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Qualité de l’air à Dagana et état de l'atmosphère

Prévision · mise à jour à 18 h 35

L'air de Dagana affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 18 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Dagana · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 18 µg/m³ · PM2,5 10 µg/m³ · épaisseur optique 0,24

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible25 µg/m³
  2. Ven 42modérée101 µg/m³
  3. Sam 54très élevée252 µg/m³
  4. Dim 62modérée73 µg/m³
  5. Lun 72modérée57 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 21111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111122222222222222
Sam 5222222222234444433332222
Dim 6222221111222111111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Dagana, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 18 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 4 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.

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Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Dagana vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Dagana mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

Située sur la rive gauche du fleuve Sénégal, la ville de Dagana respire au rythme des éléments sahéliens et des grands flux de poussière venus du Sahara tout proche. L’atmosphère locale dépend fortement de la saison et de la circulation des vents dans la région de Saint-Louis. La qualité de l'air y passe par des phases très contrastées au cours des douze mois de l'année, entre des périodes chargées en poussière minérale et de brefs répits offerts par les pluies d'hivernage.

Poussières du désert et vent sec dans le Walo

Pendant la plus grande partie de l'année, le ciel de Dagana subit directement l'influence des vents continentaux. Ces masses d'air sec transportent d'importantes quantités de poussières sahariennes sur tout le département. Ce phénomène touche également les localités voisines comme Richard-Toll, distante de 22,2 km. Lorsque ce flux s'installe, les particules restent en suspension dans l'atmosphère pendant plusieurs jours consécutifs, réduisant la visibilité à quelques kilomètres le long du fleuve.

Dans les rues sablonneuses de dagana, les activités de plein air exposent immédiatement les habitants à ce voile ocre. Les voies non bitumées et les terrains agricoles préparés pour les cultures favorisent aussi un soulèvement continu de particules fines sous l'action des rafales. Les personnes âgées et les enfants ressentent alors une gêne respiratoire persistante, des picotements aux yeux et une irritation de la gorge dès le lever du jour.

Le répit bref de la saison des pluies

Le climat local apporte un soulagement sensible à la fin de l'été. Avec seulement 156,4 mm de pluie par an sur la commune, la période de lavage de l'atmosphère reste très courte. L'essentiel de cette eau tombe d'août à septembre, représentant un total de 116,6 mm sur cette période. Le mois d'août est le plus pluvieux de l'année avec 61,5 mm enregistrés sur 8,3 jours de pluie, suivi de septembre avec 55,1 mm sur 7,6 jours.

Chaque passage pluvieux rabat brutalement les particules au sol et nettoie l'atmosphère. L'air devient limpide au-dessus du fleuve Sénégal et les poussières disparaissent momentanément des quartiers d'habitation. Toutefois, ce répit demeure de courte durée. Dès que le sol sèche sous l'effet du soleil, le vent soulève à nouveau le sable meuble et la qualité de l'air se dégrade rapidement.

Chaleur intense et stagnation des polluants

La température joue un rôle déterminant dans l'inconfort respiratoire des résidents. En mai, le thermomètre atteint une moyenne maximale de 39,7 °C, marquant le mois le plus chaud de l'année. Les mois d'avril avec 38,1 °C et de juin avec 39,2 °C créent également une chape de chaleur particulièrement lourde au sol.

Dans cette fournaise printanière, la poussière en suspension stagne près des habitations en l'absence de brassage d'air frais. Même lors du mois le plus frais en janvier, où la température minimale descend à 17,5 °C pour une maximale de 30,9 °C, l'air sec favorise la dispersion continue des sables fins sans aucun apport d'humidité.

Les brûlis agricoles le long de la vallée et les feux domestiques ajoutent une couche de fumée dense qui s'accumule dans les zones abritées du vent. Cette combinaison de fumées et de poussières désertiques rend l'air particulièrement lourd à respirer lors des journées sans brise le long des rives.

Surveillance officielle et bons réflexes

L'ANACIM suit l'évolution des masses d'air et publie des avis précis lorsque des nuages de poussière abordent le nord du pays. Ces bulletins permettent d'anticiper les arrivées massives de particules minérales en provenance des zones désertiques.

Durant les épisodes où le ciel devient grisâtre et terne, les habitants doivent limiter leurs déplacements inutiles à pied le long des pistes. Le port d'un tissu humide ou d'un masque sur le nez et la bouche protège efficacement les voies respiratoires des personnes fragiles. Il reste vivement conseillé de garder les ouvertures des maisons fermées pendant les heures les plus venteuses de la journée pour empêcher l'intrusion du sable fin dans les pièces à vivre.

Dagana en quelques faits

  • Dagana est installée sur la rive du fleuve Sénégal.
  • Des périmètres rizicoles irrigués entourent la ville.
  • Elle se trouve à environ 290 km à vol d'oiseau de Dakar.

Dagana vit du riz. Autour de la ville, les périmètres irrigués découpent la plaine en casiers réguliers, alimentés depuis le fleuve. On y mène deux campagnes dans l’année, l’une pendant l’hivernage, l’autre en saison sèche, et chacune a ses contraintes de temps.

La campagne d’hivernage craint l’excès : un orage mal placé couche les plants, et l’humidité favorise les maladies. La campagne de saison sèche, elle, se joue contre la chaleur et contre le vent. L’harmattan assèche les canaux et pousse la poussière sur les jeunes pousses ; les journées les plus chaudes obligent à irriguer davantage. La récolte et le séchage, enfin, demandent des jours secs d’affilée : une pluie tardive sur un tas de paddy coûte cher.

Le reste de l’année, la ville regarde le niveau du fleuve, qui monte lentement en fin d’hivernage avant de redescendre. La station la plus proche est celle de l’aéroport de Saint-Louis.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Dagana ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Comment évolue la qualite de l air dagana au cours de l'année ?

À Dagana, l'air est très souvent chargé de poussières du désert d'octobre à juin à cause des vents continentaux secs. L'atmosphère ne se nettoie réellement qu'au cours de l'hivernage, particulièrement en août et septembre, lorsque 116,6 mm de pluie tombent sur la ville et lavent le ciel.