Qualité de l’air à Saré Bidji
Prévision · mise à jour à 18 h 35
L'air de Saré Bidji affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 17 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.
jeudi 3 septembre · Saré Bidji · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 17 µg/m³ · PM2,5 6 µg/m³ · épaisseur optique 0,25
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible22 µg/m³
- Ven 41faible28 µg/m³
- Sam 51faible29 µg/m³
- Dim 61faible14 µg/m³
- Lun 71faible28 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Dim 6 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Lun 7 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Saré Bidji, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 17 µg/m³ de PM10. La situation reste stable sur les prochains jours. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.
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Ce que raconte un indice
Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.
La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.
Le niveau affiché pour Saré Bidji vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.
Deux airs superposés
L’air que vous respirez à Saré Bidji mélange deux histoires très différentes.
La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.
La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.
Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.
Les heures qui comptent
L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.
Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.
En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.
En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.
Des gestes simples
Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.
Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.
Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.
Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.
À Saré Bidji, commune rurale située à seulement 7,9 km de Kolda en Haute-Casamance, l'atmosphère respire au rythme contrasté des saisons du sud du Sénégal. Le ciel alterne entre la limpidité apportée par la mousson et la charge de particules soulevées par les vents continentaux. Les relevés de l'ANACIM et les données recueillies par des capteurs au sol comme par satellite permettent de surveiller la pureté du souffle quotidien pour l'ensemble des habitants et des cultivateurs du terroir.
L'hivernage et le nettoyage naturel de l'atmosphère
Pendant l'hivernage, qui s'étend de juin à octobre, la pluie transforme radicalement l'environnement de sare bidji. Durant cette période humide où s'accumulent 844,2 mm d'eau sur les 854 mm annuels, les averses nettoient le ciel de fond en comble. Le mois d'août constitue le sommet de cette séquence de lavage naturel avec 313,6 mm de pluie répartis sur près de 27 jours. Chaque orage plaque au sol les poussières fines et les résidus d'incinération en suspension.
L'air devient alors particulièrement pur et respirable, loin des épisodes suffocants que connaissent les régions plus septentrionales. La végétation dense des vergers et des champs capte l'humidité et piège les quelques particules restantes. Les vents maritimes humides venus du sud-ouest repoussent les masses d'air sec, offrant aux communautés villageoises une atmosphère saine durant de longues semaines consécutives.
Poussières et brumes sèches en saison sèche
La situation change lorsque s'installe la saison sèche entre novembre et mai. Dès que les pluies s'arrêtent, l'humidité recule et le vent de terre assèche les sols latéritiques. En mars et avril, alors que le thermomètre atteint des sommets avec une température maximale moyenne de 39 °C en avril, des brumes de poussière venues du nord-est traversent la région.
Ces vents sahariens transportent d'importantes quantités de particules minérales. Les pistes en terre rouge reliant la commune aux localités voisines comme Ndorna, distante de 27,8 km, soulèvent également une poussière dense au passage des engins et des troupeaux. Durant ces périodes, le ciel prend une teinte laiteuse et la concentration en poussières fines s'élève de manière sensible, provoquant une gêne respiratoire visible chez les personnes vulnérables.
Les particules fines liées aux activités humaines
Au-delà des phénomènes purement météorologiques, le cadre rural de la zone génère ses propres sources d'émissions locales. La préparation des parcelles agricoles avant les premières pluies de juin donne lieu à des feux de brousse et au brûlage des résidus de récolte. Ces feux libèrent une fumée chargée en particules fines qui stagne souvent au ras du sol en début de matinée et en fin de journée.
À l'intérieur des concessions, la cuisson quotidienne au feu de bois ou au charbon de bois demeure la norme pour la majorité des familles. Cette combustion de biomasse produit des fumées riches en particules et en monoxyde de carbone sous les abris et dans les cours fermées. Les femmes et les jeunes enfants se trouvent ainsi directement exposés à cette pollution domestique, même quand l'air extérieur affiche des indices tout à fait satisfaisants.
Conseils pratiques et surveillance pour la population
Pour protéger la santé des familles face aux variations de l'air, plusieurs gestes simples doivent être adoptés tout au long de l'année. Durant les journées où l'harmattan charge l'horizon d'un voile ocre, il convient de limiter les efforts physiques prolongés en plein champ pendant les heures les plus chaudes. Le port d'un tissu humide ou d'un masque sur le nez et la bouche réduit fortement l'inhalation des grains minéraux irritants.
Les personnes asthmatiques ou souffrant de troubles pulmonaires doivent redoubler de vigilance dès que les alertes de l'ANACIM signalent un passage de brume dense. Dans les concessions, cuisiner dans un espace largement aéré et arroser la cour avant de balayer la terre battue empêche la remise en suspension des poussières fines au quotidien.
Météo Saré Bidji · Climat à Saré Bidji · Pluie à Saré Bidji · Météo Kolda · Bulletin ANACIM
Saré Bidji en quelques faits
- Saré Bidji est une commune du département de Kolda, à 8 km à l'ouest du chef-lieu.
- Elle se trouve en Haute-Casamance, près du fleuve Casamance.
- L'aéroport de Kolda est à cinq kilomètres.
Saré Bidji est une commune rurale du Fouladou, dans une région verte où les cultures pluviales, l’arboriculture et l’élevage se combinent. La proximité de Kolda lui donne un débouché commercial immédiat.
La Haute-Casamance reçoit parmi les cumuls les plus élevés du pays. L’hivernage y commence dès la fin mai et se prolonge jusqu’en octobre, avec une humidité qui reste haute une bonne partie de l’année. La saison sèche est chaude, mais moins brûlante que dans le Sénégal oriental voisin.
Questions fréquentes
Que sont les particules fines ?
Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.
D'où vient la pollution de l'air à Saré Bidji ?
De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.
Quelles sont les heures les plus chargées ?
Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.
Qui doit faire particulièrement attention ?
Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.
Un masque protège-t-il vraiment ?
Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.
Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?
Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.
La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?
Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.
Comment est la qualite de l air saré bidji ?
La qualité de l'air à Saré Bidji est très pure durant l'hivernage de juin à octobre grâce aux fortes pluies qui nettoient l'atmosphère. Elle se dégrade en revanche pendant la saison sèche, particulièrement entre février et avril, sous l'effet des brumes de poussière sahariennes et des feux agricoles.