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Pluie tombée sur sept jours au Sénégal

Cumul arrêté jeudi 3 septembre à 13 h

Sept jours de pluie additionnés, région par région, vus depuis l'espace. C'est l'échelle qui compte pour les champs, les mares et les nappes : une averse isolée ne dit rien, une semaine de cumuls dit tout.

Pluie 7 jours · carte du Sénégal

arrêté au Jeu 3 13 h
Pluie tombée (mm)
  1. 1
  2. 5
  3. 10
  4. 20
  5. 50
  6. 100
Liste des lieux

En résumé

Sur les sept derniers jours, il a plu sur Kédougou, Matam, Saint-Louis, Kolda et ailleurs, avec 37 mm à Kédougou. Le point le plus arrosé du pays a reçu environ 110 mm, souvent loin de toute ville : l’hivernage tombe par cellules de quelques kilomètres. Cette carte dit d’abord où l’eau est tombée : suivez les taches, elles dessinent le passage des orages.

Mis à jour (17 h 38) · Mentions légales

Ce que le cumul de sept jours raconte

Additionner une semaine de pluie change complètement la lecture. Sur vingt-quatre heures, on voit un événement : un grain qui est passé, une nuit d’orage. Sur sept jours, on voit un régime : les zones régulièrement arrosées, celles qui n’ont reçu qu’une averse, celles que la mousson n’a pas encore atteintes.

C’est l’échelle utile aux décisions lentes. Semer ou attendre, déplacer un troupeau, jauger le remplissage d’une mare, comprendre pourquoi une piste latéritique reste impraticable alors qu’il n’a pas plu depuis deux jours : toutes ces questions se lisent mieux sur une semaine que sur une journée.

Le gradient nord-sud, visible d’un coup d’œil

Le Sénégal est un pays de contrastes pluviométriques extrêmes. La Casamance reçoit chaque année plusieurs fois ce que reçoit la vallée du fleuve. Sur cette carte, ce contraste saute aux yeux pendant tout l’hivernage : le sud reste coloré semaine après semaine, tandis que le nord alterne des périodes vides et de brefs épisodes.

Ce gradient se déplace aussi dans le temps. La mousson remonte depuis le sud en mai et juin, atteint son extension maximale en août, puis redescend en septembre et octobre. En suivant cette carte d’une semaine à l’autre, on voit littéralement la limite nord des pluies monter puis redescendre.

Comparer une zone à une autre

La force de cette carte est sa couverture : aucune partie du pays n’est aveugle, y compris là où il n’existe aucune station au sol. Sur sept jours, la forme des zones arrosées se dessine avec netteté.

Servez-vous-en pour comparer : votre commune et sa voisine, le sud et le nord, cette semaine et la précédente. C’est cette comparaison qui décide d’un semis, d’un déplacement de troupeau ou d’une mise en culture de bas-fond. Pour le cumul exact d’un point, la page pluie de la commune et les relevés de l’ANACIM donnent le chiffre.

Questions fréquentes

Pourquoi regarder sept jours plutôt qu'une journée ?

Parce que la terre ne travaille pas à la journée. Une averse unique fait lever la graine puis la laisse mourir si rien ne suit. Ce qui compte pour un semis, un pâturage ou le remplissage d'une mare, c'est la répétition. Le cumul de sept jours montre d'un coup d'œil quelles zones ont été régulièrement arrosées et lesquelles n'ont reçu qu'un coup de pluie sans lendemain.

Quel cumul hebdomadaire est considéré comme normal en hivernage ?

Cela dépend fortement du lieu et du mois. En août, cœur de saison, une semaine ordinaire apporte de trente à soixante millimètres en Casamance et au Sénégal oriental, souvent moins de vingt dans le nord du pays. Pour comparer votre commune à sa propre normale calculée sur trente ans, ouvrez sa page climat plutôt que cette carte.

Sur quoi repose ce cumul ?

Sur les images du ciel, publiées toutes les demi-heures et additionnées sur sept jours, soit trois cent trente-six images. Cette accumulation efface les hasards d'une image isolée : la forme des zones arrosées ressort nettement, et c'est elle qui compte à cette échelle.

Peut-on savoir si l'hivernage est en avance ou en retard ?

En partie. Le cumul de sept jours dit où l'eau tombe en ce moment, et donc jusqu'où la mousson est remontée vers le nord. Une carte de juin encore vide au-dessus de Louga et Matam signale une installation lente. Mais pour parler d'avance ou de retard, il faut comparer aux normales de chaque commune, que porte la page climat.

Cette carte annonce-t-elle les crues du fleuve Sénégal ?

Pas directement, et il faut regarder ailleurs. Le fleuve Sénégal se remplit surtout de pluies tombées en Guinée et au Mali, hors du cadre de cette carte, et l'onde de crue met plusieurs jours à descendre jusqu'à Bakel, Matam puis Podor. Suivez les hauteurs d'eau relevées aux stations pour cela.

Cette carte remplace-t-elle les relevés de l'ANACIM ?

Non, elle les complète. Chaque couleur vaut pour un carré d'environ onze kilomètres de côté : c'est l'outil qui montre la répartition de la pluie dans l'espace, y compris là où aucune station ne mesure. Pour le chiffre exact d'une ville, les relevés de l'ANACIM restent la référence du pays.