Météo à Kébémer en septembre
Normales sur trente ans
Septembre garde la pluie et ajoute la crue. C'est le mois des grands cumuls dans le sud et de la montée des eaux dans la vallée. Normales à Kébémer : 97 mm sur 12.
Les douze mois à Kébémer
sur trente ans| Mois | Max. | Min. | Pluie | Jours de pluie | Record chaud |
|---|---|---|---|---|---|
| janvier | 31° | 18° | 3 mm | 0 | 39° (2016) |
| février | 32° | 19° | 2 mm | 0 | 40° (2010) |
| mars | 34° | 19° | 0 mm | 0 | 42° (2017) |
| avril | 34° | 19° | 0 mm | 0 | 43° (2009) |
| mai | 34° | 21° | 0 mm | 0 | 43° (2013) |
| juin | 33° | 22° | 2 mm | 1 | 43° (2015) |
| juillet | 32° | 24° | 37 mm | 6 | 41° (1995) |
| août | 31° | 25° | 105 mm | 13 | 40° (2004) |
| septembre | 32° | 25° | 97 mm | 12 | 41° (1991) |
| octobre | 35° | 24° | 24 mm | 4 | 41° (2020) |
| novembre | 35° | 22° | 1 mm | 0 | 40° (2017) |
| décembre | 32° | 19° | 2 mm | 0 | 39° (2016) |
Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.
Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales
En résumé
En septembre à Kébémer, comptez 32° l’après-midi et 25° au petit matin, 97 mm de pluie sur 12 jours. Record de chaleur du mois : 41° (24 septembre 1991) ; record de fraîcheur : 21°. Journée la plus arrosée observée : 86 mm le 4 septembre 2003. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.
Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales
Septembre, la pluie et la crue
Deux phénomènes se superposent ce mois-ci, et ils n’ont pas la même origine.
Le premier est local : les orages continuent de traverser le pays et d’apporter des cumuls importants. Le second vient de loin : le fleuve Sénégal grossit d’une eau tombée des semaines plus tôt sur le haut bassin, très en amont.
C’est pour cela qu’un village de la vallée peut voir le fleuve monter alors qu’il n’a pas plu chez lui depuis plusieurs jours. La crue ne se lit pas dans le ciel, elle se lit sur l’échelle de la station.
Le maximum de la crue est généralement atteint en septembre ou en octobre à Bakel, à Matam et à Podor. La décrue qui suit est lente, et c’est elle qui permet les cultures de décrue en bordure du fleuve.
Des orages qui commencent à s’espacer
La saison n’est pas finie, mais elle change de rythme. Les lignes de grains se font moins fréquentes dans le nord dès la fin du mois, tandis que le sud continue d’être arrosé.
Cette sortie progressive suit le chemin inverse de l’installation : la pluie était montée du sud vers le nord en juin, elle se retire du nord vers le sud à partir de septembre.
Les normales de Kébémer situent votre localité dans ce mouvement, avec 97 mm de cumul sur 12.
La mer au plus doux
Sur le littoral, septembre est le meilleur mois de l’année pour l’eau. La remontée d’eaux froides a cessé depuis l’été, et la mer a eu le temps de se réchauffer.
La baignade est agréable partout, de la Grande Côte à la Casamance. Deux réserves valent d’être rappelées. Les orages lèvent une houle courte et désordonnée en peu de temps. Et les courants de retour, invisibles depuis la plage, restent le principal danger du littoral sénégalais, y compris par mer calme.
Rentrée, récoltes et grands rassemblements
Septembre est un mois chargé pour d’autres raisons que la météo. Les préparatifs de rentrée occupent les familles, avant une reprise des cours au début du mois d’octobre.
Aux champs, les cultures arrivent à maturité et les premières récoltes commencent selon les variétés et la date des semis.
Les grands rassemblements religieux, dont les dates suivent le calendrier hégirien et se déplacent chaque année, peuvent donc tomber en pleine fin d’hivernage selon les années. Quand c’est le cas, la question de la pluie s’ajoute à celle de la circulation et de l’hébergement. Regardez la prévision du jour, plus utile alors qu’une normale climatique.
Kébémer en quelques faits
- Kébémer se situe dans le Cayor, entre Louga et Thiès.
- La ville est à environ 130 km à vol d'oiseau de Dakar.
- Elle reste à une trentaine de kilomètres de la Grande Côte.
Kébémer est une ville du Cayor, sur l’axe qui relie Thiès à Louga. Le pays est plat, sableux, planté de baobabs et de champs qui s’ouvrent après les moissons. Rien n’y arrête le regard, ni le vent.
La ville n’est pas au bord de l’océan, mais elle n’en est pas loin non plus : la Grande Côte se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest. L’alizé arrive donc encore, affaibli, et rafraîchit les soirées de saison sèche sans jamais donner la douceur qu’on trouve à Kayar ou à Mboro. Dès que le vent tourne au nord-est, l’harmattan reprend la main et le ciel se charge de poussière.
L’hivernage tient en quelques semaines et décide de la campagne d’arachide et de mil. Entre deux averses, les sols sableux sèchent en surface très vite, ce qui trompe souvent sur l’humidité réelle du champ. Les relevés de référence proviennent de la station de Linguère.
Questions fréquentes
Pleut-il encore beaucoup en septembre ?
Oui. Septembre reste dans le cœur de l'hivernage et dispute souvent à août le titre de mois le plus arrosé. À Kébémer, le mois le plus pluvieux de l'année est août, et la normale de septembre y atteint 97 mm. Le sud du pays reçoit plus que le nord, comme toute l'année.
Pourquoi le fleuve Sénégal monte-t-il en septembre ?
Parce que la crue vient d'amont. Les pluies tombées sur le haut bassin mettent des semaines à descendre. La montée des eaux s'étale d'août à octobre, avec un maximum généralement atteint en septembre ou en octobre à Bakel, Matam et Podor. La décrue est ensuite lente.
La mer est-elle chaude en septembre ?
C'est la meilleure période de l'année pour la baignade. L'upwelling qui refroidissait le littoral de décembre à mai a disparu, et l'eau atteint sa température la plus douce. Attention toutefois à la houle qui accompagne les orages et aux courants, qui restent dangereux même par mer belle.
Les orages sont-ils plus rares en fin de mois ?
Ils commencent à s'espacer, du nord vers le sud. Les régions septentrionales sortent de la saison les premières, parfois dès la fin septembre. La Casamance, la Haute-Casamance et le Sénégal oriental continuent de recevoir des pluies plus longtemps, jusqu'en octobre.
Septembre est-il un bon mois pour visiter le Sénégal ?
C'est le mois le plus vert de l'année et la mer y est au plus doux. En contrepartie, il faut composer avec les orages de fin de journée, des pistes difficiles et une humidité forte. Pour les paysages et la baignade, c'est un très bon choix. Pour un programme serré, moins.
Que faut-il surveiller dans la vallée du fleuve ?
Le niveau de la station la plus proche de chez vous et sa tendance. Une cote qui monte régulièrement pendant plusieurs jours appelle des précautions : déplacer le bétail, surélever les biens, préparer un point de repli. La montée des eaux se lit sur plusieurs jours, jamais sur un relevé isolé.