Qualité de l’air à Ouakam
Prévision · mise à jour à 18 h 35
L'air de Ouakam affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 4 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.
jeudi 3 septembre · Ouakam · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 4 µg/m³ · PM2,5 3 µg/m³ · épaisseur optique 0,19
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible30 µg/m³
- Ven 41faible26 µg/m³
- Sam 52modérée101 µg/m³
- Dim 62modérée89 µg/m³
- Lun 71faible46 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 |
| Dim 6 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Lun 7 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Ouakam, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 4 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 2 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.
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Ce que raconte un indice
Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.
La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.
Le niveau affiché pour Ouakam vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.
Deux airs superposés
L’air que vous respirez à Ouakam mélange deux histoires très différentes.
La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.
La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.
Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.
Les heures qui comptent
L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.
Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.
En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.
En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.
Des gestes simples
Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.
Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.
Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.
Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.
À Ouakam, le souffle de l'océan Atlantique rencontre en permanence l'activité intense de la presqu'île dakaroise. Perché à 35 mètres d'altitude au pied des collines des Mamelles, ce quartier historique subit deux réalités opposées au fil de l'année. Les brises marines apportent souvent de l'air pur venu du large, mais la circulation dense et les poussières désertiques venues de l'intérieur du continent dégradent régulièrement l'atmosphère locale. Les relevés mesurés par des capteurs au sol et suivis par satellite permettent d'adapter vos sorties et de préserver votre santé au quotidien.
L'hivernage et le grand nettoyage de l'atmosphère
Durant la saison des pluies, entre juillet et septembre, la nature transforme radicalement l'air que vous respirez à Ouakam. Les averses violentes de l'hivernage agissent comme un filtre naturel d'une efficacité remarquable. Elles rabattent les particules au sol et lessivent les pistes sableuses du quartier. Le mois d'août reste la période la plus humide avec 126,6 mm de pluie en 13,3 jours d'orages, offrant les semaines les plus propres de l'année sur le plan respiratoire.
Cette purification brutale fait chuter les concentrations de poussières minérales dans tout le secteur, de la corniche ouest jusqu'aux ruelles proches de Yoff, distant de seulement 2,5 km. Même si l'humidité de l'air grimpe fortement avec des températures minimales moyennes de 25,8 °C en août, l'absence de poussière soulage directement les personnes sensibles et les enfants en bas âge.
La saison sèche et les assauts de la poussière saharienne
À l'opposé de l'hivernage, les mois de saison sèche imposent une atmosphère souvent troublée. Dès le mois de novembre, les alizés continentaux transportent de grandes quantités de terre fine depuis le désert. Le vent d'est charge le ciel d'un voile blanc ou ocre qui obstrue l'horizon marin. En février, alors que la température minimale descend à 19,4 °C au petit matin, l'air frais emprisonne la poussière près du sol.
Ces épisodes de brume sèche touchent tout le quartier de Ouakam ainsi que les zones limitrophes comme Mermoz, situé à 2,6 km. Sans apport d'eau pour fixer la terre, avec à peine 1,1 mm de pluie recensé en février et 0,2 mm en mars, les particules restent en suspension plusieurs jours d'affilée. Les rafales locales soulèvent également la terre sur les voies non goudronnées, ce qui amplifie l'inconfort pour les yeux et la gorge.
Circulation urbaine et relief local
La topographie particulière de Ouakam influence directement la stagnation de l'air. L'altitude de 35 mètres expose le plateau aux vents d'ouest, mais les rues encaissées et les carrefours encombrés accumulent les gaz d'échappement aux heures de pointe. Les camions de transport, les cars rapides et les taxis concentrent leurs rejets sur les grands axes de traversée.
En octobre, mois le plus chaud de l'année avec une température maximale moyenne de 30,4 °C, la chaleur lourde et l'absence temporaire de vent fort favorisent l'accumulation des polluants près des habitations. L'ANACIM publie régulièrement des bulletins d'alerte lorsque le seuil de vigilance respiratoire devient critique sur l'ensemble de la région de Dakar.
Gestes essentiels pour protéger votre santé
Quand le ciel se voile de poussière, vous devez adapter vos habitudes de vie. Évitez les footings matinaux et les séances d'entraînement en plein air dès que l'horizon se charge de brume jaune. Portez un masque filtrant ou couvrez votre bouche avec un tissu propre lors de vos déplacements le long des grandes artères routières.
À la maison, fermez les fenêtres orientées vers l'est pendant les heures chaudes et arrosez légèrement le pas de votre porte pour limiter les envols de sable. Les personnes souffrant d'asthme ou d'allergies doivent garder leurs traitements de secours à portée de main dès que le vent continental s'établit sur la côte.
Météo Ouakam · Bulletin ANACIM officiel · Météo Yoff · Météo Mermoz · Pluie à Ouakam
Ouakam en quelques faits
- Ouakam occupe le pied des Mamelles, à 6 km au nord-ouest du centre de Dakar.
- Le quartier se tient à trente-cinq mètres, face à l'océan.
- Sa plage est encaissée entre deux avancées rocheuses.
Ouakam est adossé aux deux collines volcaniques qui dominent la presqu’île. Le relief y coupe une partie du vent de nord-est en saison sèche et renvoie l’air marin vers le bas du village, ce qui donne un microclimat sensiblement plus doux que celui du centre de Dakar.
La plage, resserrée entre les roches, reste une base de pêche. La houle y arrive de l’ouest et du nord-ouest, forte de novembre à mars, plus courte le reste de l’année.
Questions fréquentes
Que sont les particules fines ?
Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.
D'où vient la pollution de l'air à Ouakam ?
De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.
Quelles sont les heures les plus chargées ?
Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.
Qui doit faire particulièrement attention ?
Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.
Un masque protège-t-il vraiment ?
Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.
Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?
Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.
La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?
Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.
Comment évolue la qualite de l air ouakam au fil des saisons ?
À Ouakam, l'atmosphère est la plus saine pendant l'hivernage, d'août à septembre, quand la pluie élimine les impuretés en suspension. En revanche, de décembre à mai, les vents continentaux apportent une poussière dense et sèche venue du désert.