MétéoSénégal

Régions

Modes

Vent à Mékhé et dans le nord du Cayor

À 19 h · mise à jour à 18 h 05

Le vent souffle actuellement à 9 km/h de secteur sud-est à Mékhé. Sur quarante-huit heures, les rafales peuvent monter jusqu'à 34 km/h.

Vent 9km/h sud-est
Rafales max 48 h 34km/h Ven 4 vers 15 h
Vent max cette semaine 17km/h sur 7 jours

Vent heure par heure à Mékhé

48 h
  1. 19h 26° 48 %
  2. 20h 25° 47 %
  3. 21h 25° 43 %
  4. 22h 25° 34 %
  5. 23h 25° 22 %
  6. Ven 4 25° 14 %
  7. 01h 25° 13 %
  8. 02h 25° 17 %
  9. 03h 25° 18 %
  10. 04h 25° 15 %
  11. 05h 25° 10 %
  12. 06h 25°
  13. 07h 25°
  14. 08h 26°
  15. 09h 28°
  16. 10h 30°
  17. 11h 32°
  18. 12h 33° 14 %
  19. 13h 34° 17 %
  20. 14h 34° 20 %
  21. 15h 33° 22 %
  22. 16h 33° 23 %
  23. 17h 32° 24 %
  24. 18h 30° 22 %
  25. 19h 29° 15 %
  26. 20h 28°
  27. 21h 28°
  28. 22h 28°
  29. 23h 28°
  30. Sam 5 27°
  31. 01h 27°
  32. 02h 27°
  33. 03h 27°
  34. 04h 26°
  35. 05h 26°
  36. 06h 26°
  37. 07h 26°
  38. 08h 27°
  39. 09h 29°
  40. 10h 31°
  41. 11h 32°
  42. 12h 33°
  43. 13h 34°
  44. 14h 35°
  45. 15h 35°
  46. 16h 35°
  47. 17h 35°
  48. 18h 33°

≤ 24°25–28°29–32°33–36°37–40°> 40°

Les jours suivants

Prévisions par jour : minimale, maximale, pluie attendue
JourTempsPlage de températuresPluieMini / maxi
Auj. Orage 9,6 mm 25° 32°
Ven 4 Bruine légère 25° 34°
Sam 5 Éclaircies 26° 35°
Dim 6 Ensoleillé 25° 36°
Lun 7 Orage 2,4 mm 26° 34°
Mar 8 Orage et grêle 9,3 mm 24° 33°
Mer 9 Bruine légère 1,2 mm 25° 34°
Jeu 10 Couvert 26° 33°
Ven 11 Ensoleillé 26° 34°
Sam 12 Ciel clair 26° 34°
Dim 13 Couvert 25° 34°
Lun 14 Orage 7,2 mm 26° 34°
Mar 15 Orage 6,5 mm 25° 32°
Mer 16 Orage 9,3 mm 24° 32°

Prévision mise à jour (18 h 05) · Mentions légales

En résumé

À Mékhé, le vent souffle à 9 km/h sud-est à 19 h, rafales 31 km/h. Pas de journée vraiment ventée annoncée cette semaine. Vent modéré, sans conséquence particulière.

Mis à jour (18 h 05) · Mentions légales

Trois vents se partagent l’année

Le Sénégal ne connaît pas un vent, mais trois régimes qui se relaient. Savoir lequel souffle permet de deviner le temps sans regarder le ciel.

L’alizé maritime

Il arrive de l’océan, de secteur nord à nord-ouest, et balaie la façade atlantique pendant toute la saison sèche. C’est lui qui rend le littoral respirable quand l’intérieur devient brûlant. Il apporte de la fraîcheur, un peu d’humidité, et il maintient la mer agitée sur la Grande Côte.

L’harmattan

Il vient du nord-est, du continent, et souffle surtout de novembre à mars, parfois jusqu’en avril. Il est sec, il assèche la peau et les lèvres, il fait éclater le bois et il charge le ciel de poussière. Sous harmattan, les nuits deviennent nettement plus fraîches à l’intérieur des terres, et les journées gardent un ciel blanchâtre plutôt que bleu.

La mousson

En hivernage, le flux bascule au sud-ouest. Cet air humide et lourd nourrit les orages. Il souffle plus mollement que l’alizé, mais il transporte l’eau : sans lui, aucune pluie de saison ne serait possible.

Ce que le vent change vraiment

Le vent modifie la température ressentie sans modifier la température mesurée. Un même air chaud paraît supportable sous un souffle régulier et étouffant dès qu’il tombe. Sur la côte, une journée sans vent en septembre est infiniment plus pénible qu’une journée ventée en avril.

Il agit aussi sur la visibilité. Un vent continental fort sur des sols secs soulève un voile qui masque l’horizon et gêne les personnes fragiles des voies respiratoires.

