Météo à Mbour en juillet
Normales sur trente ans
Juillet est le mois où la campagne repart. Les orages deviennent réguliers et les champs se couvrent. Normales à Mbour : 51 mm de pluie répartis sur 7.
Les douze mois à Mbour
sur trente ans| Mois | Max. | Min. | Pluie | Jours de pluie | Record chaud |
|---|---|---|---|---|---|
| janvier | 31° | 18° | 2 mm | 0 | 39° (2020) |
| février | 32° | 19° | 1 mm | 0 | 40° (2020) |
| mars | 33° | 19° | 0 mm | 0 | 43° (2017) |
| avril | 32° | 20° | 0 mm | 0 | 42° (2020) |
| mai | 32° | 21° | 0 mm | 0 | 41° (2019) |
| juin | 31° | 23° | 3 mm | 1 | 37° (2015) |
| juillet | 30° | 25° | 51 mm | 7 | 35° (1995) |
| août | 30° | 25° | 150 mm | 16 | 33° (2004) |
| septembre | 30° | 25° | 110 mm | 15 | 34° (1991) |
| octobre | 32° | 25° | 31 mm | 5 | 38° (2017) |
| novembre | 33° | 23° | 1 mm | 0 | 39° (2018) |
| décembre | 32° | 20° | 1 mm | 0 | 37° (2019) |
Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.
Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales
En résumé
En juillet à Mbour, comptez 30° l’après-midi et 25° au petit matin, 51 mm de pluie sur 7 jours. Record de chaleur du mois : 35° (5 juillet 1995) ; record de fraîcheur : 21°. Journée la plus arrosée observée : 177 mm le 31 juillet 2007. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.
Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales
Juillet, le mois des semis
Le pays se met au travail. Dès que les pluies s’installent, tout s’accélère : labours, semis d’arachide, de mil, de maïs, de niébé. Les familles se déplacent vers les champs, les journées commencent avant le jour.
Le rythme agricole de juillet dépend entièrement de la date de la première pluie utile. Une saison qui démarre tôt donne du temps aux cultures. Une saison qui tarde raccourcit tout le calendrier et pousse à semer des variétés à cycle court.
C’est pourquoi 7 compte autant que 51 mm : la répartition des pluies pèse plus lourd, pour les cultures, que le total du mois.
Comment tombe la pluie en juillet
Elle ne tombe pas tous les jours, et elle ne tombe pas doucement. Elle arrive par lignes de grains, ces orages organisés qui traversent le pays d’est en ouest.
L’épisode type dure moins de deux heures. Le ciel se ferme, une rafale violente précède la pluie, l’eau tombe en quantité, puis le calme revient et le sol se met à fumer sous le soleil retrouvé.
Entre deux lignes de grains, il peut faire beau plusieurs jours d’affilée. Un mois d’hivernage compte beaucoup plus d’heures de soleil que ne le croient ceux qui ne connaissent que la pluie européenne.
Se déplacer entre deux grains
La règle est simple : faites le matin ce qui compte. Les orages privilégient la fin de journée et la nuit.
Sur les pistes, l’eau est le premier danger, la boue le second. Un bas-fond franchi sans difficulté à l’aller peut devenir impraticable au retour. En ville, les points bas se remplissent en quelques minutes lors d’une forte averse, et l’eau met bien plus longtemps à repartir qu’à arriver.
Les rafales de tête méritent autant d’attention que la pluie. Elles couchent les arbres, arrachent les tôles mal fixées et font tomber des lignes électriques. Mettez-vous à l’abri dès que le ciel s’assombrit à l’est, sans attendre les premières gouttes.
La mer change de visage
Sur le littoral, juillet marque la fin de l’eau froide. L’upwelling, qui remontait des eaux profondes depuis le début de l’année, faiblit. La mer se réchauffe et devient franchement accueillante.
Le revers, c’est l’instabilité. Un orage qui arrive sur la côte lève une mer désordonnée en peu de temps, et les sorties en pirogue deviennent risquées. Regardez l’état de la mer et le vent avant d’embarquer, pas seulement le ciel au-dessus de vous.
Les campements et les hôtels de bord de mer sont plus calmes qu’en pleine saison touristique. Pour qui accepte la pluie de fin de journée, c’est un bon moment pour le littoral.
Mbour en quelques faits
- Mbour est une ville de la Petite Côte, à environ 60 km à vol d'oiseau de Dakar.
- Son quai accueille une flotte de pirogues et une importante activité de pêche artisanale.
- La transformation et le commerce du poisson emploient une grande partie de la ville.
- La côte y est orientée vers l'ouest et le sud-ouest, moins battue que la Grande Côte.
Mbour est une ville de commerce autant qu’une ville de mer. Le poisson débarqué alimente des ateliers de séchage, de fumage et de transport qui expédient vers l’intérieur du pays et au-delà des frontières.
L’orientation de la côte compte. Tournée vers l’ouest et le sud-ouest, la Petite Côte reçoit une houle plus courte et moins régulière que la Grande Côte. Les journées de mer praticable y sont plus nombreuses, ce qui explique la taille de la flottille.
L’hivernage s’installe ici un peu plus tôt et un peu plus franchement qu’à Dakar. Les grains de fin de journée arrivent par l’intérieur des terres et se décalent vers la côte.
Ville dense et animée, Mbour supporte mal les fortes pluies : les axes marchands se saturent et les quartiers bas gardent l’eau. Le port et la plage de Saly toute proche complètent le tableau local.
Questions fréquentes
Pleut-il beaucoup à Mbour en juillet ?
Juillet ouvre le cœur de l'hivernage. La pluie devient régulière sur presque tout le pays, avec de fortes différences du nord au sud. La normale du mois à Mbour est de 51 mm, répartie sur 7. Retenez surtout la répartition : peu de jours, mais des cumuls importants sur ces jours-là.
À quelle heure tombent les orages en juillet ?
Le plus souvent en fin d'après-midi, dans la soirée ou pendant la nuit. Les lignes de grains se forment à l'est en journée et atteignent le centre puis la côte plusieurs heures plus tard. Les matinées sont donc souvent utilisables, ce qui explique pourquoi tout se fait tôt en hivernage.
Fait-il plus frais en juillet ?
Les maximales baissent par rapport à mai et juin, autour de 30°, parce que les nuages font écran et que la pluie rafraîchit l'air. Mais l'humidité est très élevée. Le ressenti reste lourd, en particulier la nuit, où la température ne descend plus beaucoup.
Les routes sont-elles praticables en juillet ?
Les routes goudronnées, oui, avec de la prudence après une averse. Les pistes de brousse, beaucoup moins : elles deviennent glissantes puis boueuses, et les bas-fonds se remplissent vite. Ne traversez jamais un passage d'eau dont vous ne voyez pas le fond, le courant est plus fort qu'il n'y paraît.
Quand semer en hivernage ?
Après une pluie qui humidifie le sol en profondeur, et quand les pluies se sont installées. Une averse isolée suivie d'une semaine sèche détruit la levée. Juillet est le mois des semis pour une grande partie du bassin arachidier, plus tôt au sud, plus tard dans la vallée du fleuve.
La mer se réchauffe-t-elle en juillet ?
Oui, nettement. L'upwelling qui refroidissait le littoral depuis décembre s'estompe. L'eau devient plus douce le long de la côte, et la baignade beaucoup plus agréable qu'au printemps. En revanche, la houle et les orages peuvent rendre certaines sorties en mer délicates.