MétéoSénégal

Régions

Modes

Actualités

Alerte Sénégal/ANACIM : fortes pluies du 24 au 26 septembre

Alerte ANACIM de fortes pluies du 24 au 26 septembre : plan de préparation maison, déplacements et vérifications après les pluies.

· mis à jour le 23 septembre 2026 · Rédaction Météo Sénégal

Un cumulonimbus d'orage vu du dessus, au-dessus de l'Afrique de l'Ouest

Beaucoup pensent qu’une alerte aux fortes pluies se gère le jour même, avec un parapluie ou un imperméable. C’est faux. L’alerte Sénégal/ANACIM : alerte sur de fortes pluies du 24 au 26 septembre demande d’agir avant jeudi, principalement sur la maison, la cour et les déplacements. Voici comment transformer ces 72 heures en plan de préparation, pas en simple attente.

Qu’est-ce que l’alerte Sénégal/ANACIM du 24 au 26 septembre implique pour vous ?

L’ANACIM, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie, a émis une alerte sur de fortes pluies entre le jeudi 24 et le samedi 26 septembre 2026. Cette alerte fait l’objet d’un bulletin spécial « Fortes pluies » n°006, émis le 21 septembre à 14h UTC et valable du 24 au 26 septembre. Le bulletin de prévision courante le plus récent, publié le 22 septembre à 12h00 et valable jusqu’au 25 septembre, décrit des orages et des pluies sur le Sud avec extension possible vers le Centre-Sud. Cette alerte de trois jours prolonge la vigilance des autorités, sans que l’on puisse encore chiffrer les cumuls précis par région. Pour connaître les zones concernées et les niveaux de risque en temps réel, consultez le bulletin ANACIM mis à jour sur Météo Sénégal.

Ce mercredi 23 septembre à 06h00, la station de l’aéroport Blaise-Diagne relevait 27,0 °C à Diass, une humidité de 93 % et un vent de 4 nœuds. Le ciel était couvert à 95 %, mais aucune pluie n’était encore mesurée. Les vigilances chaleur jaune restent actives ce matin sur Dakar, Diourbel, Louga, Saint-Louis, Matam et Fatick, avec des ressentis jusqu’à 42° à Saint-Louis, selon Météo Sénégal. Cette chaleur humide annonce un air chargé d’eau, typique avant un épisode pluvieux. La carte de vigilance météo affiche les alertes par région, mise à jour en continu.

Que faut-il sécuriser en priorité avant le jeudi 24 septembre ?

Deux options s’opposent souvent : monter les meubles sur parpaings ou dégager les caniveaux devant la maison. La priorité dépend de votre exposition. Si la cour s’inonde déjà lors des pluies moyennes, commencez par la toiture et les ouvertures : une tôle mal fixée ou un joint de fenêtre défaillant laisse entrer l’eau avant même que la cour ne déborde. Ensuite, curez les caniveaux, les gouttières et les descentes d’eau. Une évacuation bouchée transforme une pluie forte en stagnation locale.

Les documents importants, les réserves d’eau potable et les lampes doivent être placés en hauteur. Prévoyez des piles ou une batterie externe chargée. L’électricité peut être coupée par précaution dans certains quartiers ; un stock d’eau de quelques litres par personne pour la journée est une mesure simple. Si vous habitez près du fleuve Sénégal, suivez les niveaux sur la page fleuve : à Bakel, le niveau relevé le 31 août était de 6,03 m pour un seuil de 10,00 m, et à Richard-Toll, 2,74 m pour un seuil de 3,35 m, selon Météo Sénégal. Le seuil n’est pas atteint, mais la page fluctue avec la saison.

Faut-il rester chez soi ou adapter ses déplacements pendant les trois jours ?

Le choix se pose chaque matin : sortir pour le travail, l’école ou le marché, ou rester à l’abri. Aucune réponse unique n’existe. Si votre trajet traverse des points bas connus — carrefours qui se remplissent, ponts sous-dimensionnés —, le risque de rester bloqué est réel. Les fortes pluies rendent la chaussée glissante et réduisent la visibilité. Dans ce cas, décaler son départ de 30 ou 45 minutes peut suffire, à condition de suivre l’évolution du ciel.

