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Météo à Bignona en février

Normales sur trente ans

Février prolonge la saison sèche et commence à chauffer. À Bignona, comptez 35° en journée, encore 20° au lever du jour, et 0 de pluie.

Maximale en février 35° moyenne des après-midi
Minimale 20° moyenne des petits matins
Pluie du mois 1mm 0 jour de pluie

Les douze mois à Bignona

sur trente ans
Normales mensuelles sur trente ans
MoisMax.Min.PluieJours de pluieRecord chaud
janvier33°19°1 mm039° (2020)
février35°20°1 mm041° (2020)
mars37°21°0 mm043° (2020)
avril37°22°0 mm043° (2020)
mai36°23°2 mm043° (1996)
juin34°24°46 mm640° (2017)
juillet30°24°246 mm2336° (2019)
août29°24°376 mm2834° (2002)
septembre30°24°295 mm2534° (2017)
octobre32°24°113 mm1737° (2020)
novembre34°23°10 mm238° (2017)
décembre33°20°2 mm038° (2019)

Normales climatiques : la moyenne de trente années, mois par mois.

Normales calculées du 2 septembre () · Mentions légales

En résumé

En février à Bignona, comptez 35° l’après-midi et 20° au petit matin, 1 mm de pluie sur 0 jour. Record de chaleur du mois : 41° (27 février 2020) ; record de fraîcheur : 16°. Journée la plus arrosée observée : 17 mm le 12 février 1992. Ces moyennes disent la saison, pas le jour ; la prévision à quinze jours dit le reste.

Mis à jour (11 h 11) · Mentions légales

Février tient au vent

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de février, ce serait le vent. Il souffle presque tous les jours et il structure le mois entier.

Sur le littoral, c’est l’alizé maritime, de secteur nord à nord-ouest. Il se lève en milieu de matinée, forcit l’après-midi, retombe le soir. Il tempère les températures et rend les journées de bord de mer très supportables.

Dans les terres, c’est l’harmattan qui commande, venu du nord-est. Il n’apporte aucune humidité. Il assèche tout : la peau, les lèvres, les feuilles, le sol nu des champs récoltés.

Quand les deux vents se rencontrent, la frontière est visible dans le paysage. D’un côté un air lavé, de l’autre un horizon flou.

Un ciel plus laiteux que bleu

Février reste dans la période où la poussière saharienne circule le plus. Le ciel n’est pas couvert : il est voilé. Le soleil traverse un filtre, la lumière devient blanche, les ombres se ramollissent.

Cela a deux conséquences pratiques. Les photographes de fin de saison sèche trouvent rarement le bleu franc qu’ils espéraient. Et les personnes sensibles des voies respiratoires ressentent le mois plus durement que ne le laisserait penser une simple lecture des températures.

La chaleur revient, par le sud d’abord

Les normales de Bignona montrent le mouvement : 35° en journée, contre des valeurs plus basses le mois précédent. La remontée est lente mais régulière.

Elle ne se fait pas partout au même rythme. Le sud-est du pays et la vallée du fleuve chauffent les premiers. La presqu’île du Cap-Vert et la Petite Côte suivent avec retard, protégées par leur vent de mer. Le même après-midi peut être doux à Dakar et déjà lourd à Tambacounda.

Les nuits, elles, restent fraîches. C’est l’un des agréments du mois : on dort bien.

Cette fraîcheur nocturne profite au maraîchage de contre-saison. Dans les Niayes, les cuvettes retiennent l’humidité et les cultures poussent sans pluie, à condition d’arroser. Février compte parmi les mois les plus productifs pour les légumes vendus sur les marchés du littoral.

Ce que février demande

Buvez plus que vous ne le pensez nécessaire. Avec un vent sec permanent, la transpiration s’évapore avant d’être perçue, et la déshydratation s’installe sans signal clair.

Protégez les cultures maraîchères du dessèchement, arrosez tôt ou tard, jamais en plein vent de l’après-midi.

Vérifiez le vent avant toute activité en mer, et l’indice de poussière avant un chantier ou une longue marche. Le reste du mois se passe sans mauvaise surprise : février ne réserve ni pluie ni orage.

Bignona en quelques faits

  • Bignona est la principale ville du Fogny, au nord du fleuve Casamance.
  • Elle se situe à environ 245 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • Palmeraies et rizières de bas-fond dessinent son paysage.
  • L'hivernage y est long, comme partout en Casamance.

Bignona commande le Fogny, ce plateau qui s’étend au nord du fleuve Casamance jusqu’à la frontière gambienne. La ville est un nœud de circulation : on y passe pour rejoindre Ziguinchor au sud, la Gambie au nord et le Blouf à l’ouest.

Autour, le paysage est fait de palmeraies, de vergers et de vallées peu profondes où l’eau s’accumule pendant l’hivernage. Ces bas-fonds sont le cœur agricole du pays diola : le riz y est repiqué dès que les pluies sont assez installées pour que l’eau tienne. Une saison qui démarre tard ou qui s’interrompt en août se paie directement sur la récolte.

L’océan n’est pas loin, mais il ne se voit pas d’ici : Bignona reçoit encore un peu d’air marin en saison sèche, sans que cela suffise à adoucir la chaleur d’avril et de mai. Les mangues, l’huile de palme et le vin de palme complètent le calendrier des travaux.

Questions fréquentes

Quel temps fait-il à Bignona en février ?

Un temps sec et stable, sans pluie. Le vent domine la scène : d'est ou de nord-est dans les terres, de nord-ouest sur le littoral. Les journées se réchauffent par rapport à janvier, les nuits restent fraîches. À Bignona, les normales du mois donnent 35° le jour et 20° la nuit.

Y a-t-il beaucoup de vent en février ?

Oui, c'est l'un des mois les plus ventés de l'année. L'alizé maritime souffle avec constance sur la côte, parfois toute la journée. Dans l'intérieur, l'harmattan prend le relais. Ce vent permanent rend la chaleur plus supportable mais assèche l'air, la peau et les cultures non irriguées.

Février est-il chaud à Bignona ?

Modérément. La chaleur monte doucement, sans atteindre les excès d'avril ou de mai. Sur le littoral, le vent de mer maintient des journées agréables. Dans les terres, en revanche, les après-midi commencent déjà à peser, surtout dans le Ferlo, la vallée du fleuve et le Sénégal oriental.

La poussière est-elle présente en février ?

Souvent. Février fait partie de la période où les épisodes de poussière saharienne sont les plus fréquents, de décembre à mars. Ils arrivent avec le flux d'est, brouillent l'horizon et durent quelques jours. L'indice du jour vous dit s'il vaut mieux reporter une sortie longue ou un effort en extérieur.

Peut-on partir en pirogue en février ?

Souvent oui, mais surveillez le vent. Un alizé bien établi lève une mer courte et hachée, désagréable pour les petites embarcations et pour les passagers. Les sorties de pêche partent tôt, avant que le vent ne forcisse dans la matinée. Consultez la page du port avant d'embarquer.

Faut-il arroser davantage en février ?

Oui. L'air sec et le vent continu font évaporer beaucoup d'eau, bien plus que ne le laisse croire une température modérée. Dans les Niayes et les périmètres irrigués, les besoins augmentent nettement par rapport à janvier. Paillez si vous le pouvez, et arrosez tôt le matin ou en fin de journée.