Il agit enfin sur tout ce qui est léger et mal fixé. Les tôles de clôture, les bâches de cérémonie, les parasols de plage et les antennes cèdent sur une rafale, pas sur un vent moyen. C’est 34 km/h qu’il faut lire avant d’installer quoi que ce soit dehors.

Sur l’eau, le vent commande

Pour un pêcheur, le vent décide de la sortie avant même la houle. Un souffle établi et constant permet de travailler. Un vent qui monte par à-coups lève une mer hachée, épuisante et dangereuse pour une pirogue chargée.

La règle locale reste la plus sûre : croiser la prévision, l’état de la mer affiché pour le port de référence et l’avis de ceux qui sortent tous les jours.

Reconnaître le vent sans instrument

Quelques indices suffisent pour identifier le régime en cours. Un horizon net et une mer clapoteuse le long du rivage désignent l’alizé. Un horizon laiteux, des lèvres qui gercent et du linge qui sèche en un rien de temps désignent l’harmattan. Un air moite, un ciel encombré et des feuilles qui bougent à peine désignent la mousson.

Un dernier repère vaut pour toute l’année : quand le vent tombe complètement en pleine journée, la chaleur monte d’un cran dans l’heure qui suit. Les journées sans souffle sont les plus éprouvantes, quelle que soit la saison.

À Mékhé, cité artisanale renommée au cœur du Cayor, le vent dicte le rythme des journées et transforme l'air au fil des saisons. Située à l'intérieur des terres dans la région de Thiès, la commune de 27 566 habitants ne dispose pas de la brise côtière continue qui tempère le littoral. En cette période d'hivernage, les masses d'air venues du sud-ouest transportent l'humidité océanique sur la ville. Ce flux de mousson apporte la pluie salvatrice mais engendre aussi des pointes soudaines qui bousculent les toitures légères et soulèvent les étals de marché avant chaque ondée.

Les rafales d'hivernage et les grains orageux

Durant l'hivernage, qui s'étend de juillet à septembre, le comportement de l'air change radicalement à Mékhé. De puissantes lignes d'orages traversent le centre du pays d'est en ouest. À l'approche de ces nuages sombres et denses, l'air s'immobilise d'abord dans une atmosphère lourde, avant qu'un front de rafales violent ne précède l'averse. Ces bourrasques soulèvent brutalement une poussière ocre très dense, réduisant la visibilité sur la route nationale en quelques minutes.

Le mois le plus pluvieux de l'année reste août avec 124,3 mm d'eau enregistrés et 14 jours de pluie. En septembre, avec 109,7 mm, les tourbillons sous orage demeurent redoutables. Les ateliers de cordonnerie, les tanneries artisanales et les séchoirs de cuir doivent alors se calfeutrer sans attendre. Les bulletins diffusés par l'ANACIM permettent d'anticiper ces basculements brutaux du vent pour protéger les biens exposés et suspendre les déplacements sur les pistes rurales du secteur.

L'harmattan et les poussières de la saison sèche

Dès la fin de l'hivernage et surtout à partir de novembre, quand la température maximale grimpe à 34,7 °C, la circulation de l'air s'inverse totalement. Le vent dominant tourne au nord-est. Cet alizé continental chaud et sec, nommé harmattan, traverse des étendues arides avant d'atteindre le Cayor. En janvier, alors que la température minimale moyenne descend à 17,1 °C, ce souffle dessèche la végétation et accentue la sensation de fraîcheur nocturne.

L'harmattan transporte des bancs de poussière désertique très fine qui voilent le ciel pendant plusieurs jours consécutifs. Cette brume sèche dégrade la qualité de l'air, fatigue les voies respiratoires et complique le travail en plein air. Les artisans et les familles de la commune surveillent alors la meteo mekhe pour adapter leurs sorties, protéger les enfants en bas âge et abriter les matières premières sensibles aux infiltrations de sable dans les cours de travail.

Le couloir du Cayor entre Mérina Dakhar et Tivaouane

La position géographique de Mékhé, entourée par Mérina Dakhar à 7,6 km et Tivaouane à 27,4 km, place la commune au cœur d'une plaine largement ouverte aux courants d'air régionaux. Plus au nord, Pir Gourèye se trouve à 15,9 km sur le même ruban routier. Sur ce plateau sableux où les arbres sont clairsemés, aucun obstacle naturel majeur n'arrête la course du vent.

En fin d'après-midi, une brise venue de l'Atlantique parvient parfois à pénétrer jusqu'à la ville, apportant un léger soulagement thermique après les chaleurs de la mi-journée. Ce flux s'atténue cependant vite au crépuscule. La surveillance des axes routiers vers Taïba Ndiaye, située à 28,8 km, et Mboro, située à 28,7 km, demande une attention constante aux branches mortes et aux tourbillons de poussière qui traversent les voies goudronnées.

