MétéoSénégal

Régions

Modes

Météo à Palmarin en septembre

Normales sur trente ans

Septembre garde la pluie et ajoute la crue. C'est le mois des grands cumuls dans le sud et de la montée des eaux dans la vallée. Normales à Palmarin : 130 mm sur 16.

Maximale en septembre 30° moyenne des après-midi
Minimale 25° moyenne des petits matins
Pluie du mois 130mm 16 jours de pluie

Les douze mois à Palmarin

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier30°19°2 mm037° (2020)
février31°20°1 mm039° (2020)
mars32°20°0 mm040° (2017)
avril32°20°0 mm041° (2020)
mai31°22°0 mm040° (1996)
juin30°24°7 mm137° (1991)
juillet30°25°64 mm935° (1995)
août29°25°186 mm1933° (2002)
septembre30°25°130 mm1633° (1991)
octobre31°25°36 mm537° (2017)
novembre33°23°1 mm037° (2018)
décembre31°20°2 mm036° (2016)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 3 septembre () · Mentions légales

En résumé

En septembre à Palmarin, comptez 30° l’après-midi et 25° au petit matin, 130 mm de pluie sur 16 jours. Record de chaleur du mois : 33° (30 septembre 1991) ; record de fraîcheur : 23°. Journée la plus arrosée observée : 104 mm le 5 septembre 2003. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (1 h 58) · Mentions légales

Septembre, la pluie et la crue

Deux phénomènes se superposent ce mois-ci, et ils n’ont pas la même origine.

Le premier est local : les orages continuent de traverser le pays et d’apporter des cumuls importants. Le second vient de loin : le fleuve Sénégal grossit d’une eau tombée des semaines plus tôt sur le haut bassin, très en amont.

C’est pour cela qu’un village de la vallée peut voir le fleuve monter alors qu’il n’a pas plu chez lui depuis plusieurs jours. La crue ne se lit pas dans le ciel, elle se lit sur l’échelle de la station.

Le maximum de la crue est généralement atteint en septembre ou en octobre à Bakel, à Matam et à Podor. La décrue qui suit est lente, et c’est elle qui permet les cultures de décrue en bordure du fleuve.

Des orages qui commencent à s’espacer

La saison n’est pas finie, mais elle change de rythme. Les lignes de grains se font moins fréquentes dans le nord dès la fin du mois, tandis que le sud continue d’être arrosé.

Cette sortie progressive suit le chemin inverse de l’installation : la pluie était montée du sud vers le nord en juin, elle se retire du nord vers le sud à partir de septembre.

Les normales de Palmarin situent votre localité dans ce mouvement, avec 130 mm de cumul sur 16.

La mer au plus doux

Sur le littoral, septembre est le meilleur mois de l’année pour l’eau. La remontée d’eaux froides a cessé depuis l’été, et la mer a eu le temps de se réchauffer.

La baignade est agréable partout, de la Grande Côte à la Casamance. Deux réserves valent d’être rappelées. Les orages lèvent une houle courte et désordonnée en peu de temps. Et les courants de retour, invisibles depuis la plage, restent le principal danger du littoral sénégalais, y compris par mer calme.

Rentrée, récoltes et grands rassemblements

Septembre est un mois chargé pour d’autres raisons que la météo. Les préparatifs de rentrée occupent les familles, avant une reprise des cours au début du mois d’octobre.

Aux champs, les cultures arrivent à maturité et les premières récoltes commencent selon les variétés et la date des semis.

Les grands rassemblements religieux, dont les dates suivent le calendrier hégirien et se déplacent chaque année, peuvent donc tomber en pleine fin d’hivernage selon les années. Quand c’est le cas, la question de la pluie s’ajoute à celle de la circulation et de l’hébergement. Regardez la prévision du jour, plus utile alors qu’une normale climatique.

Palmarin en quelques faits

  • La plage de Palmarin s'étire sur une langue de terre entre l'océan et le delta du Saloum.
  • Le village est à deux mètres au-dessus du niveau de la mer.
  • L'océan est à moins d'un kilomètre à l'ouest des habitations.
  • Le trait de côte y recule d'année en année.

Palmarin est une plage sans construction sur des kilomètres, ce qui en fait l’une des plus vastes du pays. La langue de terre qui la porte n’a qu’un kilomètre de large par endroits : l’océan est d’un côté, les tannes et les bolongs du delta de l’autre.

Cette étroitesse explique le recul du rivage, visible ici plus qu’ailleurs. Les baobabs tombés sur le sable et les souches découvertes à marée basse marquent l’ancienne ligne de plage.

L’eau est ouverte et le courant sensible. Le fond descend vite et la baignade se fait au petit fond, en gardant la dérive à l’œil. Le vent souffle presque en permanence, ce qui tempère des journées qui seraient sinon très chaudes à cette latitude.

Les oiseaux du delta viennent se poser sur les vasières juste derrière la plage, à quelques centaines de mètres. C’est un site à traverser à pied plutôt qu’à occuper.

Questions fréquentes

Pleut-il encore beaucoup en septembre ?

Oui. Septembre reste dans le cœur de l'hivernage et dispute souvent à août le titre de mois le plus arrosé. À Palmarin, le mois le plus pluvieux de l'année est août, et la normale de septembre y atteint 130 mm. Le sud du pays reçoit plus que le nord, comme toute l'année.

Pourquoi le fleuve Sénégal monte-t-il en septembre ?

Parce que la crue vient d'amont. Les pluies tombées sur le haut bassin mettent des semaines à descendre. La montée des eaux s'étale d'août à octobre, avec un maximum généralement atteint en septembre ou en octobre à Bakel, Matam et Podor. La décrue est ensuite lente.

La mer est-elle chaude en septembre ?

C'est la meilleure période de l'année pour la baignade. L'upwelling qui refroidissait le littoral de décembre à mai a disparu, et l'eau atteint sa température la plus douce. Attention toutefois à la houle qui accompagne les orages et aux courants, qui restent dangereux même par mer belle.

Les orages sont-ils plus rares en fin de mois ?

Ils commencent à s'espacer, du nord vers le sud. Les régions septentrionales sortent de la saison les premières, parfois dès la fin septembre. La Casamance, la Haute-Casamance et le Sénégal oriental continuent de recevoir des pluies plus longtemps, jusqu'en octobre.

Septembre est-il un bon mois pour visiter le Sénégal ?

C'est le mois le plus vert de l'année et la mer y est au plus doux. En contrepartie, il faut composer avec les orages de fin de journée, des pistes difficiles et une humidité forte. Pour les paysages et la baignade, c'est un très bon choix. Pour un programme serré, moins.

Que faut-il surveiller dans la vallée du fleuve ?

Le niveau de la station la plus proche de chez vous et sa tendance. Une cote qui monte régulièrement pendant plusieurs jours appelle des précautions : déplacer le bétail, surélever les biens, préparer un point de repli. La montée des eaux se lit sur plusieurs jours, jamais sur un relevé isolé.