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Vent à Kébémer et dynamiques de l'air

À 19 h · mise à jour à 18 h 05

Le vent souffle actuellement à 19 km/h de secteur sud-sud-ouest à Kébémer. Sur quarante-huit heures, les rafales peuvent monter jusqu'à 36 km/h.

Vent 19km/h sud-ouest
Rafales max 48 h 36km/h Ven 4 vers 16 h
Vent max cette semaine 19km/h sur 7 jours

Vent heure par heure à Kébémer

48 h
  1. 19h 26° 34 %
  2. 20h 25° 35 %
  3. 21h 25° 33 %
  4. 22h 25° 26 %
  5. 23h 25° 16 %
  6. Ven 4 25° 10 %
  7. 01h 25° 10 %
  8. 02h 25° 13 %
  9. 03h 25° 14 %
  10. 04h 25° 10 %
  11. 05h 25°
  12. 06h 25°
  13. 07h 25°
  14. 08h 26°
  15. 09h 28°
  16. 10h 30°
  17. 11h 32° 13 %
  18. 12h 33° 18 %
  19. 13h 34° 19 %
  20. 14h 34° 18 %
  21. 15h 34° 16 %
  22. 16h 33° 12 %
  23. 17h 32°
  24. 18h 31°
  25. 19h 29°
  26. 20h 28°
  27. 21h 28°
  28. 22h 28°
  29. 23h 27°
  30. Sam 5 27°
  31. 01h 27°
  32. 02h 27°
  33. 03h 27°
  34. 04h 26°
  35. 05h 26°
  36. 06h 26°
  37. 07h 26°
  38. 08h 27°
  39. 09h 29°
  40. 10h 31°
  41. 11h 32°
  42. 12h 34°
  43. 13h 35°
  44. 14h 35°
  45. 15h 36°
  46. 16h 36°
  47. 17h 35°
  48. 18h 32°

≤ 24°25–28°29–32°33–36°37–40°> 40°

Les jours suivants

Prévisions par jour : minimale, maximale, pluie attendue
JourTempsPlage de températuresPluieMini / maxi
Auj. Orage 9,7 mm 25° 32°
Ven 4 Couvert 25° 34°
Sam 5 Éclaircies 26° 36°
Dim 6 Bruine légère 25° 36°
Lun 7 Bruine légère 27° 34°
Mar 8 Orage et grêle 9,9 mm 25° 33°
Mer 9 Bruine légère 26° 34°
Jeu 10 Couvert 26° 33°
Ven 11 Ensoleillé 26° 33°
Sam 12 Ensoleillé 26° 33°
Dim 13 Éclaircies 25° 33°
Lun 14 Orage et grêle 7,8 mm 26° 33°
Mar 15 Orage 12 mm 25° 32°
Mer 16 Orage 3,5 mm 24° 33°

Prévision mise à jour (18 h 05) · Mentions légales

En résumé

À Kébémer, le vent souffle à 19 km/h sud-ouest à 19 h, rafales 31 km/h. Pas de journée vraiment ventée annoncée cette semaine. Vent sensible : poussière soulevée, mer formée près des côtes.

Mis à jour (18 h 05) · Mentions légales

Trois vents se partagent l’année

Le Sénégal ne connaît pas un vent, mais trois régimes qui se relaient. Savoir lequel souffle permet de deviner le temps sans regarder le ciel.

L’alizé maritime

Il arrive de l’océan, de secteur nord à nord-ouest, et balaie la façade atlantique pendant toute la saison sèche. C’est lui qui rend le littoral respirable quand l’intérieur devient brûlant. Il apporte de la fraîcheur, un peu d’humidité, et il maintient la mer agitée sur la Grande Côte.

L’harmattan

Il vient du nord-est, du continent, et souffle surtout de novembre à mars, parfois jusqu’en avril. Il est sec, il assèche la peau et les lèvres, il fait éclater le bois et il charge le ciel de poussière. Sous harmattan, les nuits deviennent nettement plus fraîches à l’intérieur des terres, et les journées gardent un ciel blanchâtre plutôt que bleu.

La mousson

En hivernage, le flux bascule au sud-ouest. Cet air humide et lourd nourrit les orages. Il souffle plus mollement que l’alizé, mais il transporte l’eau : sans lui, aucune pluie de saison ne serait possible.

Ce que le vent change vraiment

Le vent modifie la température ressentie sans modifier la température mesurée. Un même air chaud paraît supportable sous un souffle régulier et étouffant dès qu’il tombe. Sur la côte, une journée sans vent en septembre est infiniment plus pénible qu’une journée ventée en avril.

Il agit aussi sur la visibilité. Un vent continental fort sur des sols secs soulève un voile qui masque l’horizon et gêne les personnes fragiles des voies respiratoires.