Pour ceux qui travaillent en extérieur, comme les artisans ou les commerçants de marché, la question est différente. Mieux vaut prévoir une bâche solide pour protéger la marchandise et un plan de repli vers un abri proche. Les pêcheurs doivent vérifier l’état de la mer avant toute sortie : la houle peut se lever rapidement avec les grains. La page pêcheur indique la hauteur de houle en direct à Dakar et sur la Petite-Côte. Les parents d’élèves doivent se mettre d’accord sur un point de rassemblement au cas où la sortie des classes coïncide avec un orage.

Quels risques comparer entre Dakar, les régions de l’intérieur et les zones côtières ?

Dakar et Thiès concentrent les problèmes d’écoulement : le bitume et le béton laissent l’eau ruisseler vite vers les bas-fonds. Les quartiers de la banlieue, souvent bâtis dans des cuvettes, se remplissent plus vite que le réseau ne peut évacuer. À l’intérieur, de Tambacounda à Kédougou, le risque est différent : des cours d’eau temporaires peuvent gonfler brusquement et couper des pistes. Les agriculteurs doivent surveiller les bas-fonds où l’eau stagne et peut noyer les jeunes plants.

Les zones côtières, de Saint-Louis à Ziguinchor, ajoutent un risque d’érosion et de vagues liées au vent d’ouest. La combinaison pluie forte et marée haute peut ralentir l’évacuation des eaux vers la mer. Pour vérifier les horaires de marée à Dakar, la page marée donne les hauteurs et heures de pleine mer. Cette donnée aide à anticiper le moment le plus défavorable de la journée.

Après les fortes pluies : quelles vérifications faire pour éviter les dégâts cachés ?

Le plus gros danger ne disparaît pas avec la dernière goutte. Une fois la pluie passée, contrôlez d’abord la toiture depuis l’intérieur : traces d’humidité au plafond, gouttières arrachées, tôles soulevées. Ensuite, regardez la cour et les murs : l’eau stagnante près des fondations peut fragiliser la maison à long terme. Retirez les débris qui bloquent les regards d’évacuation. Si l’eau a atteint les prises électriques, ne touchez à rien : coupez le courant au disjoncteur et appelez un électricien qualifié.

L’eau stagnante est aussi un nid à moustiques. Dans les jours qui suivent, videz tous les récipients qui retiennent l’eau : pneus, bidons, pots de fleurs, gouttières bouchées. Les moustiques pondent en quelques jours, et les épisodes de pluie sont souvent suivis d’une hausse des piqûres. Protégez les enfants avec des moustiquaires imprégnées, surtout dans les régions où le paludisme circule. Une visite sur la page observations permet de voir si de nouvelles pluies sont déjà en approche avant de commencer le nettoyage.

Comment décider pour votre cas entre le 24 et le 26 septembre ?

Trois profils se dégagent. Si vous habitez une zone inondable ou un quartier bas, votre priorité est la protection de la maison et l’évacuation précoce des eaux. Si vous devez vous déplacer chaque jour, votre priorité est le choix des horaires et des itinéraires surélevés. Si vous êtes agriculteur ou éleveur, votre priorité est de surveiller les bas-fonds et de déplacer le bétail vers des zones sèches.

Pour trancher, fiez-vous aux outils en temps réel plutôt qu’à des prévisions générales. La carte des niveaux de vigilance par région montre les régions passées en alerte, et le bulletin ANACIM précise les horaires attendus. Ces deux sources suffisent pour ajuster vos décisions matin et soir. Aucun scénario unique ne convient à tout le Sénégal ; la bonne décision dépend de votre situation géographique exacte.

L’alerte Sénégal/ANACIM : alerte sur de fortes pluies du 24 au 26 septembre n’est pas une raison de paniquer, mais une raison de préparer les bons gestes. Sécurisez votre toiture et vos évacuations avant jeudi, adaptez vos déplacements pendant les trois jours, puis vérifiez votre maison et videz les eaux stagnantes après. Pour suivre l’évolution en direct, consultez Consulter le bulletin ANACIM en direct et la carte de vigilance sur Météo Sénégal.

Consulter le bulletin ANACIM en direct

air-senegalalerte-meteoanacimfortes-pluiespreparation-pluie

À lire aussi