche
De novembre jusqu'au mois de mai, les flux continentaux d'est et de nord-est prennent le dessus. L'harmattan véhicule de fines particules de sable et de poussière depuis les zones désertiques vers la basse vallée du fleuve. Dans la région de saint louis, l'humidité chute alors brutalement. Le ciel prend une teinte laiteuse et le soleil perd de son éclat direct.
Le cumul annuel de pluie est modeste, avec seulement 171,6 mm sur l'ensemble de l'année. Dès que les averses disparaissent en fin d'année, la terre s'effrite sous le vent. L'absence de couverture végétale dense laisse le sol exposé. La poussière s'élève au passage des rafales et stagne au-dessus de la ville, formant une brume sèche tenace.
De Ross-Béthio à la côte, une trajectoire exposée
Le vent de sable ne s'arrête pas aux limites de la ville. Les vastes étendues plates du Walo et de l'arrière-pays accentuent le transport des particules. À Ross-Béthio, située à 47,1 km, comme sur l'axe qui descend vers Louga à 52,6 km, les suspensions désertiques balayent les pistes et les routes nationales.
Les automobilistes constatent une baisse importante de la visibilité sur les axes ouverts, souvent en milieu de journée quand le vent souffle fort. Sur la côte, la brise marine atténue parfois cette charge de poussière en fin d'après-midi, mais dès que le vent de terre reprend la nuit, l'air se sature à nouveau de particules fines.
Impacts de la poussière sur la santé et les activités
L'inhalation prolongée de cette poussière minérale provoque des irritations des voies respiratoires, de la toux et des conjonctivites. Les personnes asthmatiques ou fragiles doivent limiter leurs sorties aux heures où le vent soulève la terre. Dans les maisons, la poussière s'infiltre sous les portes et recouvre rapidement les meubles.
Les activités économiques sont également touchées. Les commerces de rue et les étals de denrées alimentaires doivent être soigneusement couverts pour éviter les dépôts de silice. Les équipements mécaniques et les moteurs subissent aussi une usure accélérée en raison de ces minuscules grains abrasifs en suspension dans l'air.
L'apaisement temporaire durant les pluies
Le cycle de la poussière se brise véritablement lorsque la mousson s'installe. La saison des pluies se concentre principalement d'août à septembre, totalisant 129,9 mm d'eau sur ces deux seuls mois. Avec 67,4 mm enregistrés au cours du mois d'août, les premières fortes averses nettoient le ciel et fixent la poussière au sol.
L'atmosphère devient plus claire et l'air plus respirable. Mais cette accalmie reste brève : dès le mois d'octobre, qui reste le mois le plus chaud de l'année avec 32,3 °C de température maximale, la terre sèche à nouveau à grande vitesse. Dès novembre, où il ne tombe que 0,6 mm d'eau, l'harmattan reprend ses droits sur toute la zone.
Météo complète à Saint-Louis · Vent et rafales à Saint-Louis · Météo à Ross-Béthio · Bulletin officiel de l'ANACIM · Carte de vigilance météo
Saint-Louis en quelques faits
- Saint-Louis se tient à l'embouchure du fleuve Sénégal, à environ 180 km à vol d'oiseau de Dakar.
- Le centre historique occupe une île, entre un bras du fleuve et la Langue de Barbarie.
- Le pont Faidherbe relie l'île au continent.
- La ville est inscrite au patrimoine mondial.
- Le parc aux oiseaux du Djoudj se trouve dans le delta, au nord de la ville.
Saint-Louis occupe une position rare. La ville est posée à l’embouchure du fleuve Sénégal, à environ 180 km à vol d’oiseau de Dakar. Son centre historique tient sur une île, serrée entre un bras du fleuve et la Langue de Barbarie, le long cordon de sable qui la sépare de l’océan. Le pont Faidherbe la relie au continent. Le relief est plat et l’eau est partout : bras du fleuve, marigots, plans d’eau du delta.
Le temps, ici, est d’abord marin. L’alizé de secteur nord-ouest balaie la ville une bonne partie de la saison sèche et retient la chaleur, alors que l’intérieur du pays cuit déjà. L’hivernage arrive tard et reste court, resserré sur le cœur de l’été. En pleine saison sèche, l’harmattan prend parfois le dessus et voile le ciel d’une poussière laiteuse.
La pêche, le tourisme culturel et la riziculture du delta vivent au rythme de ce temps. L’érosion de la Langue de Barbarie, ouverte par une brèche, reste la préoccupation du littoral. Station de référence : Saint-Louis aéroport.
Questions fréquentes
D'où vient la poussière qui recouvre Saint-Louis ?
Du Sahara et du Sahel, où le vent arrache des particules très fines aux sols nus des zones sèches. Ces poussières montent en altitude et voyagent sur des centaines, parfois des milliers de kilomètres. Elles traversent le Sénégal, puis continuent au-dessus de l'Atlantique. Rien de ce qui se passe dans la région n'en est la cause.
À quelle période la région de Saint-Louis est-elle la plus exposée ?
L'essentiel des épisodes se concentre de décembre à mars, quand l'harmattan souffle du nord-est et que les sols sont secs. Des poussées restent possibles en avril et jusqu'au début de l'hivernage, souvent liées aux premiers orages. En pleine saison des pluies, l'air redevient limpide.
Qu'est-ce que la brume sèche ?
C'est un ciel laiteux, blanchi, sans le moindre nuage, avec un horizon qui disparaît. La différence avec la brume ordinaire tient à l'humidité : ici l'air est sec, ce sont des particules solides qui voilent la vue. Elle peut durer plusieurs jours sans que le vent se lève au sol.
Toutes les régions du Sénégal sont-elles touchées de la même façon ?
Non. Le nord et l'est reçoivent les masses d'air continentales en premier et subissent les épisodes les plus denses et les plus longs. Le littoral est souvent mieux loti quand l'alizé maritime s'installe et repousse l'air chargé vers l'intérieur. Mais un épisode fort recouvre tout le pays.
Faut-il annuler un trajet routier un jour de forte poussière ?
Pas forcément, mais adaptez-le. La visibilité peut tomber très bas en quelques minutes, surtout au passage d'une bourrasque. Allumez les feux, ralentissez, augmentez les distances et évitez les dépassements. Reportez plutôt les longs trajets de nuit, où la poussière et l'obscurité s'additionnent.
La poussière abîme-t-elle les panneaux solaires ?
Elle ne les abîme pas, mais elle réduit leur production en formant un voile sur le verre. Après un épisode marqué, un simple rinçage à l'eau claire restitue une bonne partie du rendement. Sur les grandes installations de la région, ce nettoyage devient une opération de saison sèche à part entière.
Que faire chez soi pendant un épisode de poussière ?
Fermez les fenêtres exposées au vent, notamment côté nord-est. Nettoyez à l'eau plutôt qu'au balai. Couvrez les réserves d'eau et les aliments. Limitez les jeux dehors pour les enfants et gardez le traitement à portée de main si quelqu'un est asthmatique à la maison.
Quel est l’indice poussière à Saint-Louis aujourd’hui ?
1 sur 5 (faible), soit 13 µg/m³ de PM10.