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Qualité de l’air à Guéoul et niveau de poussière

Prévision · mise à jour à 18 h 35

L'air de Guéoul affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 16 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Guéoul · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 16 µg/m³ · PM2,5 10 µg/m³ · épaisseur optique 0,22

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible20 µg/m³
  2. Ven 41faible38 µg/m³
  3. Sam 53élevée177 µg/m³
  4. Dim 62modérée51 µg/m³
  5. Lun 71faible44 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 21111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111111111111111
Sam 5111111111223333333222222
Dim 6221111111111111111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Guéoul, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 16 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 3 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.

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Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Guéoul vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Guéoul mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

À Guéoul, commune carrefour de 8 003 habitants dans la région de Louga, la qualité de l’air dépend directement du rythme des saisons sahéliennes. Située sur l’axe routier menant vers Kébémer à 16,8 km et Louga à 20 km, la ville subit le passage régulier des vents secs et des poussières minérales en provenance du désert. Durant la saison sèche, les particules fines en suspension restent nombreuses dans l’atmosphère locale. Pendant l’hivernage, les pluies lavent le ciel et offrent un répit salutaire pour les voies respiratoires des riverains.

Les poussières désertiques et les vents secs du nord

Le quotidien de la localité de gueoul est fortement marqué par l’harmattan. Ce vent continental chaud et sec transporte de grandes quantités de sable très fin depuis les zones arides vers l’intérieur du pays. Durant les mois les plus secs comme avril et mai, où il tombe 0 mm d’eau, la terre nue s’effrite sous les rafales et alimente le voile de poussière au sol.

Dans cette zone du bassin arachidier, le sol sableux se soulève au moindre souffle d’air. Les particules fines restent alors piégées dans les basses couches de l’atmosphère, surtout au lever du jour lorsque le vent commence à forcer. Ce phénomène crée une brume sèche persistante qui réduit la visibilité le long de la route nationale et irrite les yeux comme la gorge des habitants.

Le lessivage de l’atmosphère pendant l’hivernage

L’arrivée de l’hivernage modifie profondément la composition de l’air à Guéoul. Entre juillet et septembre, la mousson humide prend le relais et apporte un cumul de 220,6 mm de pluie. Le mois d’août est le plus arrosé avec 97,5 mm d’eau répartis sur près de 12 jours de pluie. Ces averses puissantes rabattent immédiatement les poussières au sol et nettoient la couche d’air respirée par la population.

Durant cette période pluvieuse, la végétation renaissante fixe la terre des champs et empêche son envol. Les concentrations de poussière chutent à leurs valeurs les plus faibles de l’année. L’air devient plus limpide, même si l’humidité relative monte en flèche avec des températures nocturnes qui atteignent 24,7 °C en septembre.

La chaleur tardive et la reprise des particules

Dès le mois d’octobre, les averses s’arrêtent rapidement avec seulement 22,3 mm relevés. Les températures maximales grimpent pour atteindre 34,5 °C en octobre puis 34,7 °C en novembre, qui constitue le mois le plus chaud de l’année. Avec cette forte chaleur, le sol perd toute son humidité en quelques semaines.

Le trafic routier sur l’axe central, ajouté aux pistes menant vers les villages agricoles comme Ngourane à 8 km, produit des nuages de poussière locale à chaque passage de véhicule lourd. La circulation motorisée et les travaux agricoles soulèvent à nouveau la terre asséchée. Les capteurs au sol et les observations par satellite confirment alors une remontée progressive des indices de particules fines jusqu’au cœur de la saison fraîche en janvier, où les nuits descendent à 17,6 °C.

Conseils pratiques pour préserver sa santé

Lorsque le ciel se teinte d’ocre et que le vent d’est souffle avec vigueur, les personnes fragiles doivent adapter leurs activités. Les enfants, les personnes âgées et les sujets souffrant d’asthme doivent limiter les efforts physiques prolongés en plein air. Le port d’un tissu humide ou d’un masque reste efficace pour filtrer les plus grosses particules de terre lors des déplacements aux abords des pistes.

À la maison, fermez les ouvertures exposées au vent pendant les heures les plus venteuses de la journée pour empêcher le sable d’entrer dans les pièces de repos. Un balayage humide des cours intérieures évite également de remettre en suspension la poussière déjà déposée sur le sol.

Guéoul en quelques faits

  • Guéoul est un bourg carrefour du département de Kébémer.
  • Il se trouve à environ 145 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • La Grande Côte est à une trentaine de kilomètres à l'ouest.

Guéoul est un bourg de carrefour, dans le département de Kébémer. La route nationale y fait passer les camions et les cars, et le commerce local s’est organisé autour de ce flux. Le paysage reste celui du Cayor intérieur : sable, champs ouverts, arbres épars.

À cette distance de la mer, l’influence océanique n’est plus qu’un souvenir en journée. Elle se sent surtout la nuit, quand l’air venu de la Grande Côte fait un peu retomber la température. En pleine saison sèche, c’est l’harmattan qui domine : il assèche l’air, blanchit le ciel et dépose une fine couche de poussière sur les étals et sur les toits.

L’hivernage se joue sur peu d’épisodes, mais ils sont décisifs pour les cultures pluviales des environs. Après un grain, les pistes latérales deviennent glissantes avant de durcir en quelques heures de soleil. Le relevé le plus proche est celui de l’aéroport de Linguère.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Guéoul ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Comment évolue la qualite de l air guéoul au fil de l’année ?

La qualité de l’air varie selon les saisons. Elle est très bonne pendant l’hivernage de juillet à septembre grâce aux 220,6 mm de pluie qui lavent le ciel. En revanche, de novembre à mai, l’absence de pluie et l’harmattan apportent une brume de poussière dense qui dégrade l’air respiré.