Qualité de l’air à Kolda et suivi des poussières
Prévision · mise à jour à 18 h 35
L'air de Kolda affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 19 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.
jeudi 3 septembre · Kolda · aujourd’hui
1/5
Poussière faible
PM10 19 µg/m³ · PM2,5 6 µg/m³ · épaisseur optique 0,27
Indice poussière
échelle sur 5PM10 en µg/m³ · indice sur cinq niveaux
Les cinq prochains jours
PM10 maximal- Auj.1faible19 µg/m³
- Ven 41faible24 µg/m³
- Sam 51faible24 µg/m³
- Dim 61faible19 µg/m³
- Lun 71faible25 µg/m³
Heure par heure
| Jour | 0 h | 1 h | 2 h | 3 h | 4 h | 5 h | 6 h | 7 h | 8 h | 9 h | 10 h | 11 h | 12 h | 13 h | 14 h | 15 h | 16 h | 17 h | 18 h | 19 h | 20 h | 21 h | 22 h | 23 h |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mer 2 | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | — | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Jeu 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Ven 4 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Sam 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
| Dim 6 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Que faire
- Aucune précaution particulière aujourd'hui.
Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales
En résumé
À Kolda, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 19 µg/m³ de PM10. La situation reste stable sur les prochains jours. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.
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Ce que raconte un indice
Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.
La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.
Le niveau affiché pour Kolda vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.
Deux airs superposés
L’air que vous respirez à Kolda mélange deux histoires très différentes.
La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.
La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.
Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.
Les heures qui comptent
L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.
Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.
En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.
En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.
Des gestes simples
Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.
Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.
Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.
Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.
À Kolda, en Haute-Casamance, l'état de l'atmosphère change au rythme des saisons et des vents. La saison des pluies, de juin à octobre, apporte un total de 837,2 mm d'eau qui lessive le ciel et dépose les poussières au sol. Le mois d'août reste le plus pluvieux avec 307,6 mm sur 26,8 jours de pluie. À l'inverse, dès la fin de l'automne, l'air s'assèche et les vents du nord-est transportent des particules minérales sur tout le bassin continental. Kolda vit ainsi une alternance nette entre un air lavé par les orages et une atmosphère chargée de poussière fine.
Le répit salutaire de l'hivernage casamançais
Pendant l'hivernage, Kolda respire un air purifié. Les averses régulières nettoient la couche d'air proche du sol. En juillet, il tombe 202,8 mm d'eau et en septembre 214 mm, ce qui maintient les poussières collées à la terre humide. Les vents de mousson soufflent depuis le sud-ouest et évitent l'accumulation des poussières désertiques.
Cette période apporte un soulagement direct pour les personnes sensibles, les enfants et les personnes âgées. L'atmosphère est lavée presque chaque semaine entre juin et octobre. Même à Saré Bidji, situé à 7,9 km, les pistes de latérite deviennent fermes et cessent de dégager les nuages de poussière rouge soulevés par le passage régulier des motos et des camions. L'air pur de la Casamance s'installe alors durablement.
La saison sèche, le vent d'est et les particules fines
Dès le mois de novembre, les pluies cessent avec seulement 4,8 mm enregistrés. De décembre à mai, le climat redevient très sec, avec 0 mm de pluie en mars et 0,1 mm en avril. Pendant cette longue période sans eau, le vent chaud et sec venu du nord et de l'est balaie la région.
Ce souffle soulève la terre nue et transporte des grains minuscules venus des zones sahéliennes lointaines. Les concentrations de poussières montent rapidement sur toute la commune. Le sol se dessèche entièrement, les pistes sablonneuses alimentent la brume sèche locale et la visibilité se réduit souvent au lever du jour. Les capteurs au sol et les observations officielles de l'ANACIM confirment que cette période concentre les pics les plus marqués de particules.
Chaleur printanière et stagnation de l'air
Au cœur de la saison sèche, la chaleur devient écrasante. Avril constitue le mois le plus chaud de l'année à Kolda, avec une maximale moyenne de 39,1 °C. En mai, la maximale moyenne atteint encore 38,6 °C, tandis que janvier offre les nuits les plus fraîches avec 19,3 °C de minimale moyenne.
Lorsque les températures approchent de ces sommets, l'air immobile emprisonne les fumées des feux de brousse, les feux domestiques et les gaz d'échappement. Les particules restent suspendues dans les basses couches sans pouvoir se disperser. Ce phénomène touche également les localités voisines comme Ndorna à 32 km ou Sédhiou à 69,9 km. Les personnes fragiles souffrant d'asthme ou de toux ressentent alors une gêne accrue, car la chaleur intense fatigue l'organisme tandis que la poussière agresse la gorge.
Gestes simples pour préserver sa santé face aux poussières
Face aux épisodes de brume sèche et aux pointes de poussières, des réflexes quotidiens protègent la santé de toute la famille. Lorsque le ciel prend une teinte ocre ou grise, il convient de limiter les sorties prolongées aux heures les plus chaudes. Le port d'un masque ou d'un foulard humide sur le nez et la bouche filtre une grande partie des grains de sable sur les pistes de terre.
À la maison, fermer les portes et fenêtres orientées vers le vent dominant aide à garder l'intérieur propre. Humidifier le sol avant de balayer la cour évite de remettre les particules en suspension dans l'air ambiant. Boire de l'eau régulièrement aide aussi à éliminer les impuretés accumulées dans les bronches et soulage les yeux irrités par le vent sec.
Météo Kolda · Pluie à Kolda · Météo Saré Bidji · Climat de Kolda · Bulletin de l'ANACIM
Kolda en quelques faits
- Kolda est la capitale du Fouladou, en Haute-Casamance, à environ 335 km à vol d'oiseau de Dakar.
- Le fleuve Casamance y est encore étroit : c'est sa partie amont.
- Le paysage est une savane arborée, domaine de l'élevage.
- Éloignée de l'océan, la région connaît des fins de saison sèche très chaudes.
Kolda commande le Fouladou, en Haute-Casamance. Le fleuve Casamance y coule encore étroit, presque une rivière, très loin de l’estuaire large que l’on voit plus à l’ouest. Autour, la savane arborée prend le relais de la forêt : arbres espacés, herbe haute en fin d’hivernage, sol nu et craquelé au mois de mai.
L’océan est trop loin pour tempérer quoi que ce soit. La chaleur s’installe donc franchement à partir de mars et culmine avant les premières pluies, quand l’air est déjà chargé d’humidité mais que rien ne tombe encore. C’est le moment le plus pénible de l’année ici. Puis l’hivernage arrive tôt, plus tôt qu’au centre du pays, et les pluies sont généreuses.
L’élevage rythme la région : la disponibilité des pâturages et des mares dépend directement de la saison écoulée. Le maïs, l’arachide et l’anacarde complètent le calendrier. La station de référence est l’aéroport de Kolda.
Questions fréquentes
Que sont les particules fines ?
Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.
D'où vient la pollution de l'air à Kolda ?
De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.
Quelles sont les heures les plus chargées ?
Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.
Qui doit faire particulièrement attention ?
Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.
Un masque protège-t-il vraiment ?
Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.
Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?
Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.
La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?
Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.
Comment évolue la qualite de l air kolda au fil de l'année ?
La qualite de l air kolda suit un cycle binaire très marqué. De juin à octobre, les 837,2 mm de pluie nettoient l'atmosphère et maintiennent un ciel dégagé de poussière. Dès le mois de novembre et jusqu'en mai, le manque d'eau et le vent d'est apportent une brume sèche constante. L'air redevient plus chargé en poussières du désert jusqu'au retour des premiers orages.