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Qualité de l’air à Médina Gounas

Prévision · mise à jour à 18 h 35

L'air de Médina Gounas affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 19 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Médina Gounas · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 19 µg/m³ · PM2,5 7 µg/m³ · épaisseur optique 0,34

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible19 µg/m³
  2. Ven 41faible37 µg/m³
  3. Sam 51faible28 µg/m³
  4. Dim 61faible30 µg/m³
  5. Lun 71faible36 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Mer 21111
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111111111111111
Sam 5111111111111111111111111
Dim 6111111111111111111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Médina Gounas, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 19 µg/m³ de PM10. La situation reste stable sur les prochains jours. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.

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Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Médina Gounas vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Médina Gounas mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

À Médina Gounas, dans le sud du département de Vélingara en région de Kolda, l'air change nettement de visage selon le calendrier agricole et religieux. La cité sainte accueille chaque année des dizaines de milliers de fidèles lors du grand rassemblement du Daaka, au cœur de la saison sèche, quand les pistes de latérite soulèvent d'épaisses nappes de terre fine. En hivernage, les averses nettoient le ciel de fond en comble et offrent une atmosphère beaucoup plus saine à ses 36 588 habitants.

Le grand nettoyage de l'hivernage sur la Haute-Casamance

Pendant la saison des pluies, qui s'étend de juin à octobre, l'atmosphère de la commune connaît sa période la plus pure de l'année. Le cumul saisonnier atteint 672,5 mm d'eau sur ces cinq mois, ce qui plaque rapidement toutes les poussières minérales au sol. Le mois d'août s'impose comme le plus arrosé avec 237,4 mm répartis sur près de 23 jours pluvieux, maintenant une humidité continue qui neutralise les particules fines en suspension dans l'air.

Cette phase humide apporte un répit précieux pour le système respiratoire des résidents. Même si le mercure reste lourd avec des maximales moyennes de 29,8 °C en août et de 30,2 °C en septembre, l'absence de vent sec venant du désert empêche l'accumulation de voiles de sable. À medina gounas comme sur la route menant à Vélingara distante de 39,1 km, les horizons se dégagent complètement après chaque gros orage du Sud.

Poussières du Daaka et vent sec en saison aride

Dès la fin des pluies en novembre, le décor atmosphérique bascule rapidement. Le vent d'est transporte la poussière du Sahel tandis que le sol sableux et latéritique s'assèche complètement. Les mois de mars et d'avril sont particulièrement rudes, avec une chaleur intense marquée par une maximale moyenne de 40,1 °C en avril. Durant cette période, la circulation des voitures et des autocars soulève des nuages de poussières denses qui stagnent au ras du sol pendant plusieurs jours.

L'événement religieux du Daaka transforme temporairement l'équilibre local. Le campement de retraite spirituelle, situé en plein air dans la forêt à l'extérieur de la ville, rassemble une foule nombreuse. Les feux de bois pour la cuisine, les déplacements constants sur les pistes de terre battue et la sécheresse extrême de l'air créent une concentration ponctuelle très forte de particules et de fumées. Les yeux qui piquent et les toux d'irritation deviennent fréquents sous l'effet conjugué de la chaleur et de la cendre.

Sources locales et gestion des fumées au quotidien

En dehors des épisodes régionaux de vent de sable, les activités domestiques constituent la principale source d'émissions polluantes dans les concessions de la ville. L'utilisation quotidienne du charbon de bois et du bois de chauffe pour préparer les repas dans les cours familiales génère des fumées chargées de résidus combustibles. Ces dégagements s'échappent difficilement au lever du jour et au crépuscule, lorsque l'atmosphère se tasse avec des températures fraîches comme les 20 °C relevés en janvier.

Les pistes non bitumées du réseau urbain aggravent l'exposition des riverains lors des passages de deux-roues et de camions de marchandises se dirigeant vers le carrefour commercial de Diaoubé situé à 50,8 km. Le brûlage des déchets ménagers ou des broussailles en bordure de brousse ajoute régulièrement des gaz piquants qui stagnent dans les bas-fonds avant les premières brises de l'après-midi.

Bons réflexes pour protéger sa santé

Pour se prémunir contre les méfaits des particules fines, particulièrement lors des semaines de forte affluence et de sécheresse, quelques mesures concrètes sont recommandées à tous. Le port d'un foulard humide ou d'un masque respiratoire sur les pistes poussiéreuses filtre une grande part des particules minérales. Les personnes asthmatiques, les personnes âgées et les jeunes enfants doivent limiter leurs sorties prolongées aux heures les plus chaudes et les plus ventées de l'après-midi.

Dans les maisons, humidifier le sol devant la porte avant de balayer évite de remettre en suspension la fine poussière de terre rouge. L'ANACIM publie des cartes régulières sur la propagation des lithométéores au Sénégal : consulter ces alertes permet d'adapter ses déplacements routiers et ses efforts physiques avant que le ciel ne s'obscurcisse sous une vague de poussière sahélienne.

Médina Gounas en quelques faits

  • Médina Gounas est un foyer religieux du sud-est du Sénégal.
  • La localité accueille chaque année une grande retraite spirituelle en brousse, à date mobile.
  • Elle se trouve à environ 435 km à vol d'oiseau de Dakar, dans le département de Vélingara.
  • Le rassemblement se tient en grande partie sous des abris provisoires.

Médina Gounas est un foyer religieux installé aux confins du sud-est du pays, loin des grands axes. La localité est connue bien au-delà de sa région pour la retraite spirituelle qu’elle accueille chaque année en pleine brousse, et qui attire des fidèles de plusieurs pays.

Ce rendez-vous suit le calendrier hégirien : sa date se déplace donc d’une année sur l’autre, et il peut tomber en pleine saison sèche comme au cœur de l’hivernage. Les conditions ne se ressemblent pas d’une édition à l’autre. Sous harmattan, la difficulté est la poussière, le froid des fins de nuit et l’eau à transporter. Sous hivernage, ce sont les pluies d’orage sur des campements légers, la boue et les pistes coupées.

Le reste de l’année, Médina Gounas vit d’agriculture et d’élevage dans une savane que l’éloignement de l’océan rend très chaude avant les premières pluies.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Médina Gounas ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Comment surveiller la qualite de l air médina gounas ?

Le suivi repose sur les observations satellites et les stations régionales analysées par l'ANACIM. Les alertes aux poussières indiquent si le souffle sahélien ou les vents de terre dégradent la visibilité et l'air respirable sur la Haute-Casamance.