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Le vent à Fatick au fil de l'année

À 18 h · mise à jour à 18 h 05

Le vent souffle actuellement à 12 km/h de secteur sud-ouest à Fatick. Sur quarante-huit heures, les rafales peuvent monter jusqu'à 40 km/h.

Vent 12km/h sud-ouest
Rafales max 48 h 40km/h Jeu 3 vers 18 h
Vent max cette semaine 21km/h sur 7 jours

Vent heure par heure à Fatick

48 h
  1. 18h 25° 78 %
  2. 19h 26° 82 %
  3. 20h 26° 83 %
  4. 21h 25° 78 %
  5. 22h 25° 63 %
  6. 23h 26° 42 %
  7. Ven 4 26° 25 %
  8. 01h 26° 16 %
  9. 02h 26° 11 %
  10. 03h 25°
  11. 04h 25°
  12. 05h 25°
  13. 06h 26°
  14. 07h 26°
  15. 08h 26°
  16. 09h 28°
  17. 10h 29°
  18. 11h 31°
  19. 12h 32° 12 %
  20. 13h 32° 21 %
  21. 14h 33° 33 %
  22. 15h 32° 41 %
  23. 16h 31° 44 %
  24. 17h 31° 44 %
  25. 18h 31° 39 %
  26. 19h 30° 27 %
  27. 20h 28° 11 %
  28. 21h 28°
  29. 22h 28°
  30. 23h 27°
  31. Sam 5 27°
  32. 01h 27°
  33. 02h 27°
  34. 03h 27°
  35. 04h 27°
  36. 05h 26°
  37. 06h 26°
  38. 07h 26°
  39. 08h 27°
  40. 09h 29°
  41. 10h 30°
  42. 11h 31°
  43. 12h 32°
  44. 13h 33°
  45. 14h 34°
  46. 15h 34° 10 %
  47. 16h 34° 13 %
  48. 17h 31° 15 %

≤ 24°25–28°29–32°33–36°37–40°> 40°

Les jours suivants

Prévisions par jour : minimale, maximale, pluie attendue
JourTempsPlage de températuresPluieMini / maxi
Auj. Orage 17 mm 25° 32°
Ven 4 Bruine légère 25° 33°
Sam 5 Éclaircies 26° 34°
Dim 6 Bruine légère 26° 34°
Lun 7 Orage 5,3 mm 26° 33°
Mar 8 Orage 5,8 mm 24° 33°
Mer 9 Orage 9,5 mm 25° 33°
Jeu 10 Orage 1,9 mm 25° 31°
Ven 11 Bruine légère 2,4 mm 26° 32°
Sam 12 Ensoleillé 26° 33°
Dim 13 Bruine légère 2,4 mm 26° 32°
Lun 14 Orage 8,2 mm 26° 31°
Mar 15 Bruine 12 mm 25° 29°
Mer 16 Bruine 5,0 mm 24° 31°

Prévision mise à jour (18 h 05) · Mentions légales

En résumé

À Fatick, le vent souffle à 12 km/h sud-ouest à 18 h, rafales 40 km/h. Pas de journée vraiment ventée annoncée cette semaine. Vent sensible : poussière soulevée, mer formée près des côtes.

Mis à jour (18 h 05) · Mentions légales

Trois vents se partagent l’année

Le Sénégal ne connaît pas un vent, mais trois régimes qui se relaient. Savoir lequel souffle permet de deviner le temps sans regarder le ciel.

L’alizé maritime

Il arrive de l’océan, de secteur nord à nord-ouest, et balaie la façade atlantique pendant toute la saison sèche. C’est lui qui rend le littoral respirable quand l’intérieur devient brûlant. Il apporte de la fraîcheur, un peu d’humidité, et il maintient la mer agitée sur la Grande Côte.

L’harmattan

Il vient du nord-est, du continent, et souffle surtout de novembre à mars, parfois jusqu’en avril. Il est sec, il assèche la peau et les lèvres, il fait éclater le bois et il charge le ciel de poussière. Sous harmattan, les nuits deviennent nettement plus fraîches à l’intérieur des terres, et les journées gardent un ciel blanchâtre plutôt que bleu.

La mousson

En hivernage, le flux bascule au sud-ouest. Cet air humide et lourd nourrit les orages. Il souffle plus mollement que l’alizé, mais il transporte l’eau : sans lui, aucune pluie de saison ne serait possible.

Ce que le vent change vraiment

Le vent modifie la température ressentie sans modifier la température mesurée. Un même air chaud paraît supportable sous un souffle régulier et étouffant dès qu’il tombe. Sur la côte, une journée sans vent en septembre est infiniment plus pénible qu’une journée ventée en avril.