Il agit enfin sur tout ce qui est léger et mal fixé. Les tôles de clôture, les bâches de cérémonie, les parasols de plage et les antennes cèdent sur une rafale, pas sur un vent moyen. C’est 36 km/h qu’il faut lire avant d’installer quoi que ce soit dehors.

Sur l’eau, le vent commande

Pour un pêcheur, le vent décide de la sortie avant même la houle. Un souffle établi et constant permet de travailler. Un vent qui monte par à-coups lève une mer hachée, épuisante et dangereuse pour une pirogue chargée.

La règle locale reste la plus sûre : croiser la prévision, l’état de la mer affiché pour le port de référence et l’avis de ceux qui sortent tous les jours.

Reconnaître le vent sans instrument

Quelques indices suffisent pour identifier le régime en cours. Un horizon net et une mer clapoteuse le long du rivage désignent l’alizé. Un horizon laiteux, des lèvres qui gercent et du linge qui sèche en un rien de temps désignent l’harmattan. Un air moite, un ciel encombré et des feuilles qui bougent à peine désignent la mousson.

Un dernier repère vaut pour toute l’année : quand le vent tombe complètement en pleine journée, la chaleur monte d’un cran dans l’heure qui suit. Les journées sans souffle sont les plus éprouvantes, quelle que soit la saison.

La ville de Kébémer subit une circulation de l'air rythmée par sa position continentale proche de la bande côtière de Louga. Les masses d'air venues de l'océan Atlantique se confrontent régulièrement aux flux chauds venus de l'est. Le régime éolien gouverne la sensation thermique, l'assèchement des champs de mil et le déplacement de la poussière au cœur du terroir. Les habitants consultent la meteo kebemer pour savoir comment orienter leurs déplacements et protéger les cultures maraîchères contre les rafales sèches ou humides selon la période.

L'alizé maritime et les couloirs sableux

Kébémer se trouve sur un axe ouvert aux souffles maritimes adoucis qui pénètrent les terres depuis la côte nord. Durant la longue saison sèche qui s'étend d'octobre à juin, l'air marin apporte une humidité matinale qui tempère brièvement les premières heures du jour. Cependant, ce flux perd rapidement sa fraîcheur dès que le soleil gagne en altitude. À mesure que l'on se dirige vers l'intérieur en direction de Guéoul, situé à 16,8 km, l'air se réchauffe et soulève les particules fines sur les sols nus.

Le vent constant de secteur nord-est prend souvent le relais au cœur des mois les plus secs. En novembre, quand la température maximale atteint 34,9 °C, ce souffle régulier accélère l'évaporation de l'eau résiduelle du sol. Les exploitants agricoles protègent leurs pépinières avec des haies d'arbustes pour freiner la force de ce flux continu. Sans ces brise-vents végétaux, l'alizé continental balaie les semis et durcit la surface du sable.

Les coups de vent pendant l'hivernage

L'hivernage transforme radicalement le régime de l'air à Kébémer. Entre juillet et septembre, la mousson venue du sud-ouest apporte l'essentiel de l'humidité avec 239 mm de pluie concentrés sur trois mois. Avant l'arrivée des averses orageuses, une brutale accélération du vent précède l'orage. Le ciel s'obscurcit soudainement, la température baisse en quelques minutes et l'atmosphère devient dense.

Le mois d'août concentre le maximum d'activité avec 105,2 mm d'eau et 12,5 jours de pluie. Les rafales qui devancent les masses pluvieuses couchent parfois les tiges de mil ou détériorent les toitures légères dans les quartiers périphériques. Ce front de rafale annonce l'eau imminente et balaie la poussière accumulée pendant les journées calmes. L'ANACIM publie des alertes spécifiques quand ces formations orageuses traversent la région de Louga en direction de la côte.

Harmattan d'hiver et fraîcheur nocturne

De décembre à février, Kébémer connaît des contrastes thermiques nets favorisés par la circulation atmosphérique. En janvier, la température minimale moyenne descend à 17,7 °C grâce à un air sec qui favorise le refroidissement nocturne de la terre sablonneuse. Le vent faiblit en fin de nuit, laissant une ambiance fraîche et vivifiante avant l'aube.

Dans la journée, l'harmattan reprend souvent de la vigueur. Ce vent venu du désert transporte une fine pellicule ocre qui voile le ciel sans apporter la moindre goutte d'eau. En avril, la pluie est inexistante avec 0 mm enregistré au compteur mensuel. Ce souffle asséchant exige des mesures sanitaires immédiates pour les personnes fragiles, car l'air sec irrite les voies respiratoires et complique le travail dans les champs ouverts.

