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Météo à Ourossogui en mars

Normales sur trente ans

Mars sépare le pays en deux. Sur le littoral l'air reste respirable, dans les terres il pèse déjà. À Ourossogui, les normales donnent 38° le jour et 23° la nuit.

Maximale en mars 38° moyenne des après-midi
Minimale 23° moyenne des petits matins
Pluie du mois 0mm 0 jour de pluie

Les douze mois à Ourossogui

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier32°18°1 mm039° (1996)
février35°21°1 mm042° (2010)
mars38°23°0 mm044° (1998)
avril40°26°0 mm046° (2003)
mai42°28°1 mm047° (2016)
juin40°27°12 mm246° (1996)
juillet36°26°49 mm745° (1995)
août34°25°103 mm1145° (2004)
septembre35°26°64 mm843° (2005)
octobre38°26°14 mm343° (1995)
novembre37°23°0 mm041° (2019)
décembre33°20°1 mm040° (2016)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales

En résumé

En mars à Ourossogui, comptez 38° l’après-midi et 23° au petit matin, pratiquement sans pluie. Record de chaleur du mois : 44° (31 mars 1998) ; record de fraîcheur : 16°. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales

Deux Sénégal le même jour

Mars est le mois où le pays cesse d’être homogène. Le littoral et l’intérieur vivent des journées sans rapport l’une avec l’autre.

Sur la côte, l’alizé maritime souffle encore avec régularité. Il entre en fin de matinée, balaie la ville et le bord de mer, maintient une température de travail acceptable. Les terrasses restent fréquentables à midi.

Dans les terres, ce vent n’arrive pas. Le sol nu absorbe le soleil, la chaleur monte sans obstacle, et les après-midi deviennent lourds. Le Ferlo, la vallée du fleuve, le Sénégal oriental basculent nettement dans la saison chaude.

Les normales de Ourossogui donnent 38° de maximale. La valeur ne raconte pas tout : c’est la durée de la chaleur dans la journée, plus que son pic, qui fatigue en mars.

La poussière ne lâche pas encore

Mars clôt la période la plus chargée en poussière saharienne. Les épisodes s’espacent en fin de mois, mais le harmattan a encore de beaux restes. Un jour l’horizon s’ouvre jusqu’à la ligne d’eau, le lendemain il se referme à quelques centaines de mètres.

Cette alternance complique les activités qui demandent de la visibilité : navigation côtière, travaux en hauteur, aviation légère. Elle pèse aussi sur les personnes fragiles des voies respiratoires, pour qui le mois reste inconfortable.

Mer froide, pêche généreuse

L’eau est encore vive. L’upwelling continue de remonter des eaux profondes le long de la côte et retarde le réchauffement de la mer jusqu’en mai.

Pour les baigneurs, c’est le mauvais moment. Pour les pêcheurs, c’est l’inverse. Ces eaux froides sont riches en sels nutritifs, elles nourrissent le plancton, et le poisson suit. Les quais de la Grande Côte et du Cap-Vert travaillent bien, et les prix des marchés en profitent.

C’est aussi la saison où les pirogues rentrent chargées. Les mareyeurs suivent les débarquements de près, et le poisson part vite vers l’intérieur du pays, dans des camions qui roulent de nuit pour éviter la chaleur.

Ce que mars demande

Déplacez vos activités vers les extrémités de la journée. Le matin est le meilleur moment pour tout : marche, chantier, marché, visite.

Dans les régions de l’intérieur, prenez la chaleur au sérieux dès maintenant, sans attendre avril. Le corps n’y est pas encore habitué, et c’est justement au début de la saison chaude que les malaises sont les plus fréquents.

Si vous partez sur la côte pour la baignade, sachez que l’eau ne sera pas douce. Le meilleur du littoral en mars, c’est le vent, la lumière et le poisson, pas la température de l’eau.

Ourossogui en quelques faits

  • Ourossogui est le carrefour routier jumeau de Matam.
  • L'aéroport régional dessert la ville.
  • Elle se trouve à environ 455 km à vol d'oiseau de Dakar.

Ourossogui et Matam forment un couple : l’une au bord du fleuve, l’autre sur la route. Ourossogui est le nœud de circulation du Fouta oriental, avec son marché, ses garages et son aéroport régional. C’est aussi là que se trouve la station météorologique de référence pour toute la zone, celle dont les mesures horaires servent de repère à Matam, à Kanel et aux villages alentour.

Cela vaut la peine de le savoir quand on lit une observation. La station est en retrait du fleuve, sur des terres hautes et sèches. Elle enregistre donc la chaleur brute de l’intérieur, sans l’adoucissement, même léger, que l’on ressent près de l’eau.

Le reste suit le rythme du Fouta : chaleur écrasante avant les pluies, hivernage bref et orageux, longue saison sèche voilée de poussière. Les jours de grand vent, la visibilité tombe et les vols peuvent en souffrir.

Questions fréquentes

Quelle température fait-il à Ourossogui en mars ?

Les normales du mois s'établissent à 38° en journée et 23° au petit matin. Ces valeurs cachent un écart énorme entre littoral et intérieur. La même journée peut être douce à Dakar et déjà accablante à Matam ou à Tambacounda, sans que rien ne le laisse deviner à la lecture d'une moyenne nationale.

Pleut-il à Ourossogui au mois de mars ?

Non, sauf exception rarissime. Mars appartient au cœur de la saison sèche, la normale de pluie y est de 0 mm. Même dans l'extrême sud-est du pays, où l'hivernage démarre le plus tôt, les premières vraies averses n'arrivent pas avant la fin du printemps.

La mer est-elle chaude en mars sur la côte ?

Non, elle est encore froide. L'upwelling, cette remontée d'eaux profondes le long du littoral, fonctionne à plein régime jusqu'en mai. La baignade est vive, surtout sur la Grande Côte et autour du Cap-Vert. La Petite Côte et la Casamance sont un peu plus clémentes, sans être douces.

Y a-t-il encore de la poussière en mars ?

Oui. Mars ferme la période la plus chargée de l'année, qui court de décembre à mars. Les épisodes se raréfient vers la fin du mois, mais restent possibles. Le ciel alterne entre journées voilées et journées franchement dégagées quand le vent de mer reprend la main.

Mars est-il un bon mois pour voyager au Sénégal ?

C'est un excellent mois pour la côte et pour le sud, un mois plus exigeant pour le nord et l'est. Aucune pluie ne vient perturber les déplacements, les pistes sont sèches, et les journées durent déjà longtemps. Adaptez simplement votre programme à l'heure : visites le matin, repos en début d'après-midi.

Faut-il déjà se protéger de la chaleur en mars ?

Dans les terres, oui. Le Ferlo, la vallée du fleuve et le Sénégal oriental entrent dans leur période difficile. Évitez les efforts entre le milieu de la matinée et le milieu de l'après-midi, buvez régulièrement, et gardez un œil sur les enfants et les personnes âgées, qui perçoivent mal la soif.