Il agit aussi sur la visibilité. Un vent continental fort sur des sols secs soulève un voile qui masque l’horizon et gêne les personnes fragiles des voies respiratoires.

Il agit enfin sur tout ce qui est léger et mal fixé. Les tôles de clôture, les bâches de cérémonie, les parasols de plage et les antennes cèdent sur une rafale, pas sur un vent moyen. C’est 40 km/h qu’il faut lire avant d’installer quoi que ce soit dehors.

Sur l’eau, le vent commande

Pour un pêcheur, le vent décide de la sortie avant même la houle. Un souffle établi et constant permet de travailler. Un vent qui monte par à-coups lève une mer hachée, épuisante et dangereuse pour une pirogue chargée.

La règle locale reste la plus sûre : croiser la prévision, l’état de la mer affiché pour le port de référence et l’avis de ceux qui sortent tous les jours.

Reconnaître le vent sans instrument

Quelques indices suffisent pour identifier le régime en cours. Un horizon net et une mer clapoteuse le long du rivage désignent l’alizé. Un horizon laiteux, des lèvres qui gercent et du linge qui sèche en un rien de temps désignent l’harmattan. Un air moite, un ciel encombré et des feuilles qui bougent à peine désignent la mousson.

Un dernier repère vaut pour toute l’année : quand le vent tombe complètement en pleine journée, la chaleur monte d’un cran dans l’heure qui suit. Les journées sans souffle sont les plus éprouvantes, quelle que soit la saison.

À Fatick, le vent dicte le rythme des journées entre les vastes étendues de sel du Sine Saloum et les terres agricoles de l'intérieur. Sans être directement posée sur l'océan, la ville subit l'influence des masses d'air côtières qui remontent le long des bras d'eau, mais aussi les souffles continentaux plus rudes venus de l'est. Au fil des mois, les courants changent totalement de nature et transforment l'air que respirent les habitants. La meteo fatick dépend directement de ces basculements de flux, qui apportent tour à tour la fraîcheur marine, la poussière du désert ou les grains brutaux de la saison humide.

L'alizé maritime et les brises du Sine

Pendant les premiers mois de l'année, de janvier à mai, un vent régulier venu du nord et du nord-ouest pénètre dans les terres. Il traverse les tannes et apporte une circulation d'air bienvenue après les heures les plus lourdes du jour. En janvier, alors que la minimale moyenne descend à 17,8 °C, ce vent nocturne rend les nuits fraîches dans les concessions. Il permet d'aérer les maisons avant que le soleil ne reprenne sa course.

Quand le mois d'avril arrive avec une chaleur maximale moyenne de 36,9 °C, ce flux marin perd une partie de son humidité en route, mais continue de souffler par séquences l'après-midi. Il tempère légèrement la sensation d'étouffement par rapport aux contrées situées plus profondément dans le centre du pays. Les artisans du sel et les commerçants du marché central surveillent attentivement cette brise qui assèche les sols et stabilise l'air ambiant.

L'harmattan et la saison de la poussière sèche

Entre mars et mai, le vent bascule parfois à l'est ou au nord-est. Cet air continental sec et brûlant, connu sous le nom d'harmattan, balaie le bassin arachidier sans rencontrer d'obstacle. Il fait monter le thermomètre au-dessus de 36 °C en mars et en avril, tout en réduisant l'humidité à un niveau très bas. En avril, la pluie est inexistante avec 0 mm enregistré au compteur.

Ce vent continental soulève une poussière fine qui voile le ciel et réduit la visibilité sur les axes routiers vers Gandiaye, située à 18,3 km vers l'est, ou vers Thiadiaye. Les particules en suspension irritent la gorge et fatiguent les yeux. Pendant ces épisodes, les déplacements doivent se faire avec précaution, et il convient de protéger les réserves d'eau potable ainsi que les aliments exposés sur les étals.

Les rafales d'hivernage et les grains orageux

Dès la fin du mois de juin, le régime de vent change brutalement avec la remontée de la mousson maritime venant du sud-ouest. L'air devient lourd et humide. Pendant l'hivernage, qui regroupe 468,9 mm d'eau entre juillet et octobre, le souffle se fait particulièrement violent à l'avant des formations pluvieuses.

En août, mois le plus arrosé avec 196,3 mm de pluie et près de 20 jours arrosés, chaque orage s'annonce par une ligne de bourrasques soudaines. Ce front venteux précède la pluie torrentielle de quelques minutes. Les branches d'arbres cassent, les toitures en tôle mal fixées vibrent bruyamment et la poussière du sol tourbillonne avant d'être plaquée par l'averse. Une fois l'orage passé, le calme revient rapidement et le vent s'apaise en laissant un air détrempé mais rafraîchi, avec des maximales moyennes qui chutent à 30,9 °C.