Conséquences quotidiennes pour le terroir de Kébémer

La vie locale s'ajuste en permanence à l'intensité de l'air en mouvement. Les artisans, les bâtisseurs et les commerçants du marché central surveillent la direction du souffle pour fixer leurs étals ou planifier le séchage des denrées. Lorsque le vent forcit l'après-midi, le transport sur les pistes sablonneuses devient plus pénible en raison des dépôts de sable qui masquent les traces.

Vers Lompoul, situé à 29,7 km vers l'ouest, le relief dunaire modifie encore la trajectoire des courants locaux. Les transporteurs qui relient ces localités connaissent l'effet de ces bourrasques latérales sur les véhicules chargés. Savoir lire les signes du vent permet de sécuriser le bétail, de calfeutrer les habitations contre l'intrusion du sable et de mener à bien les travaux d'hivernage sans subir les dégâts des tourbillons soudains.

Kébémer en quelques faits

  • Kébémer se situe dans le Cayor, entre Louga et Thiès.
  • La ville est à environ 130 km à vol d'oiseau de Dakar.
  • Elle reste à une trentaine de kilomètres de la Grande Côte.

Kébémer est une ville du Cayor, sur l’axe qui relie Thiès à Louga. Le pays est plat, sableux, planté de baobabs et de champs qui s’ouvrent après les moissons. Rien n’y arrête le regard, ni le vent.

La ville n’est pas au bord de l’océan, mais elle n’en est pas loin non plus : la Grande Côte se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest. L’alizé arrive donc encore, affaibli, et rafraîchit les soirées de saison sèche sans jamais donner la douceur qu’on trouve à Kayar ou à Mboro. Dès que le vent tourne au nord-est, l’harmattan reprend la main et le ciel se charge de poussière.

L’hivernage tient en quelques semaines et décide de la campagne d’arachide et de mil. Entre deux averses, les sols sableux sèchent en surface très vite, ce qui trompe souvent sur l’humidité réelle du champ. Les relevés de référence proviennent de la station de Linguère.

Questions fréquentes

Quel vent domine à Kébémer et à quelle saison ?

Sur le littoral, l'alizé maritime de secteur nord à nord-ouest domine pendant la saison sèche et adoucit les températures. À l'intérieur, l'harmattan de nord-est prend le relais de novembre à mars. En hivernage, la mousson venue du sud-ouest s'impose partout et apporte l'humidité nécessaire aux pluies.

Quelle différence entre le vent moyen et la rafale ?

Le vent moyen décrit un souffle continu mesuré sur une durée. La rafale est une pointe brève, souvent bien plus forte. C'est elle qui arrache les tôles, renverse les parasols et déséquilibre un deux-roues. Sur une prévision, regardez toujours la rafale avant de sortir du matériel léger.

Pourquoi le vent se lève-t-il l'après-midi sur la côte ?

Parce que la terre chauffe plus vite que l'océan. Vers le milieu de la journée, l'air surchauffé du continent s'élève et appelle vers l'intérieur l'air marin, plus frais, qui s'engouffre. Cette brise entre en milieu de journée, souffle jusqu'au soir, puis retombe. Elle explique une bonne partie du confort du littoral en saison sèche.

Le vent est-il responsable de la poussière ?

En grande partie. Un vent continental fort sur des sols nus soulève des particules fines et les transporte loin. C'est le mécanisme de l'harmattan, qui charge le ciel d'un voile beige de novembre à mars. Un vent d'origine maritime, lui, arrive lavé et fait plutôt baisser la concentration de poussière.

À partir de quel vent une pirogue ne sort-elle plus ?

Il n'existe pas de seuil unique : tout dépend de la taille de l'embarcation, de l'état de la mer et de la zone de pêche. Un vent régulier se gère mieux qu'un vent rafaleux, qui lève une mer courte et désordonnée. Suivez le verdict marin publié pour votre port et l'avis du chef de plage.

Comment lire la direction du vent affichée ?

La direction indiquée est toujours celle d'où vient le vent, jamais celle vers laquelle il va. Un vent de nord-est arrive donc du continent et sera sec. Un vent de nord-ouest arrive de l'océan et sera plus frais et plus humide. Cette lecture change tout au moment d'anticiper la sensation.

Faut-il craindre le vent avant un orage ?

Oui, et c'est même le premier danger. En hivernage, la bourrasque précède la pluie de plusieurs minutes et souffle bien plus fort qu'elle. Elle emporte les objets légers et fait tomber des branches. Dès que le ciel brunit à l'est, mettez à l'abri ce qui peut voler.

Comment souffle le vent kébémer pendant la saison sèche ?

Le vent à Kébémer souffle principalement du nord-est sous la forme d'un alizé continental sec. Il transporte de la poussière fine et accélère l'évaporation sans apporter d'eau, particulièrement entre novembre et mai.