Conseils pratiques pour faire face au vent fort

Face aux coups de vent soudains, plusieurs réflexes simples évitent les accidents domestiques et préservent les chantiers. Lors des alertes de mousson, il convient d'arrimer solidement les tôles ondulées, les enseignes d'ateliers et les antennes extérieures. Dans les cours et les hangars, les artisans doivent mettre à l'abri les peaux, les chaussures et les matières légères avant que le vent ne les emporte.

Pour les conducteurs de deux-roues et de minibus de transport collectif qui relient la commune aux villages voisins, les rafales latérales constituent un danger direct lors des dépassements sur la route nationale. Réduire sa vitesse dès que la poussière commence à balayer le sol reste la consigne essentielle. Suivre les consignes de vigilance météorologique protège efficacement les usagers de la route et les résidents du bassin cayorien.

Mékhé en quelques faits

  • Mékhé est un bourg du Cayor, à environ 100 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • La commune est connue pour son artisanat du cuir.
  • La mer se trouve à une trentaine de kilomètres à l'ouest.
  • Les cultures pluviales dominent le terroir environnant.

Le cuir a fait la réputation de Mékhé. Les ateliers travaillent, teignent et sèchent des peaux, un métier qui dépend étroitement de l’air ambiant : le séchage va vite pendant la longue saison sèche, beaucoup moins quand l’humidité de l’hivernage s’installe.

Le bourg appartient au Cayor, ce pays de plaines sableuses ouvertes entre le littoral et le Baol. Rien n’arrête le vent. En saison sèche, l’harmattan traverse la zone et emporte une part de la terre fine des champs nus.

À une trentaine de kilomètres du rivage, l’influence marine devient marginale. Les journées chaudes ne sont plus tempérées et le contraste avec la nuit s’accentue.

L’agriculture pluviale reste le socle du terroir. Tout se joue sur la régularité des pluies de juillet à septembre, plus que sur leur nombre.

Questions fréquentes

Quel vent domine à Mékhé et à quelle saison ?

Sur le littoral, l'alizé maritime de secteur nord à nord-ouest domine pendant la saison sèche et adoucit les températures. À l'intérieur, l'harmattan de nord-est prend le relais de novembre à mars. En hivernage, la mousson venue du sud-ouest s'impose partout et apporte l'humidité nécessaire aux pluies.

Quelle différence entre le vent moyen et la rafale ?

Le vent moyen décrit un souffle continu mesuré sur une durée. La rafale est une pointe brève, souvent bien plus forte. C'est elle qui arrache les tôles, renverse les parasols et déséquilibre un deux-roues. Sur une prévision, regardez toujours la rafale avant de sortir du matériel léger.

Pourquoi le vent se lève-t-il l'après-midi sur la côte ?

Parce que la terre chauffe plus vite que l'océan. Vers le milieu de la journée, l'air surchauffé du continent s'élève et appelle vers l'intérieur l'air marin, plus frais, qui s'engouffre. Cette brise entre en milieu de journée, souffle jusqu'au soir, puis retombe. Elle explique une bonne partie du confort du littoral en saison sèche.

Le vent est-il responsable de la poussière ?

En grande partie. Un vent continental fort sur des sols nus soulève des particules fines et les transporte loin. C'est le mécanisme de l'harmattan, qui charge le ciel d'un voile beige de novembre à mars. Un vent d'origine maritime, lui, arrive lavé et fait plutôt baisser la concentration de poussière.

À partir de quel vent une pirogue ne sort-elle plus ?

Il n'existe pas de seuil unique : tout dépend de la taille de l'embarcation, de l'état de la mer et de la zone de pêche. Un vent régulier se gère mieux qu'un vent rafaleux, qui lève une mer courte et désordonnée. Suivez le verdict marin publié pour votre port et l'avis du chef de plage.

Comment lire la direction du vent affichée ?

La direction indiquée est toujours celle d'où vient le vent, jamais celle vers laquelle il va. Un vent de nord-est arrive donc du continent et sera sec. Un vent de nord-ouest arrive de l'océan et sera plus frais et plus humide. Cette lecture change tout au moment d'anticiper la sensation.

Faut-il craindre le vent avant un orage ?

Oui, et c'est même le premier danger. En hivernage, la bourrasque précède la pluie de plusieurs minutes et souffle bien plus fort qu'elle. Elle emporte les objets légers et fait tomber des branches. Dès que le ciel brunit à l'est, mettez à l'abri ce qui peut voler.

Comment se comporte le vent mékhé selon la saison ?

À Mékhé, le vent souffle du sud-ouest en été durant l'hivernage avec des rafales violentes sous orage, puis bascule au nord-est de novembre à mai sous la forme d'un harmattan sec et chargé de poussière qui fait baisser la visibilité sur le Cayor.