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Météo à Ndoffane en juillet

Normales sur trente ans

Juillet est le mois où la campagne repart. Les orages deviennent réguliers et les champs se couvrent. Normales à Ndoffane : 108 mm de pluie répartis sur 13.

Maximale en juillet 32° moyenne des après-midi
Minimale 24° moyenne des petits matins
Pluie du mois 108mm 13 jours de pluie

Les douze mois à Ndoffane

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier32°18°2 mm039° (2020)
février34°20°1 mm041° (2020)
mars36°21°0 mm043° (2020)
avril37°21°0 mm043° (2020)
mai37°22°1 mm043° (2008)
juin35°24°15 mm240° (2020)
juillet32°24°108 mm1341° (1995)
août30°24°236 mm2238° (2019)
septembre31°24°175 mm1834° (2016)
octobre33°24°46 mm738° (2017)
novembre34°22°1 mm039° (2019)
décembre32°20°2 mm038° (2019)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales

En résumé

En juillet à Ndoffane, comptez 32° l’après-midi et 24° au petit matin, 108 mm de pluie sur 13 jours. Record de chaleur du mois : 41° (5 juillet 1995) ; record de fraîcheur : 21°. Journée la plus arrosée observée : 64 mm le 31 juillet 2007. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales

Juillet, le mois des semis

Le pays se met au travail. Dès que les pluies s’installent, tout s’accélère : labours, semis d’arachide, de mil, de maïs, de niébé. Les familles se déplacent vers les champs, les journées commencent avant le jour.

Le rythme agricole de juillet dépend entièrement de la date de la première pluie utile. Une saison qui démarre tôt donne du temps aux cultures. Une saison qui tarde raccourcit tout le calendrier et pousse à semer des variétés à cycle court.

C’est pourquoi 13 compte autant que 108 mm : la répartition des pluies pèse plus lourd, pour les cultures, que le total du mois.

Comment tombe la pluie en juillet

Elle ne tombe pas tous les jours, et elle ne tombe pas doucement. Elle arrive par lignes de grains, ces orages organisés qui traversent le pays d’est en ouest.

L’épisode type dure moins de deux heures. Le ciel se ferme, une rafale violente précède la pluie, l’eau tombe en quantité, puis le calme revient et le sol se met à fumer sous le soleil retrouvé.

Entre deux lignes de grains, il peut faire beau plusieurs jours d’affilée. Un mois d’hivernage compte beaucoup plus d’heures de soleil que ne le croient ceux qui ne connaissent que la pluie européenne.

Se déplacer entre deux grains

La règle est simple : faites le matin ce qui compte. Les orages privilégient la fin de journée et la nuit.

Sur les pistes, l’eau est le premier danger, la boue le second. Un bas-fond franchi sans difficulté à l’aller peut devenir impraticable au retour. En ville, les points bas se remplissent en quelques minutes lors d’une forte averse, et l’eau met bien plus longtemps à repartir qu’à arriver.

Les rafales de tête méritent autant d’attention que la pluie. Elles couchent les arbres, arrachent les tôles mal fixées et font tomber des lignes électriques. Mettez-vous à l’abri dès que le ciel s’assombrit à l’est, sans attendre les premières gouttes.

La mer change de visage

Sur le littoral, juillet marque la fin de l’eau froide. L’upwelling, qui remontait des eaux profondes depuis le début de l’année, faiblit. La mer se réchauffe et devient franchement accueillante.

Le revers, c’est l’instabilité. Un orage qui arrive sur la côte lève une mer désordonnée en peu de temps, et les sorties en pirogue deviennent risquées. Regardez l’état de la mer et le vent avant d’embarquer, pas seulement le ciel au-dessus de vous.

Les campements et les hôtels de bord de mer sont plus calmes qu’en pleine saison touristique. Pour qui accepte la pluie de fin de journée, c’est un bon moment pour le littoral.

Ndoffane en quelques faits

  • Ndoffane est un bourg agricole du Saloum, dans la région de Kaolack.
  • Les cultures d'arachide et de mil y sont menées en pluvial.
  • Ndoffane est à environ 185 km à vol d'oiseau de Dakar.

À Ndoffane, il n’existe pas de filet de sécurité : les champs boivent la pluie qui tombe, et rien d’autre. La commune se trouve à environ 185 km à vol d’oiseau de Dakar, dans un Saloum agricole où l’arachide et le mil sont conduits en pluvial, sans irrigation.

Une seule date compte vraiment, celle de la première pluie utile. Semer trop tôt, sur une averse isolée qui n’est pas suivie, condamne les jeunes plants ; semer trop tard raccourcit le cycle et pénalise le rendement. Les familles arbitrent chaque année sur cette question, avec l’expérience et ce que dit la prévision.

La suite se joue sur les interruptions. Une pause d’une dizaine de jours en plein août fait plus de dégâts qu’une saison globalement moins arrosée mais régulière.

Après octobre, la commune entre dans sa longue saison sèche. Le vent tourne au nord-est, l’air perd son humidité, la poussière s’installe jusqu’en mars et les nuits deviennent fraîches.

Questions fréquentes

Pleut-il beaucoup à Ndoffane en juillet ?

Juillet ouvre le cœur de l'hivernage. La pluie devient régulière sur presque tout le pays, avec de fortes différences du nord au sud. La normale du mois à Ndoffane est de 108 mm, répartie sur 13. Retenez surtout la répartition : peu de jours, mais des cumuls importants sur ces jours-là.

À quelle heure tombent les orages en juillet ?

Le plus souvent en fin d'après-midi, dans la soirée ou pendant la nuit. Les lignes de grains se forment à l'est en journée et atteignent le centre puis la côte plusieurs heures plus tard. Les matinées sont donc souvent utilisables, ce qui explique pourquoi tout se fait tôt en hivernage.

Fait-il plus frais en juillet ?

Les maximales baissent par rapport à mai et juin, autour de 32°, parce que les nuages font écran et que la pluie rafraîchit l'air. Mais l'humidité est très élevée. Le ressenti reste lourd, en particulier la nuit, où la température ne descend plus beaucoup.

Les routes sont-elles praticables en juillet ?

Les routes goudronnées, oui, avec de la prudence après une averse. Les pistes de brousse, beaucoup moins : elles deviennent glissantes puis boueuses, et les bas-fonds se remplissent vite. Ne traversez jamais un passage d'eau dont vous ne voyez pas le fond, le courant est plus fort qu'il n'y paraît.

Quand semer en hivernage ?

Après une pluie qui humidifie le sol en profondeur, et quand les pluies se sont installées. Une averse isolée suivie d'une semaine sèche détruit la levée. Juillet est le mois des semis pour une grande partie du bassin arachidier, plus tôt au sud, plus tard dans la vallée du fleuve.

La mer se réchauffe-t-elle en juillet ?

Oui, nettement. L'upwelling qui refroidissait le littoral depuis décembre s'estompe. L'eau devient plus douce le long de la côte, et la baignade beaucoup plus agréable qu'au printemps. En revanche, la houle et les orages peuvent rendre certaines sorties en mer délicates.