Qualité de l’air à Tomboronkoto
Prévision · mise à jour à 18 h 35
L'air de Tomboronkoto affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 18 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.
jeudi 3 septembre · Tomboronkoto · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 18 µg/m³ · PM2,5 8 µg/m³ · épaisseur optique 0,38
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible20 µg/m³
- Ven 41faible17 µg/m³
- Sam 51faible26 µg/m³
- Dim 61faible22 µg/m³
- Lun 71faible40 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Dim 6 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Lun 7 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Tomboronkoto, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 18 µg/m³ de PM10. La situation reste stable sur les prochains jours. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.
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Ce que raconte un indice
Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.
La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.
Le niveau affiché pour Tomboronkoto vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.
Deux airs superposés
L’air que vous respirez à Tomboronkoto mélange deux histoires très différentes.
La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.
La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.
Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.
Les heures qui comptent
L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.
Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.
En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.
En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.
Des gestes simples
Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.
Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.
Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.
Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.
À Tomboronkoto, commune minière et rurale située à 130 mètres d'altitude dans la région de Kédougou, l'état de l'air dépend du rythme des saisons et des activités humaines locales. Entre les pistes de latérite soulevées par les engins et les vents chargés de poussière du désert en saison sèche, l'atmosphère locale connaît de fortes variations tout au long des douze mois de l'année.
L'effet direct de la saison des pluies sur l'atmosphère
Le climat de cette zone du sud-est du pays apporte un total annuel de 772,2 mm d'eau. La période pluvieuse s'étend de juin à octobre et concentre l'essentiel de ces apports avec 748,8 mm de pluie enregistrés sur cette seule fenêtre. Durant cette phase de l'hivernage, les averses nettoient le ciel de manière très nette.
Le mois d'août est le plus pluvieux de l'année avec 238 mm d'eau et 23,8 jours de pluie. En septembre, les averses restent abondantes avec 212,9 mm répartis sur 22,2 jours. Cette humidité plaque les poussières au sol, réduit la dispersion des particules minérales et lave l'air ambiant. Les habitants profitent alors de l'air le plus pur de l'année sur l'ensemble de la commune.
La poussière minérale et la saison sèche
À l'opposé, les mois d'hiver et de printemps connaissent une sécheresse marquée. De janvier à avril, le cumul de pluie dépasse à peine 2 mm au total. Le mois de janvier cumule seulement 0,2 mm de pluie, tandis que février compte 0,4 mm et mars 0,6 mm. L'air s'assèche rapidement et le sol friable libère une grande quantité de poussière dès que le vent se lève.
Le vent venu du nord-est transporte régulièrement des particules fines sur de très longues distances à travers le pays. Cette poussière désertique se mélange aux particules soulevées sur les routes non bitumées reliant le village à Khossanto, distant de 50,8 km. Le ciel prend alors une teinte ocre ou laiteuse et la visibilité diminue fortement sur les reliefs environnants.
Dans ces moments de brume sèche persistante, l'inhalation de ces poussières provoque des irritations de la gorge, des yeux qui piquent et une gêne respiratoire chez les personnes vulnérables. Il devient indispensable d'adapter son rythme de vie aux alertes communiquées par l'ANACIM.
Chaleur extrême et activités locales à Tomboronkoto
La température joue un rôle déterminant dans la sensation d'étouffement. Le mois d'avril est le plus chaud à tomboronkoto avec une maximale moyenne atteignant 40,2 °C, suivi de près par mai avec 39,3 °C et mars avec 39,2 °C. Lorsque cette chaleur accablante coïncide avec un air chargé de poussière minérale, l'organisme subit un double effort d'adaptation.
Les activités minières traditionnelles et industrielles autour de la commune créent aussi une pollution de l air très localisée. Les concassages, le passage fréquent de gros camions sur les pistes de terre battue et les feux domestiques maintiennent des foyers d'émission constants. Par temps calme, sans vent pour disperser les fumées, ces polluants restent piégés près du sol.
La ville voisine de Kédougou, située à 29,6 km de route vers le sud, partage ce même bassin d'air où la chaleur intense et les poussières de chantiers influencent le quotidien des résidents. Même à Goudiry, localité située plus au nord à 160,5 km, le vent transporte les mêmes particules minérales issues du Sahel.
Conseils pratiques pour préserver sa santé respiratoire
Pendant les épisodes de brume de poussière, les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les personnes âgées doivent limiter leurs sorties extérieures non indispensables. Porter un foulard propre et humide ou un masque couvrant le nez et la bouche réduit fortement la quantité de terre inhalée.
À la maison, arroser légèrement le devant de la concession avant de balayer empêche de remettre la terre en suspension dans les pièces à vivre. Il convient également de boire de l'eau régulièrement pour garder les voies respiratoires bien hydratées face à un air particulièrement sec.
Météo de Tomboronkoto · Météo à Kédougou · Météo à Khossanto · Bulletin officiel de l'ANACIM · Carte de vigilance nationale
Tomboronkoto en quelques faits
- Tomboronkoto est une commune du département de Kédougou, à 30 km au nord-ouest du chef-lieu.
- Le village est à cent trente mètres, au pied des contreforts du pays bassari.
- Le parc du Niokolo-Koba borde son territoire au nord.
Tomboronkoto est adossée aux premiers reliefs du sud-est, dans un secteur de collines et de galeries forestières qui n’a rien de commun avec les plaines du reste du pays.
L’hivernage y est long et abondant : les pluies commencent en mai et se prolongent jusqu’en octobre, avec des orages violents en début et en fin de saison. La saison sèche, en revanche, apporte des journées très chaudes et un air asséché par le vent continental.
Questions fréquentes
Que sont les particules fines ?
Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.
D'où vient la pollution de l'air à Tomboronkoto ?
De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.
Quelles sont les heures les plus chargées ?
Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.
Qui doit faire particulièrement attention ?
Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.
Un masque protège-t-il vraiment ?
Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.
Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?
Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.
La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?
Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.
Comment évolue la qualite de l air tomboronkoto au fil des mois ?
La qualité de l'air est très bonne de juin à octobre grâce aux 748,8 mm de pluie de l'hivernage qui lavent l'atmosphère. Elle se dégrade fortement de décembre à mai sous l'action de l'harmattan, de la sécheresse et des pistes de latérite très fréquentées.