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Qualité de l’air à Keur Massar et suivi des particules

Prévision · mise à jour à 18 h 35

L'air de Keur Massar affiche aujourd'hui un indice 1, soit un niveau faible, avec des particules prévues à 6 µg/m³. Voici ce que cela change pour votre journée.

jeudi 3 septembre · Keur Massar · aujourd’hui

1/5

Poussière faible

PM10 6 µg/m³ · PM2,5 5 µg/m³ · épaisseur optique 0,23

Indice poussière

échelle sur 5

Les cinq prochains jours

PM10 maximal
  1. Auj.1faible24 µg/m³
  2. Ven 41faible25 µg/m³
  3. Sam 52modérée87 µg/m³
  4. Dim 62modérée81 µg/m³
  5. Lun 71faible43 µg/m³

Heure par heure

Indice poussière heure par heure sur cinq jours
Jour0 h1 h2 h3 h4 h5 h6 h7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Jeu 3111111111111111111111111
Ven 4111111111111111111111111
Sam 5111111122222222222222222
Dim 6222222222222211111111111
Lun 7111111111111111111111111

Que faire

  • Aucune précaution particulière aujourd'hui.

Mis à jour (18 h 35) · Mentions légales

En résumé

À Keur Massar, l’indice poussière est de 1 sur 5 (faible), avec 6 µg/m³ de PM10. Les prochains jours se chargent : indice 2 samedi 5 septembre. Aucune précaution particulière pour les personnes en bonne santé. Aucun capteur ne mesure encore l’air ici : cette page donne la prévision des particules, jour par jour.

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Ce que raconte un indice

Un indice de qualité de l’air ne dit pas si l’air « sent bon ». Il traduit la concentration de polluants mesurés en une note simple, du bon au mauvais, pour que la décision soit rapide.

La mesure la plus parlante au Sénégal est celle des particules en suspension. Elles se comptent par leur taille : les plus grosses s’arrêtent dans le nez et la gorge, les plus fines descendent jusqu’au fond des poumons.

Le niveau affiché pour Keur Massar vaut pour l’ensemble de la ville. Votre rue peut être plus chargée, si elle borde un axe passant ou un chantier, ou plus propre, si elle est plantée et à l’écart du trafic.

Deux airs superposés

L’air que vous respirez à Keur Massar mélange deux histoires très différentes.

La première est locale et se voit dans la rue. Les moteurs anciens, les deux-roues, les camions, la poussière soulevée sur les pistes non revêtues, les chantiers, la cuisson au charbon de bois, le brûlage des ordures en fin de journée. Cette part varie d’un quartier à l’autre, parfois d’une centaine de mètres à l’autre.

La seconde est régionale et ne dépend pas de vous. C’est la poussière soulevée bien plus au nord et transportée sur des milliers de kilomètres. Elle arrive par vagues, surtout en saison sèche, et fait grimper l’indice partout en même temps, y compris dans les villages sans trafic.

Sur la côte, il faut ajouter les embruns et le sel marin, qui pèsent peu sur la santé mais entrent dans certaines mesures.

Les heures qui comptent

L’air ne se dégrade pas uniformément dans la journée.

Le matin, la circulation redémarre alors que l’atmosphère est encore calme et stratifiée près du sol. Les polluants s’accumulent dans la couche basse. C’est souvent le pire moment, en particulier pour les élèves et pour ceux qui vont au travail à moto.

En milieu de journée, le soleil chauffe le sol, l’air se brasse à la verticale et les concentrations baissent. Sur la côte, la brise de mer aide beaucoup.

En fin d’après-midi et le soir, tout se referme. Le trafic culmine, les feux de déchets s’allument, le vent tombe. Les valeurs remontent, souvent jusqu’à tard dans la nuit.

Des gestes simples

Aérez le logement au moment où l’air est le meilleur, en général en milieu de journée, plutôt qu’au petit matin.

Fermez les fenêtres et les portes exposées lors d’un épisode marqué. Passez la serpillière plutôt que le balai, qui remet la poussière en suspension.

Déplacez le sport en plein air vers un créneau plus propre. À l’effort, on respire par la bouche et l’on inhale beaucoup plus.

Si vous êtes asthmatique, gardez votre traitement sur vous ces jours-là. Et si une toux sèche ou une gêne respiratoire s’installe plusieurs jours, consultez sans attendre.

À Keur Massar, la surveillance de l'atmosphère concerne directement le quotidien des familles et des travailleurs. Située à 11 mètres d'altitude au cœur de la banlieue dakaroise, la commune subit les effets croisés de la circulation dense, des pistes sableuses et des flux régionaux de poussière désertique. L'évaluation de l'air ambiant repose sur des mesures précises qui permettent à chacun d'adapter ses sorties et ses activités physiques, que l'on vive près du rond-point central ou vers la limite de Malika située à 3,2 km.

Les sources locales de particules fines

L'atmosphère de la zone se charge rapidement au passage des véhicules sur les axes non bitumés et le long des grands carrefours marchands. Les particules fines en suspension viennent des gaz d'échappement, des feux domestiques et du sable soulevé par les roues. Dans les ruelles sablonneuses de keur massar, le vent local remet continuellement la terre en l'air, ce qui alourdit l'atmosphère dès le lever du jour.

Les capteurs installés dans le secteur enregistrent ces variations quotidiennes. Les pics surviennent souvent aux heures de pointe, quand la circulation ralentit et que les fumées stagnent près du sol. Pour les personnes fragiles, les enfants et les commerçants installés au bord des routes, ces périodes demandent une vigilance accrue afin de limiter l'exposition directe.

