MétéoSénégal

Régions

Modes

Qualité de l’air à Bokidiawé

Prévision · mise à jour à 18 h 35

L'air de Bokidiawé affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 14 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Bokidiawé · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 14 µg/m³ · PM2,5 6 µg/m³ · épaisseur optique 0,40

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible25 µg/m³
  2. Ven 43élevée181 µg/m³
  3. Sam 52modérée84 µg/m³
  4. Dim 62modérée65 µg/m³
  5. Lun 73élevée142 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111122222223333322222
Sam 5222211112222222222222222
Dim 6221111111111122222211111
Lun 7111111112222222333322212

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Bokidiawé, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 14 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 3 vendredi 4 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Bokidiawé vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Bokidiawé mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

À Bokidiawé, commune du Fouta dans la région de Matam, la pureté de l'atmosphère dépend directement des vents sahariens et du rythme des saisons. Le climat aride de la vallée expose le village à une atmosphère très sèche une grande partie de l'année. Avec seulement 189,3 mm de pluie par an, le sol sableux reste souvent découvert. Les vents du nord-est soulèvent la terre et créent de fréquents passages de poussière minérale qui altèrent la respiration des habitants.

Poussières du désert et vent d'est

Durant la longue saison sèche qui s'étire d'octobre à juin, l'harmattan souffle de manière régulière sur le nord-est du Sénégal. Ce vent continental transporte des masses denses de poussières désertiques depuis les zones arides du Sahara. À Bokidiawé, ces nuages ocres réduisent fortement la visibilité et chargent l'air en particules en suspension.

Le phénomène touche également les localités voisines comme Doumga Ouro Alpha, située à 7,6 km, et Thiarène à 13,5 km. Dans toute cette zone du fleuve, l'absence d'humidité transforme la moindre brise en tourbillon de poussière fine. Les personnes vulnérables ressentent alors des picotements aux yeux et une gêne respiratoire persistante dès le lever du jour.

Cette charge minérale forme un voile épais au-dessus des concessions. Le ciel perd sa couleur bleue limpide pour prendre une teinte laiteuse ou grise. Les capteurs et les observations transmises par satellite montrent que ces épisodes peuvent durer plusieurs jours consécutifs sans interruption notable du flux de vent.

Chaleurs extrêmes et qualité de l'air

L'élévation extrême des températures joue un rôle déterminant dans la dégradation de l'air ambiant. Le mois de mai est le plus étouffant de l'année, avec une température maximale moyenne de 41,4 °C. En avril et en juin, le thermomètre dépasse aussi régulièrement les 40 °C, avec respectivement 40 °C et 40,2 °C au plus chaud de la journée.

La canicule accentue l'assèchement complet de la terre et favorise la suspension des poussières au ras du sol. Dans la commune de bokidiawe, la chaleur intense maintient les particules en lévitation jusqu'au coucher du soleil. Les activités physiques en plein air deviennent alors particulièrement éprouvantes pour les poumons au cours des après-midi de printemps.

Ces conditions thermiques extrêmes fatiguent l'organisme. Le mélange d'air brûlant et de particules minérales fragilise les muqueuses des voies respiratoires supérieures, provoquant toux sèches et irritations chez les enfants comme chez les personnes âgées.

L'hivernage et le nettoyage par la pluie

Le passage des pluies de l'hivernage apporte un soulagement décisif à Bokidiawé. L'essentiel de l'eau tombe de juillet à septembre, avec un total de 164,7 mm sur ces trois mois. Le mois d'août est le plus arrosé avec 78 mm de pluie enregistrés, apportant une pause salutaire après les longs mois d'aridité.

Chaque grosse averse nettoie l'atmosphère en rabattant la poussière au sol et en humidifiant la surface de la terre. Le nombre annuel de jours de pluie reste limité à 27,5 jours, mais ces épisodes suffisent à verdir la végétation locale. Dès que les herbes couvrent le sol, l'envol de sable diminue nettement autour des habitations.

Toutefois, l'arrivée des orages s'accompagne souvent d'un puissant front de rafales. Juste avant les premières gouttes, ce coup de vent soulève un mur de poussière compact. La visibilité devient quasi nulle pendant quelques minutes avant que l'eau ne vienne enfin laver l'air.

Conseils pratiques face aux alertes de pollution

L'ANACIM publie régulièrement des avis de vigilance quand des nappes denses de poussière traversent la région de Matam. Lorsque la concentration en particules atteint un seuil critique, la population doit adopter des gestes simples pour limiter l'exposition de l'appareil respiratoire.

Il est recommandé de porter un masque protecteur ou d'humecter un tissu propre sur le nez et la bouche lors des déplacements le long des pistes. Les familles veillent à fermer hermétiquement portes et fenêtres des maisons, tout en évitant de brûler les déchets ménagers à l'air libre pour ne pas alourdir la fumée dans le quartier.

Les personnes souffrant d'asthme ou d'affections pulmonaires doivent garder leur traitement à portée de main et réduire tout effort physique à l'extérieur jusqu'à ce que les vents se calment.

Bokidiawé en quelques faits

  • Bokidiawé est une commune du département de Matam, à 36 km au nord-ouest du chef-lieu.
  • Thilogne est à dix-huit kilomètres à l'ouest.
  • Le village se trouve dans le Fouta, à distance de marche du fleuve.

Bokidiawé est un village de la vallée moyenne, avec ses cuvettes de décrue en avant et ses terres de dieri en arrière. L’émigration y tient une place importante et le village vit en partie au rythme des retours.

Le climat suit celui du Fouta : quatre mois de pluies possibles, huit mois sans, une saison chaude qui commence en mars et culmine en mai. Le contraste entre midi et le petit matin y atteint des valeurs qu’on ne connaît nulle part sur la côte.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Bokidiawé ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Comment suivre la qualite de l air bokidiawé ?

Vous pouvez consulter les bulletins officiels de l'ANACIM et les informations locales de Météo Sénégal. Les données surveillent la présence des poussières désertiques et des particules en suspension dans toute la région de Matam.