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Qualité de l’air à Pikine et niveau de poussière

Mesure au sol de 15 h · prévision de 15 h 35

L'air de Pikine affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 4 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Pikine · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 4 µg/m³ · PM2,5 3 µg/m³ · épaisseur optique 0,17

Mesuré au sol

0 station

17µg/m³ de PM2,5

bon

Dernier relevé 15 h · moyenne des 24 h : 9,7 µg/m³

Air conforme à la recommandation de l’OMS sur 24 heures. Aucune précaution particulière.

19h Ligne repère : 15 µg/m³, valeur guide de l’OMS sur 24 h 15h

Indice international : 49 · échelle américaine · 16 h

Ces chiffres viennent de capteurs installés au Sénégal : c’est l’air respiré ici, à cette heure. Plus bas sur la page, la prévision dit ce qu’il devient dans les jours qui viennent. Toutes les villes mesurées.

Indice poussière (prévision)

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible24 µg/m³
  2. Ven 41faible25 µg/m³
  3. Sam 52modérée87 µg/m³
  4. Dim 62modérée81 µg/m³
  5. Lun 71faible43 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 2221111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111111111111111
Sam 5111111122222222222222222
Dim 6222222222222211111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (15 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Pikine, un capteur mesure l’air en continu : 17,4 µg/m³ de particules PM2,5 à 15 h. Sur les 24 dernières heures, la moyenne s’établit à 9,7 µg/m³, soit un air moyen au regard de la valeur guide de l’OMS, fixée à 15 µg/m³ sur une journée. À Pikine, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 4 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 2 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Mesure et prévision se lisent ensemble : la première dit ce que les habitants respirent maintenant, la seconde ce qui arrive dans les jours qui viennent.

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Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Pikine vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Pikine mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

À Pikine, l'atmosphère dépend directement des vents marins, de la circulation routière et du sable venu de l'intérieur des terres. Située au cœur de la presqu'île, la ville partage son bassin d'air avec la commune voisine de Guédiawaye à 2 km. Les activités urbaines et les voies de transport concentrent les émissions au ras du sol, ce qui rend la surveillance quotidienne indispensable pour protéger les habitants les plus fragiles.

Les sources d'émissions et la poussière urbaine

L'air de pikine est marqué par une circulation dense et des voiries où le trafic remet en suspension la poussière du sol. Les particules s'accumulent le long des grands axes et dans les quartiers d'habitation très peuplés. À cela s'ajoute l'activité des ateliers, des marchés et des transports collectifs qui tournent toute la journée.

Le vent transporte aussi des matières venues du désert ou des faubourgs proches comme Djida Thiaroye Kaw, situé à 0,8 km. Quand le vent souffle depuis les terres, l'air s'assombrit d'un voile sec. Ce phénomène touche toute la zone et se maintient parfois plusieurs jours d'affilée sans interruption.

L'effet des saisons et de la pluie sur l'air

Le calendrier des pluies transforme totalement la respiration de la ville. Les 287,2 mm de pluie tombent presque en totalité de juillet à septembre. Durant ces trois mois, les averses nettoient le ciel en plaquant les grains de sable et les saletés au sol.

Le mois le plus pluvieux reste août avec 127,8 mm et 13,7 jours de pluie. Dès que l'eau retombe, l'air devient nettement plus pur et plus léger. À l'inverse, entre janvier et mai, les pluies sont rares ou nulles, comme en avril avec 0 mm. Durant cette longue période sèche, les poussières restent en suspension continue au-dessus des toits.

Chaleur, humidité et dispersion locale

La température joue aussi sur la stagnation de l'air. Le mois d'octobre est le plus chaud de l'année avec 30,2 °C de maximale moyenne. La chaleur lourde de cette période d'hivernage bloque parfois les gaz d'échappement et les particules fines au ras des habitations.

En février, les températures plus fraîches avec 19,4 °C de minimale moyenne s'accompagnent souvent d'un vent sec plus régulier. L'air y paraît parfois piquant pour les yeux et la gorge. L'ANACIM publie régulièrement des alertes quand la teneur en particules dépasse les seuils critiques pour la santé publique.

Gestes pratiques pour réduire l'exposition

Pendant les journées chargées en poussières désertiques ou en fumées, les personnes asthmatiques et les jeunes enfants doivent limiter les efforts physiques en extérieur. Il est recommandé de fermer les ouvertures des maisons situées directement sur les grands boulevards.

Le port d'un masque filtrant et le nettoyage régulier des pièces de vie au chiffon humide permettent de diminuer la charge de poussière à l'intérieur. Ces précautions simples limitent les crises respiratoires aiguës durant les périodes les plus critiques.

Pikine en quelques faits

  • Pikine est une commune très dense de la banlieue de Dakar, à environ 10 km à vol d'oiseau du centre.
  • Une partie des quartiers occupe d'anciennes dépressions des Niayes.
  • Ces cuvettes se remplissent d'eau pendant l'hivernage et se vident lentement.
  • La commune est proche de l'océan mais tournée vers l'intérieur de la presqu'île.

Le sol commande, à Pikine. La commune s’est étendue sur d’anciennes cuvettes des Niayes, là où l’eau se rassemblait autrefois naturellement. Quand l’hivernage s’installe, cette eau revient : elle stagne dans les quartiers bas, parfois plusieurs semaines, longtemps après la dernière averse.

Une pluie modérée ne pose pas de problème. Ce sont les épisodes qui s’enchaînent, sans laisser au terrain le temps de sécher, qui font la différence. Le suivi des cumuls sur plusieurs jours compte donc plus ici que la prévision du lendemain.

À l’intérieur de la presqu’île, l’air circule moins bien qu’en bord de mer. Les journées y paraissent plus lourdes qu’au Plateau, la brise arrive plus tard et plus faible.

Marchés, ateliers, transport et petit commerce se tiennent en grande partie dehors : une matinée pluvieuse déplace toute l’activité de la journée.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Pikine ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Où trouver les alertes sur la pollution de l air à Pikine ?

Les avis officiels sont émis par l'ANACIM lors des épisodes de brume de poussière. Ils indiquent les seuils atteints et précisent les mesures d'évitement pour les populations vulnérables dans toute la région dakaroise.