Le répit apporté par l'hivernage

Le calendrier des pluies transforme nettement la pureté de l'air dans le département. Entre juillet et septembre, la saison des pluies apporte 256,3 mm d'eau, avec un pic marqué en août où tombent 127,8 mm en près de 14 jours de pluie. Ces averses orageuses lavent l'air, rabattent le sable au sol et éliminent une grande fraction des polluants en suspension.

Durant cette période d'hivernage, la sensation d'étouffement diminue sensiblement malgré une chaleur marquée, avec une température maximale moyenne de 28,8 °C en août puis 30,2 °C en octobre. L'humidité colle la poussière à la terre et offre plusieurs semaines de ciel plus clair aux habitants, avant le retour de la saison sèche dès le mois de novembre où les pluies tombent à 0,6 mm.

Poussières du désert et vent sec

Dès la fin de l'automne et tout au long de la période fraîche, un vent continental venu du Sahara transporte d'épaisses nappes de poussière minérale. Même si février reste le mois le plus frais avec une minimale moyenne de 19,5 °C, l'air devient particulièrement sec et irritant pour les voies respiratoires.

Ce phénomène touche l'ensemble de la presqu'île du Cap-Vert et s'étend sans obstacle vers les communes voisines comme Yeumbeul, distante de 4,1 km, ou Fass Mbao à 4,2 km. La poussière s'infiltre dans les habitations, réduit la visibilité et provoque des toux répétées. Les bulletins d'alerte diffusés par l'ANACIM signalent ces épisodes majeurs pour recommander le port du masque et la protection des personnes asthmatiques.

Bons gestes au quotidien face à la pollution

Prendre l'habitude de consulter l'état du ciel aide à préserver sa santé. Lors des journées très chargées en poussières fines, fermez les fenêtres orientées vers la rue durant les heures les plus venteuses et évitez les efforts sportifs intenses en plein air. Les trajets à pied aux abords des axes encombrés doivent être écourtés autant que possible.

Pour les personnes souffrant de maladies respiratoires, garder un tissu propre ou un masque filtrant sur le nez et la bouche reste le moyen le plus direct d'éviter les crises d'irritation. À la maison, humidifier le sol avant de balayer empêche de remettre la poussière accumulée dans l'air de la pièce.

Keur Massar en quelques faits

  • Keur Massar est un chef-lieu de département de la région de Dakar, à 17 km au nord-est du centre.
  • La commune se tient à onze mètres d'altitude, entre Pikine et le lac Rose.
  • Une forêt classée en occupe la bordure sud.

Keur Massar est passée en une génération de village de la périphérie à département entier. L’urbanisation y a rempli des dépressions qui servaient auparavant d’exutoire aux pluies : c’est la raison pour laquelle les inondations d’hivernage y sont devenues un sujet permanent.

Le climat reste celui de la banlieue nord de Dakar, un peu moins ventilé que le bord de mer parce que le cordon dunaire coupe une partie de la brise. Les écarts entre le jour et la nuit y sont plus marqués qu’à la pointe de la presqu’île.

Questions fréquentes

Que sont les particules fines ?

Ce sont des poussières en suspension trop petites pour être arrêtées par le nez. Les plus grosses irritent la gorge et les bronches. Les plus fines descendent jusqu'au fond des poumons et passent en partie dans le sang. On les mesure par leur taille, d'où les familles couramment citées sous les sigles PM10 et PM2,5.

D'où vient la pollution de l'air à Keur Massar ?

De deux origines qui se superposent. Une origine locale : circulation, moteurs anciens, chantiers, pistes non revêtues, brûlage de déchets, cuisson au charbon. Et une origine lointaine : la poussière transportée depuis le Sahara, qui touche tout le pays en même temps sans dépendre du trafic de votre rue.

Quelles sont les heures les plus chargées ?

Le petit matin et la fin d'après-midi, pour deux raisons. Le trafic est dense aux heures de pointe, et l'air se stratifie près du sol quand il n'y a ni soleil fort ni vent. En milieu de journée, la chaleur brasse l'atmosphère et disperse une partie des particules vers le haut.

Qui doit faire particulièrement attention ?

Les enfants, dont les poumons sont encore en développement, les personnes âgées, les femmes enceintes, et surtout les asthmatiques et les personnes souffrant de bronchite chronique ou d'insuffisance cardiaque. Si vous êtes concerné, gardez votre traitement à portée de main les jours où le niveau est élevé.

Un masque protège-t-il vraiment ?

Un masque bien ajusté réduit l'inhalation des particules les plus grosses. Il doit couvrir le nez et plaquer sur les joues, sinon l'air passe autour. C'est une protection d'appoint, utile pour un trajet à moto ou un travail exposé. Le geste le plus efficace reste de raccourcir le temps passé dehors aux heures chargées.

Faut-il annuler le sport quand l'air est mauvais ?

Le déplacer plutôt que l'annuler. À l'effort, on respire beaucoup plus d'air, donc beaucoup plus de particules, et par la bouche. Reportez la séance de course ou le match à un créneau plus propre, ou passez à une activité en intérieur pour la journée.

La pluie améliore-t-elle la qualité de l'air ?

Oui, nettement et rapidement. Une averse lessive l'atmosphère et rabat les poussières au sol. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'air est souvent bien meilleur en hivernage qu'en pleine saison sèche, malgré la chaleur et l'humidité.

Comment surveiller la qualite de l air keur massar ?

Vous pouvez suivre les indices de l'atmosphère actualisés par le site et vous référer aux avis émis par l'ANACIM. Les capteurs et les données satellitaires indiquent la concentration en particules au sol pour savoir quand réduire vos efforts en extérieur.