L'impact du vent sur les activités locales

Le vent reste un acteur incontournable de l'économie locale du bassin arachidier. Dans les marais salants proches de Foundiougne, située à 23,6 km, le vent accélère l'évaporation de l'eau dans les bassins de cristallisation au printemps, favorisant ainsi la récolte du sel. Pour les paysans de la commune, le changement d'orientation du vent au mois de juin annonce le moment des premiers labours et des semailles.

Durant l'hivernage, les alertes émises par l'ANACIM permettent aux éleveurs et aux maraîchers de se préparer aux coups de vent. Connaître la force et la direction de l'air aide à protéger les hangars, les pépinières et les troupeaux restés au pâturage le long des axes menant vers Diofior.

Fatick en quelques faits

  • Fatick borde un bras de mer du Saloum, sans plage océanique.
  • Les tannes, terres salées et nues, entourent la ville.
  • Des salines artisanales sont exploitées aux abords de Fatick.
  • La région appartient au pays sérère.
  • Fatick est à environ 120 km à vol d'oiseau de Dakar.

À Fatick, l’eau salée entre dans les terres. Un bras de mer du Saloum vient mourir aux portes de la ville, à environ 120 km à vol d’oiseau de Dakar. Il n’y a pas de plage ici, pas de rouleaux : une eau lente, des vasières, et tout autour les tannes, ces étendues nues où le sel a chassé la végétation.

Le sel commande une bonne partie de l’année. Les salines artisanales travaillent en saison sèche, quand l’évaporation fait son œuvre ; les pluies de juillet et d’août noient les bassins et suspendent la récolte. Les paysans sérères, eux, guettent la première pluie utile pour lancer les semis, sur des sols qui pardonnent mal un faux départ.

Le régime des marées se fait sentir jusque dans les bras de mer intérieurs : le niveau monte et descend deux fois par jour, ce qui règle les allées et venues des pirogues et l’accès à certaines pistes basses.

Questions fréquentes

Quel vent domine à Fatick et à quelle saison ?

Sur le littoral, l'alizé maritime de secteur nord à nord-ouest domine pendant la saison sèche et adoucit les températures. À l'intérieur, l'harmattan de nord-est prend le relais de novembre à mars. En hivernage, la mousson venue du sud-ouest s'impose partout et apporte l'humidité nécessaire aux pluies.

Quelle différence entre le vent moyen et la rafale ?

Le vent moyen décrit un souffle continu mesuré sur une durée. La rafale est une pointe brève, souvent bien plus forte. C'est elle qui arrache les tôles, renverse les parasols et déséquilibre un deux-roues. Sur une prévision, regardez toujours la rafale avant de sortir du matériel léger.

Pourquoi le vent se lève-t-il l'après-midi sur la côte ?

Parce que la terre chauffe plus vite que l'océan. Vers le milieu de la journée, l'air surchauffé du continent s'élève et appelle vers l'intérieur l'air marin, plus frais, qui s'engouffre. Cette brise entre en milieu de journée, souffle jusqu'au soir, puis retombe. Elle explique une bonne partie du confort du littoral en saison sèche.

Le vent est-il responsable de la poussière ?

En grande partie. Un vent continental fort sur des sols nus soulève des particules fines et les transporte loin. C'est le mécanisme de l'harmattan, qui charge le ciel d'un voile beige de novembre à mars. Un vent d'origine maritime, lui, arrive lavé et fait plutôt baisser la concentration de poussière.

À partir de quel vent une pirogue ne sort-elle plus ?

Il n'existe pas de seuil unique : tout dépend de la taille de l'embarcation, de l'état de la mer et de la zone de pêche. Un vent régulier se gère mieux qu'un vent rafaleux, qui lève une mer courte et désordonnée. Suivez le verdict marin publié pour votre port et l'avis du chef de plage.

Comment lire la direction du vent affichée ?

La direction indiquée est toujours celle d'où vient le vent, jamais celle vers laquelle il va. Un vent de nord-est arrive donc du continent et sera sec. Un vent de nord-ouest arrive de l'océan et sera plus frais et plus humide. Cette lecture change tout au moment d'anticiper la sensation.

Faut-il craindre le vent avant un orage ?

Oui, et c'est même le premier danger. En hivernage, la bourrasque précède la pluie de plusieurs minutes et souffle bien plus fort qu'elle. Elle emporte les objets légers et fait tomber des branches. Dès que le ciel brunit à l'est, mettez à l'abri ce qui peut voler.

Quelle est la saison la plus venteuse à Fatick ?

Le vent se montre le plus fort lors des grains de l'hivernage, entre juillet et septembre, avec des coups de vent violents juste avant les averses orageuses. Durant la saison sèche, l'alizé souffle de manière plus constante mais moins agressive de janvier à avril.