Météo à Mékhé en mars
Normales sur trente ans
Mars sépare le pays en deux. Sur le littoral l'air reste respirable, dans les terres il pèse déjà. À Mékhé, les normales donnent 33° le jour et 18° la nuit.
Les douze mois à Mékhé
sur trente ans| Mois | Max. | Min. | Pluie | Jours de pluie | Record chaud |
|---|---|---|---|---|---|
| janvier | 31° | 17° | 2 mm | 0 | 39° (2016) |
| février | 32° | 18° | 2 mm | 0 | 40° (2010) |
| mars | 33° | 18° | 0 mm | 0 | 42° (2017) |
| avril | 33° | 19° | 0 mm | 0 | 43° (2016) |
| mai | 33° | 20° | 0 mm | 0 | 43° (2020) |
| juin | 33° | 22° | 4 mm | 1 | 43° (2015) |
| juillet | 32° | 23° | 47 mm | 7 | 39° (2014) |
| août | 31° | 24° | 124 mm | 14 | 37° (2019) |
| septembre | 31° | 24° | 110 mm | 13 | 39° (1991) |
| octobre | 34° | 24° | 26 mm | 4 | 41° (1992) |
| novembre | 35° | 21° | 1 mm | 0 | 40° (2017) |
| décembre | 32° | 19° | 2 mm | 0 | 38° (2016) |
Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.
Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales
En résumé
En mars à Mékhé, comptez 33° l’après-midi et 18° au petit matin, pratiquement sans pluie. Record de chaleur du mois : 42° (29 mars 2017) ; record de fraîcheur : 13°. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.
Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales
Deux Sénégal le même jour
Mars est le mois où le pays cesse d’être homogène. Le littoral et l’intérieur vivent des journées sans rapport l’une avec l’autre.
Sur la côte, l’alizé maritime souffle encore avec régularité. Il entre en fin de matinée, balaie la ville et le bord de mer, maintient une température de travail acceptable. Les terrasses restent fréquentables à midi.
Dans les terres, ce vent n’arrive pas. Le sol nu absorbe le soleil, la chaleur monte sans obstacle, et les après-midi deviennent lourds. Le Ferlo, la vallée du fleuve, le Sénégal oriental basculent nettement dans la saison chaude.
Les normales de Mékhé donnent 33° de maximale. La valeur ne raconte pas tout : c’est la durée de la chaleur dans la journée, plus que son pic, qui fatigue en mars.
La poussière ne lâche pas encore
Mars clôt la période la plus chargée en poussière saharienne. Les épisodes s’espacent en fin de mois, mais le harmattan a encore de beaux restes. Un jour l’horizon s’ouvre jusqu’à la ligne d’eau, le lendemain il se referme à quelques centaines de mètres.
Cette alternance complique les activités qui demandent de la visibilité : navigation côtière, travaux en hauteur, aviation légère. Elle pèse aussi sur les personnes fragiles des voies respiratoires, pour qui le mois reste inconfortable.
Mer froide, pêche généreuse
L’eau est encore vive. L’upwelling continue de remonter des eaux profondes le long de la côte et retarde le réchauffement de la mer jusqu’en mai.
Pour les baigneurs, c’est le mauvais moment. Pour les pêcheurs, c’est l’inverse. Ces eaux froides sont riches en sels nutritifs, elles nourrissent le plancton, et le poisson suit. Les quais de la Grande Côte et du Cap-Vert travaillent bien, et les prix des marchés en profitent.
C’est aussi la saison où les pirogues rentrent chargées. Les mareyeurs suivent les débarquements de près, et le poisson part vite vers l’intérieur du pays, dans des camions qui roulent de nuit pour éviter la chaleur.
Ce que mars demande
Déplacez vos activités vers les extrémités de la journée. Le matin est le meilleur moment pour tout : marche, chantier, marché, visite.
Dans les régions de l’intérieur, prenez la chaleur au sérieux dès maintenant, sans attendre avril. Le corps n’y est pas encore habitué, et c’est justement au début de la saison chaude que les malaises sont les plus fréquents.
Si vous partez sur la côte pour la baignade, sachez que l’eau ne sera pas douce. Le meilleur du littoral en mars, c’est le vent, la lumière et le poisson, pas la température de l’eau.
Mékhé en quelques faits
- Mékhé est un bourg du Cayor, à environ 100 km à vol d'oiseau de Dakar.
- La commune est connue pour son artisanat du cuir.
- La mer se trouve à une trentaine de kilomètres à l'ouest.
- Les cultures pluviales dominent le terroir environnant.
Le cuir a fait la réputation de Mékhé. Les ateliers travaillent, teignent et sèchent des peaux, un métier qui dépend étroitement de l’air ambiant : le séchage va vite pendant la longue saison sèche, beaucoup moins quand l’humidité de l’hivernage s’installe.
Le bourg appartient au Cayor, ce pays de plaines sableuses ouvertes entre le littoral et le Baol. Rien n’arrête le vent. En saison sèche, l’harmattan traverse la zone et emporte une part de la terre fine des champs nus.
À une trentaine de kilomètres du rivage, l’influence marine devient marginale. Les journées chaudes ne sont plus tempérées et le contraste avec la nuit s’accentue.
L’agriculture pluviale reste le socle du terroir. Tout se joue sur la régularité des pluies de juillet à septembre, plus que sur leur nombre.
Questions fréquentes
Quelle température fait-il à Mékhé en mars ?
Les normales du mois s'établissent à 33° en journée et 18° au petit matin. Ces valeurs cachent un écart énorme entre littoral et intérieur. La même journée peut être douce à Dakar et déjà accablante à Matam ou à Tambacounda, sans que rien ne le laisse deviner à la lecture d'une moyenne nationale.
Pleut-il à Mékhé au mois de mars ?
Non, sauf exception rarissime. Mars appartient au cœur de la saison sèche, la normale de pluie y est de 0 mm. Même dans l'extrême sud-est du pays, où l'hivernage démarre le plus tôt, les premières vraies averses n'arrivent pas avant la fin du printemps.
La mer est-elle chaude en mars sur la côte ?
Non, elle est encore froide. L'upwelling, cette remontée d'eaux profondes le long du littoral, fonctionne à plein régime jusqu'en mai. La baignade est vive, surtout sur la Grande Côte et autour du Cap-Vert. La Petite Côte et la Casamance sont un peu plus clémentes, sans être douces.
Y a-t-il encore de la poussière en mars ?
Oui. Mars ferme la période la plus chargée de l'année, qui court de décembre à mars. Les épisodes se raréfient vers la fin du mois, mais restent possibles. Le ciel alterne entre journées voilées et journées franchement dégagées quand le vent de mer reprend la main.
Mars est-il un bon mois pour voyager au Sénégal ?
C'est un excellent mois pour la côte et pour le sud, un mois plus exigeant pour le nord et l'est. Aucune pluie ne vient perturber les déplacements, les pistes sont sèches, et les journées durent déjà longtemps. Adaptez simplement votre programme à l'heure : visites le matin, repos en début d'après-midi.
Faut-il déjà se protéger de la chaleur en mars ?
Dans les terres, oui. Le Ferlo, la vallée du fleuve et le Sénégal oriental entrent dans leur période difficile. Évitez les efforts entre le milieu de la matinée et le milieu de l'après-midi, buvez régulièrement, et gardez un œil sur les enfants et les personnes âgées, qui perçoivent mal la soif.